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GKOLTE DES USINES A CUIVRE

Vminm me Vieille-dM-Teinpley m PavIs

Cette usine, située rue Vieille-du-Temple, 76, à Paris, s'occupe spécialement de la fabrication des tubes laiton soadéis, et de la transformation des tubes laiton à corps lisse, en tuben gravés et ornementés.

Elle possède, pour cette fabrication, un atelier de fourii à souder et plusieurs ateliers de bancs à étirer de tous systèmes, qui permettent de faire les tubes avec les formes et les dessins les plus variés depuis 5 millimètres jusqu*à 75 millimètres de diamètre.

Ces tubes, dont la consommation est considérable, sont employés par les fabricants d'appareils à gaz, les fabricants d'instruments de musique, pour les irri^teurs, etc.

Les fabricants de bronze emploient aussi ces tubes, pour les suspensions de lustres, de candélabres, Tornementation des ^appartements riches» appareils de salles de billards, de salles à manger, etc., etc. ^

Il en existe plus de 400 modèles différents ; la variété, et surtout la perfection de ces produits leur créent un monopole, et les préservent de toute concurrence en France et à l'étranger.

L'usine est actionnée par une macbine de 40 chevaux, et occupe environ 60 ouvriers.

Tous les tubes gravés, dorés, argentés, broozèSt qui figurent à TExposition ont été fabriqués par elle.

Usine dm Bernel (pimé)

Cette usine est située dans le département de l'Oise.

Elle possède une fonderie de fours à creusets, des laminoirs, des cisailles, des balanciers, un atelier de réparation, une tréâlerie.

Les laminoirs sont de forces très variables, les uns servent au dégrossissage, les autres au finissage.

Elle a également plusieurs fours servant au recuit

Cette usine fond et lamine le maillechort du commerce, sous tous les titres possibles, depuis le plus riche jusqu'au plus pauvre.

L'emploi du maillechort commence à se répandre dans l'industrie, et les pièces les plus diverses sont fabriquées avec ce métal.

Les réflecteurs pour voitures, wagons ; les ustensiles de cuisine, cafetières, bouillottes, plats, couverts, réchauds, etc., etc.

L'usine de Boriiel possède encore comme force motrice environ 300 chevaux, mais 200 suffisent pour le moment à la fabrication.

KUe occupe environ 50 ouvriers.

Ne fabricant pour ainsi dire que le métal préparé, elle n'a exposé que fort peu de ses produits.

Les quelques pièces qui figurent sont simpiement^banehées Co:nuie spécimens.

TABLEAU résumant la j^roduction annuelle et moyenne des Usines, les combustibles qu'elles consomment, la force motrice dont elles disposent et le personnel employé dans leur ensemble.

Cuivre rouge divers, — Planches, foyers, barres, doublages, flis, tubes, coupoles 9.000,000 kilogrammes.

Laiton divers, — Planches de commerce et guerre, barres, doublages, tils, tubes . 10,500,000 kilogrammes.

Soudure jaune. — De tous numéros, dure et tendre 53,000 kilogrammes.

Maillechort. — Planches, bandes de commerce et guerre, flls, barres, divers ?Ï5,000 kilogrammes.

Cuivre brut. — Lingots ou plateaux affinés 1,700,000 kilogrammes.

Etain. — Laminé et battu, étain pour étamage 160,000 kilogrammes.

Plomb. — Tuyaux, tables, coulées, etc., etc 9,000,000 kilogrammes.

Si nous séparons par espèces les métaux contenus dans le laiton, la soudure, le maillechort ; et de plus, si nous tenons compte des déchets de fabrication, fonderie, laminage et de la quantité tant pour 100 qu*il faut en plus pour le cisaillage, nous trouvons qu'il entre dans les usines par an, environ :

Cuivre brut 21,000,000 kilogrammes.

Zinc 4,500,000 —

Nickel 160,000 —

Etain 200,000 —

Plomb 9,000,000 —

Que cette production est obtenue par 2,500 à 2,600 ouvriers. Qu*on dispose d'une force motrice de 3,200 chevaux environ. Et qu'on consomme :

En coke 10,440,000 kilogrammes par année ; En charbon 42,000,000 kilogrammes par année.

L'outillage des Usines permettrait de doubler au moins cette production, si ce n'est plus.

