RÉCAPITULATION
Usine de Paris 551
— Saint-Denis ôy5
— Carlsruhe i 110
Extérieur 340
Ensemble 1.596
Pour donner une idée de l'importance de ces établissements, disons que depuis Torigine de ces ateliers il a été déposé 2*75 milliofts de grammes d'argent représentant une valeur moyenne de o-j m,illions de francs,
4:;«nip«fliti«ift administrAtive et teclmique de lA mi»ie#ii Cliristoile et Cie.
La maimfacture est dirigée par :
M. Paul Christolle et M. Heurl Bottilhet, gérants de la Société Christoâe et Cie; M. Fernand-Ch. de Ribes, ingénieur des arts et manufactures, co-gérant; M. André Bonlihet, atta ché à la direction générale.
Le service technique est composé de :
M. Ed. Gélis, ingénieur des arts et manufactures, chimiste de lusine de Paris; M. H. Herpin, ingénieur des arts et manufactures, directeur de raffinage de nickel, à Saint-Denis; M. Brécy, ingénieur directeur des ateliers de fonderie, laminage et fabrication de couverts et d'orfèvrerie à -Saint- Denis; M. Henri Godin, architecte dessinateur; M. Hnll^t, sculpteur ornemaniste; M. \. Broecki^, chef des ateliers d'orfèvrerie; M. H. Trotté, chef des ateliers de ciselure; M* 1àuiguard,chef des ateliers électro-chimiques.
ri4 MiM. CURISTOFLK ET C"
Hifltorifiue et €«asisi»iice«
Il y a un demi -siècle que M. Charles Chrlstolle après être devenu propriétaire des brevets français et anglais, lit passer dans le domaine de l'industrie les belles découvertes de la science, et créait en France l'industrie de l'orfèvrerie galvanique. Il y a donc cinquante ans que Télectricité a été le point de départ d'une industrie devenue considérable, et qui est la plus ancienne de toutes celles qui doivent à rélectricité IcMir vie et leur prospérité.
Les avantages remarquables à tant de titres que présente Tusage de l'orfèvrerie argentée par la pile, justifie et fait comprendre le succès auquel elle a été appelée, les développements successifs qu'elle a pris dans les mains de M. Charles Christolle, son fondateur, et les récompenses qui lui ont été décernées.
L'année 1863 fut lourde pour la Maison. M. Charle» Christollf» mourut, ainsi que M. E.-Ch. de Ribes, son gendre, qui avait été un de ses meilleurs collaborateurs.
C*est son fils, M. Paat Christolle, et son neveu M. Henri Boaiihet, qui lui succédèrent. S'inspirant de ses préceptes et suivant ses exemples, ces derniers ont marché avec persévérance dans la voie tracée par lui; c'était pour eux le succès assuré. Il faut remarquer que cette immense variét^î de production d'où découlent une masse d'industries très variées (lui se complètent l'une par l'autre, devait permettre à M>f. Christolle et C'« de satistaire au goût le plus élevé et le plus difticile, comme aussi de répondre aux besoins économiques de notre époque.
11 faut aussi reconnaître que la principale force de la Maison a toujours résidé dans les institutions ouvrières admirablement organisées par le fondateur de la Maison et administrées d'une façon toute paternelle par ses propriétaires actuels.
M. Paul Christalle, en digne successeur de son père, a fait plus, il a créé une école d'apprentis dont nous avons parlé plus haut.
Réeompenaes •btenuca.
Dans toutes les expositions où cette maison a présenté ses produits, elle a remporté les plus hautes récompenses.
Deurn méflAllles d'^r aux expositions de 1844 et 1849, la mrmiiL de elieYalier de la Légion d'honneur et la grande médaille d'Itonnear à l'Exposition de 1855, la eroû d'^fAeier de la Légion d'honneur après l'Exposition de Londres en 1862 flirent la digne récompense des services rendus par M. Charles Christelle, le regretté fondateur de la maison, à rindustrie nationale.
A la suite de l'Exposition de 1867 oii ils étaient hors concours, M. Paul Christelle étant membre du JU17, M. H. Baailhet fut nommé chevalier de la Légion d'honneur.
A l'Exposition de Vienne, en 1873, ils obtinrent le Grand Diplénie d'Iiaiiiieur et M. Paul Christofle Uii fait chevalier de la Légion d'honneur.
