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INSTITUTIONS OUVRIÈRES

Créé en 1842 par M. Charles ChrUtofle, rétablissement entretient, tant à Paris qu'à Saint-Denis et à Carlsruhe, 1.596 ouvriers dont 200 femmes*

La moyenne du salaire des hommes est de 6 fr., et de 3 fr. pour les femmes.

Le personnel des usines de Paris, de Saint-Denis et de Carlsruhe, participe aux avantages suivants :

Association mutuelle de secours pour les ouvriers malades.

L'ouvrier marié reçoit 3 fr. par jour ;

Le célibataire, 2 fr.;

Les femmes, 1 fr. 50 c. ;

Après six semaines de maladie, l'indemnité est réduite à 1 fr. Après trois mois, il est statué par les ouvriers, de concert avec les patrons, s'il y a lieu de continuer l'indemnité.

Cette caisse est alimentée par une cotisation de 25 c. par semaine et par les amendes. Le déficit, comblé chaque année par les patrons, monte en moyenne à 3.000 fv,

Hervlee de santé

Les ouvriers malades reçoivent en plus les soins d'un médecin attaché à l'Etablissement. Il est eatretenu par abonnement 3 lits à l'asile national de Vincennes et S lits à celui du Vésinet, destinés aux ouvriers et ouvrières convalescents. Cette dépense s'élève annuellement à la somme de 2.000 tr.

Dotations pour les anciens ouvriers

Une dotation de livrets de Caisse d'épargne a été instituée

§ar M. Charles Chrlstofle et fonctionne depuis 1845. Cette tonation, en attachant Touvrier à l'usine et à son patron, lui donne des idées d'ordre et de stabilité et lui assure le repos et la tranquillité pour ses vieux jours, en lui facilitant son admission dans les maisons de retraite et même l'achat d'un terrain et la construction d'une maison,

Aux termes des statuts de cette fondation, tout ouvrier ayant cinq années consécutives de travail dans rétablissement est inscrit pour une gratification de 150 fr.

Après trois années consécutives de travail ajoutées aux cinq années ci-dessus, il est inscrit pour une seconde gratification de 150 tr.

Après deux années consécutives de travail ajoutées aux huit années ci-dessus, il est inscrit pour une troisième gratification de 200 tr.

Après ane période de dix années révolues, une somme de 50 ft*. est £^outée chaque année au livret.

Ces gratiûcations, bien qu*acquises au titulaire pour une ou deux périodes, restent néanmoins dans la caisse de rétablissement jusqu*à Tachëvement de la troisième période, époque à laquelle elles deviennent la propriété du titulaire, aiusi qu'il est expliqué ci-après.

La gratification de chaque période accomplie produit un intérêt de 5 pour 100 Tan, qui est annuellement réuni aux sommes portées au nom de chaque ouvrier sur un registre spécial ou* vert à cet effet.

Ces intérêts n'ont pas d'effet rétroactif.

Les interruptions du travail pour cause de force ma^jeure, comme celle survenue après la révolution de Février, ou service militaire, ou par la guerre, ou le temps de l'apprentissage, ne comptent pas pour service effectué.

Tout ouvrier qui, pour un motif quelconque, se met dans le cas d'être renvoyé de l'Etablissement ou le quitte volontairement avant la période de dix années révolues, perd son titre aux gratifications ; mais la somme à lui afférente au moment de son départ est reversée au compte des ouvriers restants, au prorata des périodes échues pour chacun d'eux.

Par suite de cette combinaison, les sommes ainsi distribuées aux ouvriers s'élèvent actuellement à 650.000 fr.

Parmi les ouvriers qui ont dépassé les deux premières périodes, quelques-uns ont des livrets dépassant 4.000 fr. ; plusieurs, travaillant encore dans la maison, ont reçu par avance leurs livrets dont le montant les a souvent aidés dans l'achat ou la construction d'une maison.

Avances et prêts.— fllubventionii extraordinaires

En dehors de cette institution, de nombreux prêts et avances sont faits journellement et sans intérêt aux ouvriers et employés, suivant les circonstances ; ces prêts sont toujours rem- Doursés avec la plus grande exactitude. Le solde non remboursé de ces avances, au 31 décembre 1888, est de 15.000 ft.

En plusieurs circonstances, par suite de l'augmentation des vivres, il a été donné aux ouvriers et employés de l'Etablissement une indemnité proportionnelle à l'augmentation du prix des subsistances et au nombre d'enfants à leur charge.

Pendant toute la durée du siège de Paris, alors que le travail avait cessé, les ouvriers de l'Etablissement ont reçu une indemnité de 2 fr., et les ouvrières une indemnité de 1 fr. 50.

Pensionnat d'apprentis

Depuis le 1" janvier 1872, il a été annexé à l'usine de la rue de Bondy un pensionnat dans lequel vingt-quatre apprentis reçoivent une mstruction générale et professionnelle en rapport a ec leurs besoins.

Mais laissons la parole à M. Paal Chriatofle oui, dans un langage élevé et plein de philanthropie, nous indique le but cherché et atteint :

« L'homme n'est quelque chose que par Tinstructiou, Tédu-

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