On le voit, il y a là le groupement le plus sérieux qui soit en France, pour la production du cuivre. Nous devons souhaiter pour le pays que toutes ces forces productives, tous ces ingénieurs qui sont des maîtres dans leur spécialité, tous ces ouvriers si intéressants et si intelligents continuent à travailler pour la patrie. Le jury aurait lait une œuvre essentiellement intelligente en accordant un grand prix aux in^éaieurs et un autre aux ouvriers. L'opinion de tous les spécialistes les leur a, d'ailleurs, décernés.

816 ETABLISSEMENTS PAUL DESAILLY

l^édalUe d'Oi* Chevalier d« la Iiési«i> d'hanmear.

EtaMissements Paul DEftâHXT

Phosphates de Chaux Rue du Faubourg^Montmartre, 17, Paris.

Avant d*étudier les établissements de M. Panl Des^llly, il

est nécessaire de donner sur cette très intéressante question des phosphates de chaux au point de vue des engrais, un résumé oe ce qui s'est fait depuis leur découverte jusqu'à c** jour.

L'illustre Elle de Beanmont, lorsque l'exploitation industrielle des phosphates fossiles était à ses débuts, s'exprimait ainsi :

« Colbert avait dit que la France périrait faute de forêts, et « tout le monde conçoit que sans la houille, sa prédiction « serait en voie de s'accomplir. De son temps on aurait moins « facilement compris comment un grand pays pourrait périr « faute de phosphore. C'est cependant ce qui unirait par « arriver, si on ne parvenait pas à trouver dans la natui^ c minérale* des substances qui seraient en quelque sorte pour « l'Agriculture ce que la houille est pour l'industrie. »

L'emploi des engrais phosphatés date seulement de 1820 : trente ans après que Klaproth et Prensc avaient découvert ïe phosphate dans le règne minéral

A cette époque (1820), on reconnut en Angleterre que la végétation était très fortement activée par les os d'animaux pulvérisés. En 1822 l'usage s'en répandit en Vendée et en Bretagne, sous la forme des noirs de raffinerie.

Un essai de Vemploides apatites de TEstramadure, fût tenté en 1841 sans succès ; en 1843, le duc de Richemond établit des champs d'expérience et prouva que le phosphate de chaux était bien l'agent fertilisant des os. En 1848, M. Paine Ût connaître qu'il avait employé avec plus d'avantage le phosphate de chaux naturel que les os pulvérisés.

Le Congrès scientifique de France en 1853 s'occupa beaucoup de cette question et traita du meilleur emploi des gisements de phosphates de chaux qui venaient d'être découverts.

En 1856, Elle de Beaumont ayant donné une rive impulsion à cette question, des recherches furent faites et amenèrent la découverte de gisements importants et utilisables.

MM. de Molon et Thurneyssen firent à la même époque une communication à ce sujet à l'Académie des Sciences sur une exploration poursuivie dans 89 départements. M. de Molon ftit un des vulgarisateurs fies phosphates, mais il ne les exploita pas le premier.

M. Desallly père, fut le premier qui, en 1855, eut en France une exploitation; elle était à Grandpré (Ardennes). Il établit en 1856 la première usine qui pulvériï^a en France les phosphates de chaux fossiles, et il a contribué dans une très large part au développement de cet utile engrais dans Tagriculture.

Kn 1856, on livrait à l'agriculture française, le phosphate fossile pulvérisé et en moins de dix ans on défricha en Bretagne plus de 100,000 hectares de landes.

La consommation du phosphate a été toujours en progressant, la France en emploie 250.000 tonnes environ par année ; cependant, comparée à ce qu*elle devrait être pour assurer aux agriculteurs un rendement qui récupère dans une large mesure les capitaux et les peines quMls se donnent, elle est à peu près insignifiante. D'après M. Grandenv, une fumure dans les sols, insuffisamment pourvus d'acide phosphorique, doit être de 500 kilog. par hectare, et elle atteint seulement 7 kilog.

L'addition du phosphate au sol n'a pas seulement pour but d'enrichir lés plantes en acide phosphorique, les matières azotées ne peuvent fonctionner sans le concours du phosphate. 11 a été constaté qu'il existait une corrélation remarquable entre les matières albuminoïdes et l'acide phosphorique contenu dans les graines et que la formation albuminoide dans les graines est subordonnée à l'existence des phosphates. Par remploi de ces derniers, on obtiendra donc un grain plus riche, non seulement en phosphate, mais en gluten, qui sera d'autant plus estimé qu'il donnera une farine plus blanche et une augmentation de poids d'environ ^7 0/0.