A l'Exposition de 1878, ils obtinrent un Clr»iid Prix pour
i orfèvrerie et une médAille iI*of pour la métallurgie da nickel et de ses alliages et M. Henri Bonilhct fat fait officier de la Légion d*honneur.
A TExposition internationale d électricité, en 1881, ils ont obtenu un Cârmiiil nlpldine d'Kouueur, et Tannée suivante, M. Paul Christofle fut nommé officier de la Lésion d honneur à la suite d** l'Exposition d'Amsterdam.
A rExposition universelle de 1889, cette maison a été mise encore au premier rang et a remporté les plus hautes récompenses.
Dans la classe 62 un Gr^nd Pri« — — 2'4 un Grand PriiK
— > ^41 une médaille d'or.
Cette maison unique a encore été récompensée dans la personne de plusieurs de ses collaborateurs :
Dans la classe 41. — M. Herpin, ingénieur, directeur de raffinage de nickel à Tusine de Saint-Denis, a obtenu une médaille d*or.
M. Brécy, ingénieur, directeur des ateliers de fonderie, laminage et fabrication de couverts et d'orfèvrerie à l'usine de Saint- Denis, une médaille de bronze, M. Lneas, une médaille de bronze.
Dans la classe 62. — M. GélU, ingénieur, chimiste de l'usine de Paris, a obtenu une médaille d'or.
M. Hénocq une médaille d'argent.
Vans la classe 24. — M. Broeekx, chef des ateliers d'orfèvrerie, et M. Haliet, sculpteur ornemaniste, ont obtenu une médaille d'or.
MM. Trotté, Latonr et Godln une médaille d'argent.
MM. Basset, Dedans* Dafonr, Gonrdou, Glorcelli, Helutze une médaille de bronze.
Une mention honorable a été accordée à MM. Boirel, CaroB, Prévost et Simon.
En faisant la récapitulation des récompenses de cette inimitable maison nous trouvons qu'il a été accordé à elle-même ou à ses collaborateurs : Denx ffranda prix, einq mé«« daillea d'or, quatre médailles d'arirent, tenit médailles de bronze, quatre mentions iionorâbles.
Cette abondante moisson de lauriers ^ait honneur à la mai' son Christofle et à Tindustrie nationale.
•716 K. DESMOUTIS, LEMAIUE ET C-
«RANJ» PRIX, MÉDAIIiIiE D'OR
F. DESHOUnS, I.EMAIRE et C'*-
Rue Montmartre. 56, à Paris.
Cette exposition se trouve au bout de la classe 41, du côté de Tavenue de Suffren.
MM. F Oetunontis, Leniairc et C>* nous montrent là, dans une vitrine de coin très élégauiiuent installée, de nombreux et retûarquables échantillons de minerai et de métaux, de la série du platine.
Nous y voyons d'abord le platine à Tétat brut sous iorme de minerai et de pépites ; parmi ces dernières, il y en a une remarquable par son volume et son poids. Puis nous voyons encore le métal affiné représenté par de nombreux échantillons : en plaques et en îils de toutes les épaisseurs, en toiles métalliques de différentes diiuensions et pour divers usages.
Cette exposition, unique en son genre, se fait surtout admirer pour sa riche et très belle collection de métaux rares ou dilticiles à obtenir. La série est des plus complètes. Citons le palladium, l'iridium, le Rhodium, le ruthénium, l'osmium, etc. Ces métaux sont présentés sous leurs divers états : mousîse. lingots, plaques et lils de toutes les épaisseurs.
Parmi ces spécimens aussi remarquables par la qualité particulière du métal que comme difficulté vaincue cour les obtenir, nous signalerons un échantillon qui est certamement une pièce unique, c'est un lingot de palladium, du poids de 10 kilogr..
A noter aussi particulièrement une série de fils extra-fins pour rclectricité.
Dans la classe 51, située au premier étage de la galerie des Machines , MM. ikesmoutls, Lemalre et 0« nous présentent différents types d'appareils brevetés pour la concentration de Tacide sulflirique qui est bien Tacide le plus important sinon le pliis employé dans toutes les branches de l'industrie.
La fabrication de ces nouveaux appareils, pour lesquels la maison F. Desmontis, Lemalre et C'« n'a jamais négligé ni études ni perfectionnements, a été pour elle une source de succès.