Jusqu'en 1840, les phosphates d'os et les noirs raffinés avaient été employés à l'état naturel simplement pulvérisés.

A celte époque, Llebl^ proposa de traiter la poudre de phosphate par l'acide sulfurique pour activer la dissolution de Tacide phosphorique dans le sol, le produit ainsi obtenu a pris le nom de superphosphate de chaux.

Ce mode de procédé est inutile pour les produits phosphatés amorphes, tels que les os et les phosphates des grès verts, mais est nécessaire avec certains phosphates naturels de texture cristalline, tels que les apatites ou phosphates en grains compacts : l'acide sulfurique a le seul avantage de désagréger le phosphate, de le diviser et d'offï^ir ainsi plus de points de contact aux agents dissolvants.

Au point de vue économique, l'agriculture a un intérêt puissant a utiliser le phosphate de chaux fossile des sables verts à l'état naturel, soit en le semant directement sur la terre, soit en le mélangeant au fumier de ferme, soit encore en faisant des composts au moyen d*engrai8 verts dont la fermen* tation naturelle par suite de l'enfouissement dans le sol, active la dissolution du phosphate. Dans ces conditions, l'économie réalisée est d'au moins 100 0/0 sur les superphosphates; et si l'assimilation des phosphates des sables des grès verts est moins rapide que celle des superphosphates, l'agriculteur n'en mettra pas moins dans le sol une quantité double d'acide pho^* phorique pour le même prix et même pour un prix inférieur. De plus par Tassimilation lente^ il constitue une réserve pour les récoltes suivantes.

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Aujourd'hui que notre agriculture se trouve si fortement menacée par la crise violente qu'elle traverse, il faut pousser l'agriculteur à user des movens propres à la sortir d'embarras.

Les Anglais se sont renaus bien plus rapidement compte que nous de l'application des phosphates comme engrais, aussi récoltent-ils en moyenne 28 nectolitres de blé par hectare, lorsque nous n'en récoltons en France que 13. Si nos terres étaient convenablement aménagées et soignées comme il le faudrait, nous ne serions certainement plus tributaires de«t pays étrangers auxquels nous payons pour les céréales une somme qui s'est élevée en 1888, à Ar. 375 millions.

On a dit cet aphorisme : « Qu'il n'y a de prospérité durable pour les Ëtats, que celle qui repose sur une agriculture norissante. >

A nous donc de l'aider pour la rendre riche et prospère.

ETABLISSEMENTS PAUL DESAILLY

Les exploitations de M. Desallly se répartissent en quatre groupes :

1* Celui de la Somme, établi sur les sables phosphatés de l'étage sénonien;

2* Celui du Pas-de-Calais, qui porte sur une couche de nodules située au contact du gault et des sables verts, et sur deux autres couches appartenant à la partie inférieure de l'étage cénomanien ;

S*" Celui des Ardennes et de la Meuse qui porte aussi sur les nodules des sables verts;

4* Enfin, celui de la Côte-d'Or comprenant des exploitations de nodules dans le lias inférieur de 1 Auxois.

Chacun d'eux possède un certain nombre d'usines et d'appareils servant à la préparation des phosphates; nous allons les passer successivement en revue.

!• — Gro«pe ûe 1» Semme.

Gisements exploités, — Le groupe de la Somme comprend les exploitations de sables phosphatés qui s'étendent au sud de Doullens. Ces sables ont, à l'état sec, une teneur en phosphate de chaux tribasique variant de 50 à 80 et même 85 0/0 ; ils renferment, par conséquent, de 23 à 39 0/0 d'acide phosphorique.

Importance des gisements. — On peut évaluer à 1,500,000 tonnes environ la quantité de sable phosphaté, riche dans les gisements des environs de Doullens; cette quantité représente une valeur de près de 100 millions de francs. L'énormité de ce chifllre peut déqà donner une idée de la transformation qui s'est opérée dans le pavs ; il ne faut pas oublier qu'avec la

Eroduction actuelle, même limitée à 200,000 tonnes par an, » gisements reconnus seront complètement épuisés aans un très petit nombre d'années, une dizaine au plus, en fiusant la part des nouvelles découvertes qui pourront survenir. Les sables phosphatés de la Somme pèsent, à l'état humide,

1,200 à 1,250 kilog. de mètre cube extrait, c*estrà-dire foisonné. La dessiccation leur fait perdre de 16 à 25 0/0 de leur poids, de sorte qu*à sec, un mètre cube correspond à un peu moins d*une tonne.

Terrains exploités par M. Dêsailly. — M. Desallly possède d*excellentes carrières de sables phosphatés qui renferment environ 130,000 tonnes. Les reaeyanoes à, payer aux propriétaires du sol varient de 5 à 20 fr. par tonne, elles sont situées à Beauval et à Orville.

Carrières de Beauval. — Le gisement appartenant à M. Desallly est exploité par deux carrières. Les sables phosphatés forment une couche discontinue d'environ deux mètres; ils sont caractérisés par une forte teneur en acide phosphorique.

Carrière d'Orville. — La carrière est toute différente, les sables sont plus abondants et constituent des amas en poche d'une richesse exceptionnelle ; cette carrière, la plus belle de la région, est peut être la plus riche.

Méthode d'exploitation, — Cette méthode n'est soumise à aucune règle bien définie. On commence par découvrir les sables, puis on les enlève à la pioche et à la pelle ; si on en trouve au-dessous des veines argileuses , on les enlève à leur tour, et on ne s'arrête que lorsqu'on touche la craie ; autrement on s'exposerait à laisser du sable inexploité entre la craie et les lits d'argile.

Les chantiers d'exploitation suivent les irrégularités souvent très grandes de la forme des poches, ainsi que la disposition des sables et de l'argile à silex à leur intérieur.

Seulement, on s'attache toutes les fois qu'on peut le faire, à découper la masse en gradins droits, de manière à pouvoir relever les matières à la pelle en les faisant passer d'un gradin à un autre.

Séchage et pulvérisation, — Les sables de Beauval et d'Orville ne se vendent que peu à l'état naturel; il faut d'abord les sécher, puis comme ils renferment 40 0/0 de petits grains ou nodules ne traversant pas les toiles métalliques numéros 70 et au-dessus, cette partie doit être finement pulvérisée.

Usine» de Beauval et d'Orville. — L'usine de Beauval a été la première construite et a été successivement modifiée et agranaie. Sa production journalière est de 30 tonnes environ, elle est reliée aux carrières par une voie ferrée.

Le séchoir a une surface de chauffe de 245 mètres carrés, la consommation de charbon s'élève à 100 kilog. par tonne de produits obtenus.

L'usine d'Orville a été construite en 1887, d'après un plan mûrement étudié ; elle est reliée à la carrière par un plan incliné automoteur de 100 mètres de long et de 0.6 de pente par mètre; ce plan est à deux voies de 0.60 de large.

L'usine est séparée de la carrière par un ravin profond que le plan incliné franchit sur un pont en fer de 20 mètres de longueur.

Le séchoir comporte quatre foyers voisins, sur les grilles desquels on brûle de la houille ; les flammes passent d'abord par huit carneaux, deux par foyer, aboutissant à un collec-

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tour transversal qui les mène à d'autres carneaux parallèles aux précédents, dans lesquels elles effectuent, avant d'arriver à la cheminée, un triple trajet perpendiculaire au grand axe du bâtiment, chaque trajet se faisant dans deux d'entre eux. Tous les carneaux, au nombre de quatorze, sont contigus et occupent, avec le collecteur, une superficie totale de 250 mètres carrés servant à la dessication ; ils sont recouverts par des plaques de fonte en contact avec les flammes, sauf aux coups de feu où ils sont voûtés sur une longueur de G mètres comptée, au-dessus de chaque grille, à partir du percement des fourneaux. On étend sur le séchoir une couche de 0 m. à 0.12 d'épaisseur de matière, suivant sa nature, que la dessication réduit environ d'un tiers. L'opération dure six heures sur la partie du séchoir soumise à l'action directe des flammes, huit heures sur celle exposée au premier retour de flammes et enfin douze heures sur la partie du séchoir traversée par le second et troisième retour.

Cette installation peut fournir S5 à 40 tonnes de produits secs par vingt-quatre heures.