Kn effet, aux \ase> lourds ei profonds qui servaient autrefois pour cet objet, et oii la concentration, pénible, imparfaite et intermittente ne se faisait qu'à çrand renfort de combustible, cette maison a substitué d'élégants et légers appareils, à marche économique rationnelle et continue, et surtout à rendement considérable. Ces résultats sont dus à l'application fie deux principes dont l'évidence reconnue en théorie, s'a!firme de jour en jour dans la pratique.
1° Concentration sous couches basses.
2« Séparation méthodique de Tacide plus concentré au fur et à mesure de la concentration.
C'est sur ce dernier principe que la maison Desmontis, Lemaire et C'% a fait breveter, il y a une dizaine d*années, ses alambics à cloisons et à circulation continue. Depuis cette époque elle s'est appliquée sans relâche à réaliser un type de plus en plus parfait du système rationnel qu'elle a créé!
Le dernier et le plus important de ses perfectionnements est représenté dans sa vitrine par deux spécimens de vase à gradins d'une grande perfection.
Outre l'excellence du principe de la séparation de l'acide au fur et à mesure de la concentration, cet appareil otfre les avantages de la légèreté du poids, de la grande étendue d(^ surface de chauffe et d'une usure restreinte de métal.
Son rendement est encore augmenté par le fait que l'active circulation de Tacide favorise la production des vapeurs.
Quand Ton considère attentivement les appareils exposés on se rend facilement compte de l'excellence a laquelle atteint la main-d'œuvre d'un métal particulièrement difficile à travailler, et Ton est obligé de reconnaître le talent et l'habileté des ouvriers que possède cette maison.
Cette perfection du travail a été remarquée dans tous les détails de Texposition de MM. DeMmontisetLemalre, car à côté de ces grands appareils dont nous venons de parler et qui sont l'orgueil et le luxe de la grande industrie chimique, figure un assortiment complet des ustensiles de laboratoire, outils plus modestes mais non moins indispensables au savant et au travailleur dont les patientes recherches ouvrent la voie aux applications du fabricant. Signalons pour terminer de magnifiques spécimens de Soudure autogène.
Historique et Consist»iice.
Née en même temps que la métallurgie du platine, la maison F. Denmoatiii. Lemaire et Cie, qui eut pour jiremier chimiste -^ionseil Vanquelin, et pour premier directeur Bréant, l'ancien Directeur de la Monnaie, voit son histoire se coniondre avec celle des applications du métal tout spécial qui fait l'objet de son industrie.
IVoliasion venait h peine d'instituer son procédé qui, d'ailleurs, ne fut connu que plus tard, quand MM. Bréant, Cumi et Conuirler entreprirent la fabrication réjfuliêre des objotv en platine.
La création des vases pour l'affinage des métaux précieux, or et argent, fut la première application sérieuse du nouveau métal qui n'avait guère été jusque-là qu'une curiosité d'orfèvrerie ou de laboratoire. Presque en même temps, Tidée fut émise de substituer aux cornues de verre, dans lesquelles on concentrait l'acide sulfurique, des o^psules de platine, et bien qu'ayant été appliquée avec succès des le début, ce n'est que quarante ans plus tard que l'importance du nouveau procédé s'affirma, le jour oii fut créé le prfMuier alambic clos tout en platine.
Ceux qui ont visite l'Exposition de Londres on 1851 et qui
fl8 F. DESxMOUTIS, LEMAIRE ET O'
se rappelleront ce qu'était le grossier chaudron qui yalut cependant aux successeurs de Bréant la première grande médaille et la croix de la Légion d'honneur décernée au retour par le gouvernement français, et qui compareront leurs souvenirs au spectacle que la même maison met aujourd'hui sous leurs veux, seront surpris des progrès accomplis duinint la période qui s'est ôcoulée.
La maison Demnoatis-Leinaire s'est toujours maintenue au
Eremier rang de son industrie, soit par sa compétence, son abileté, ou son outillage exceptionnel.
Elle afûne à peu près la moitié du platine produit annuellement dans le monde entier.
Elle est en relations avec tous les pavs du monde civilisé et
Sossède des Dépots, agents ou représentants en beaucoup 'endroits.