Les sables desséchés passent dans deux blutoirs cylindriques à sections polygonales, semblables à ceux des moulins ordinaires et dont les refus sont broyés par 4 paires de meules horizontales de 1 m. 35 de diamètre, marchant à une vitesse de 100 tours par minute.

Deux chaînes à godets servent à relever les gables jusqu'aux bluttoirs. Les matières fines qui ont traversé les toiles métalliques arrivent dans les ensackoirs. Les refus des bluteries sont amenés par des conduits sous les meules et après broyage sont relevés par des chaînes à godets et mélangés aux matières blutées, de sorte que c'est un mélange des deux produits blutés et moulus que l'on reçoit aux ensachoirs. Les matières blutées constituent 60 pour 100 de la masse avec un écart en teneur de phosphate tribasique de 7 à 8 pour 100 en plus par rapport à celles moulues.

Ces deux sortes se vendent ensemble pour n'avoir qu'une qualité moyennedontl'aspect rappelle celuidupoivre moulu très fin. Les tambours des olutoirs sont recouverts de toiles métalliques N*** 70, 80, 90, 100 et 110 ; le sable sec passe successivement sur les toiles des divers numéros, en commençant par celles dont les trous ont les plus grandes dimensions ; la sortie des produits est ainsi réglée d'une manière à peu près uniforme sur toute la longueur de rappareil. Pour protéger les toiles contre les pierres et les nodules que les sables peuvent renfermer, on amène d'abord la matière dans une corbeille en fonte disposée à l'intérieur du tambour, suivant son axe et à son entrée : son diamètre moyen est égal à moitié de celui du tambour, et sa longueur se rapproche de son diamètre. Les sables élevés par une chaîne sont conduits au fond de la corbeille, dont la paroi est légèrement tronconique, avec évasement du coté de l'entrée ce qui permet aux fragments de dimensions supérieures à un centimètre, que l'on désigne sous le nom de gros pions de tomber dans un conduit qui se subdivise en deux embranchements, lesquels, grâce à la manœuvre d'une clef, amènent à volonté les gros pions à la troisième oii à la quatrième paire de meules.

Au contraire, Taxe da tamboar biutear cyiindr'uine est un peu incliné du côté opposé a rentrée, de manière à diriger de ce côté les matières qui ne passent pas au travers des toiles et qu*on appelle les petits pions ; ces dernières tombent dans le second conduit qui, comme le premier décrit, se subdivise en deux embranchements, lesquels, grâce à la manœuvre d*une clef amènent à volonté des petits pions à la première ou à la deuxième paire de meules. Les produits blutés sont amenés par une vis d'Archimède à un couloir aboutissant à l'une des chaînes à godets qui les conduit aux ensachoirs.

ATorigine, on ne blutait pas les sables secs, on les faisait simplement passer aux meules qui recevaient ainsi inutilement 60 pour 100 du produit. Le blutage a été adopté pour éviter cei inconvénient, et chacune déciles absorbe uue force de 6 à 7 chevaux-vapeur.

Cette usine est outillée pour une production journalière de 35 à 40 tonnes. Elle est activée par une machine à vapeur locomobilede la force de 26 chevaux.

Le bâtiment couvre une superdcie de 10 ares et est construit légèrement, ne devant pas avoir une durée excédant une dizaine d'années.

Classement et mode de vente des produits, — Les sables de la Somme se vendent au titre de phosphate tricalcique ; les produits qui sortent des meules et des blutoirs sont analysés fréquemment. Les produits sont ensachés, par catégories correspondant à des dosages différents ; de Tun à Tautre, la teneur varie de cinq unités ; elles renferment donc de 50 à 55 pour 100 de phosphate tricalcique, de 55 à 60, de 60 à 65, pour atteindre même '75 à 80 pour luO.

Pour contrôler les matières du titre demandé par Tacbeteur on opère de diverses manières. Pour une vente par wagons les agent? de TacheteUr et du vendeur prélèvent contradlctoitoirement en gare, sur chaque wagon, 4 échantillons provenant de 25 à yo sacs. Le premier est analysé par le chimiste du vendeur, le second par celui de Tacheteur ,* si Técart entre les deux analyses est supérieur à 2 pour 100, on fait analyser le troisième par un tiers chimiste et on adopte pour hxer le prix, la moyenne des deux résultats qui se rapprochent le plus, le quatrième est conservé comme contrôle.

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