Elle fournit en France toutes les administrations et les grandes Compagnies : Ministères, Douane, Facultés des sciences, les Ecoles des mines. Normale, Centrale, le Muséum, le Conservatoire, etc., etc. Les Compagnies de Saint-Gobain, du Gaz, Maletra, Dynamite, etc.
Les plus hautes récompenses lui ont été décernées aux Expositions internationales de Paris, Londres, Vienne depuis Tannée 1819.
Le Jury de 1889 a reconnu les succès mérités de cette maison en lui décernant un Granit prim et une JlIédAille d'or.
Il a de plus accentué sa satisfaction en décernant à son collaborateur, M. Laforest, une Héilaille d'Argent.
:?Ii:DAlIiTiE DE «ROIVZE
Edmond LEFÉVRE
Usine d'agglomérés de houille !î, quai de Javel^ à Paris,
M. L.erè«pe a installé son exposition dans la pi*e m ière travée de la classe 41 et du côté du Champ-de-Mars. Cette dernière est des plus intéressantes, puisque ses produits servent au cnauffage domestique et industriel. Je veux parler des agglomérés de houille.
La plus large part a été réservée aux briquettes perforées pour appartements ; ces briquettes sont d'un poids de 950 gr.
Nous vovons aussi des briquettes pleines dites briquettes industrielles ; elles sont employées pour calorifères, fours spéciaux, générateurs de vapeur, etc. Celles-là sont du poids de 3 kilog. environ; il y en a de deux qualités : Hemi-grasses et maigres.
Historique et confliflt»itce
Nous sommes en face d'un trait d'audace juvénile «lui a été couronné d'un plein succès. Kn effet, M. Edmond Lefèvre a créé de toutes pièces son usine d'agglomérés le 2 aoiit 1887, après sa sortie de l'Ecole centrale. Son activité a porté des fruits immédiats puisque, le 24 novembre de la même année, la briquette perforée sortait de la machine. Les livraisons rommencèrent le même jour et n'ont pas cessé, grâce aux soins apportés à la fabrication.
L'usine a été montée avec une machine sortant des ateliers Bletrix, de Saint-Etienne; elle est à double compression, modèle de 3 kilos (système Touffinhal).
Jusqu'au mois de janvier 1889, M. Lefëvre s'était attaché spécialement à la fabrication des briquettes perforées. A cette date il commença à fabriquer des briquettes industrielles du poids de 3 kilog. qui obtinrent de suite la faveur des consommateurs, si bien que' pour suffire aux nombreuses demandes des clients, il dut se mettre à fabriquer couramment cet article, en briquettes demi-grasses ou maigres.
Les deux genres de briquettes, perforées ou pleines, se font avec la même machine. Le changement de plateau peut frtre entièrement terminé en cinq heures de travail avec 4 ouvriers, grâce à un treuil roulant que M. Lefèvre a fait établir audessus et dans l'axe de la presse. Ce treuil a, en outre, l'avantage d'éviter les accidents toujours inhérents à la manœuvre de pièces lourdes placées à une certaine hauteur.
Les agglomérés sont faits au brai sec. Le mélange est mi» dans un malaxeur chauffé par de la vapeur surchauffée à 250p environ. Cette vapeur est d'autant plus sèche qu'elle provient il'urje chaudière multitnbulaire à 12 kilos de pression, ujanJA*
720 EDMOND LEFEVRK
elle-même d*un sécheur qui se trouve dans le carueau de fumée.
Le surchauffeup est constitué par une série de tuyaux en U en fonte, munis de culottes boulonnées qui rendent leur visite et leur remplacement faciles.
Le brai employé pour la briquette de 3 kilos est un peu plus sec que celui destiné aux perlorées.
Les charbons employés sont en majeure partie des demigras du Nord contenant de lîi à H 0/0 de matières volatiles et de 9 à 10 0/0 de cendres.
Les briquettes contiennent par suite, en moyenne, de 21 à 2'» 0/0 de uiatiêres volatiles et « à 9 0/0 de cendres
La cohésion de ces produits atteint à peu près le même chiffre pour les deux sortes d'agglomérés, soit 60 à 10 0/0.
Ce résultat, qui paraît à première vue anormal, s'explique par ce fait que dans la briquette perforée la matière est comprimée sous une épaisseur beaucoup moins forte (pie dans les briquettes pleines.
La plus grande partie des poussiei^s de charbons vient des chantiers de Paris oii se vendent les premières qualités de tleini-gras pour les foyers domestiques (Anzin ou Charleroi).
Pour la fabrication des l^riquettes de 3 kilos, on emploie depuis quelque temps des fines grenues, c'est-à-dire le résultat «lu criblage des charbons demi-gras. Ces matières premières veiiîint directement du trait, e'est-à-dire chargées sur péni- (îlies fi la sortie de la mine, sont (rexcellenie qualité, n'ayant pas subi la fermentation inévitable qui s'opère dans les tas de pous<<iers restant un certain temps sur le carreau de la mine.
Pour se servir de ces fines grenues, on a dû les cribler. Un trommel tronconique en tôle, placé au-dessus de la trémie du doseur à charbon et percé cfe trous ronds de 0"'02 de diamètre, permet de séparer les petits morceaux de 2 à 5 centiîiiètres qui sont aujourd'hui d'un emploi assez courant.
Outre ces briquettes demi-grasses M i.<>rëvre fabrique, depuis quelques mois, des agglomérés de 3 kil. 500 environ avec des eharlions gras (30 à 35 0/0 de matières volatiles) de Hruay 011 «le Maries et destinés au chauttage des cuisinières ou dès nouveaux fours de boulangerie au charbon.
A signaler à l'attention du public un nouveau produit dérivé «le la fabrication des briquettes perforées.
Ce produit est constitué par les débouchures des briquettes perforées ; on peut lui donner une cohésion suffisante au moyen d'un tour de main spécial.
Les broches perforatrices agissent comme le piston d'une presse à agglomérer à moule ouvert.
Ce com))ustible est très régulier comme grosseur et cohésion et donne par suite une combustion non moins régulière.
La fabrication par jour, en moyenne, est de 18,000 kilos de briquettes perforées de 950 grarimes environ, soit 19,000 briquettes; ou de 40 à 45 tonnes de briquettes industrielles de 3 kilos pour une journée de 10 heures de travail.
Le Jury a voulu réco;npenser les efforts de M. Lefèvre et lui a décerné une IVIédaille de bronse. 11 méritait certainement mieux.
HEDAIIiliE B'OR
ESTABLIE Frères
Articles de Tôlerie 11 et 13, quai de Valmy, à Paris
Au fond de la classe 41, tout-à-fait à rextréiiiité de celle-ci et du côté de Tavenue de Suflfren, on aperçoit une superbe installation de produits qui tous paraissent d'excellente qualité. G*est Texposition de MM. Esiablic frércii.
Cette dernière réunit toutes sortes d'appareils en tôle ou acier destinés à des applications diverses; Tensemble est surmonté d'une colonne faite de tuyauterie de tous genres.
En examinant les différentes pièces, nous distinguons des appareils d'économie domestique, des appareils industriels et des pièces décoratives.
Dans le premier genre, ce sont de nouveaux fourneaux de cuisine, des fontaines filtrantes, des calorifères à air chaud à surface étanche, des lessiveuses, chauffe- bains, enveloppes de poêle mobile, carburateurs, etc.
Comme appareils industriels, nous voyons les fourneaux à bronzer les canons de fusils et fourreaux de sabre-baïonnettes, ^modèle adopte par le ministère de la guerre), une grande cheminée rôtisseuse au gaz, pour hôpital; des tinettes tiltrantes et hectolitres mesureurs pour compteur d'eau adoptés par la Ville, puis des garde-chutes pour trappes d*égout lixes et mobiles, donnant une sécurité absolue; des récipients pour liquides ou air comprimé, des bouilleurs, un intégrateur, des boites légères tenant le mercure, pour accumulateurs d'électricité ; entin diverses pièces en acier doux, forgées, embouties, etc. C'est très complet et très intéressant à tous les points de vue.
D'autre part, nous trouvons divers appareils : des aspirateurs-insufflateurs par courant détourné pour ventilation de wagons fermés chaufferettes à circulation d'eau avec régulateur de température, et poêle à feu continu pour gares de chemins de fer ; tonneau en acier avec autoclave permettant de puiser et pompe rétablissant la pression nécessaire, d'une contenance de 200 litres, pouvant résister à une pression permanente de 10 kilogr. etaestinéeà la conservation de viandes et poissons frais.
Enfin, comme pièces décoratives, nous remarquons 2 mâts métalliques en acier, réduction des 4 mâts de la place de la République, à Paris.