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INGÉNIEUR

Appareils à Combustion méthodique rue d* Anjou, 50, à Paris

M. AleiKls-Godillot, expose : Un modèle réduit d'an de ses foyers (dit foyer Alexis- Godillot). •— Des dessins de fourneaux Alexis-Godillot.

Le but poursuivi par M. ATexIs- Godillot, est une solution du problème qui est maintenant à Tordre du jour: Emploi indus trie Ides mauvais combustibleslïgnevix ou minéraux, ténus, humides, pauvres, les déchets, les résidus de fabrication, etc.

Pour obtenir dans le foyer une allure convenable, il est nécessaire pour ainsi dire, d'entourer de ménagements les matières peu combustibles, elles s'allument difficilement, et une fois en ignition, la combustion cesse à la moindre perturbation ; M. Aiexis-GodilUt, a imaginé une grille de forme spéciale qu'il a dénommée : Grille Pavillon,

D'un autre côté, pour chauffer une chaudière, il fkut brûler une grande quantité de ces combustibles pauvres» souvent encombrants, ce qui dans les conditions ordinaires, exigerait

Sour le chauffeur chargé d'alimenter le foyer, une main- 'œuvre considérable et occasionnerait, d'autre part, des rentrées d'air défavorables produites par l'ouverture incessante de la porte. M. Alexis-G«dlllot a supprimé ces deux inconvénients, en adoptant au foyer un appareil de chargement mécanique, d'un réglage facile et d'une extrême simplicité (Hélice à auget croissant),

Deserlptloit de I'»pp»reil«

L'appareil se compose d*une grille de forme spéciale (grille pavillon)^ une sorte de demi-cone, posé sur une grille horizontale en forme de fer à cheval.

Le combustible emmagasiné dans la trémie A, poussé par l'hélice dans le foyer, arrive au sommet du paviilon, il se dessèche, puis descend sur la pente de la grille-pavillon D, au fur et à mesure que celui qui est au-dessous lui fait la place ; il brûle, et Ûnalement arrive sur la grille horizontale E, où les cendres s'accumulent.

La grille peut être, comme dans les foyers' ordinaires, disposée sous la chaudière même, placée dans un fourneau indépendant communiquant avec la chaudière par une sorte aautel.

GEORGES ALEXIS-GODILLOT

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7reJtî/e de clîargemcnt

Foyer.

Cenârier.

GriUe pavillon

Trou d'BUumage.

Regnrd .

Circulation d'Bir

Quand il s*agit do combustibles très humides donnant par suite une grande quantité de wipeur d'eau, mélangée aux gaz de la combustion, la température du foyer est plus basse. Dans ce cas, cette dernière déposition qui éloigne de l'endroit oii se fait la combinaison de« gaz une cause de refroidissement, parait préférable, telle que le corps froid de la chaudière.

D'ailleurs, pour diminuer les pertes de chaleur par les parois du fourneau, on établit auto«r de la maçonnerie une circulation d*air: c*est une sorta de calorifère dont l'air chaud est amené dans le cendrier : tout Tair nécessaire à la combustion passe par ce calorifère et se trouve ainsi réaliser un élément comburant plus favorable.

Contbafliteii méthodique.

Le combustible suit dans le foyer un trajet régulier pendant lequel toutes les phases de la combustion s'opèrent successi- ▼ement en ordre, sans perturbation. p]n effet, la matière à brûler est amenée au sommet de la grille, en descendant d'un mou vtment continu, sur la pente du pavillon. Elle commence \k

âsubirun traitement préparatoire; elle sedeesècbe; s^échaufre, et finalement elle arrive sar la grille horizontale» où la combustion 8*aebèTe, où les cendres 8*accamulent.

La grille demi-conique adoptée présente Tavantage sur une grille inclinée» de permettre Tintroduction du combustible en un seul point, par un orifice restreint; d'un autre côté, cette disposition a Tavantage de donner, par Tévasement du cône à sa partie inférieure, au combustible oui descend, une place d'autant plts grande que les phases de la combustion sont plus avancées, ce qui permet à la matière de brûler dans des conditions plus parîaites.

Il» diâip«sM»ii adl^ptée p^m I^« b»rreaam de I» vrille-p»Tiltoii ne l»i««e tonaber dan* le eendrler anean eombaetible , mêiiie le plue téna.

I^a grille-payillon est formée de barreaux horizontaux superposés ; ils présentent le maximum de yide pour le passage de Tair, tout en empêchant la plus fine parcelle de combustible de tomber dans le cendrier.

Réffal»plté de 1» marehe de 1» eombuetion» — Réfflemeiitotioii rAtioniielle du tiTmse.

L'appareil de chargement mécanique, distribuant d'une façon continue le combustible, donne à la combustion une marche absolument régulière.

Le chauffeur règle la marche de la combustion suivant les besoins de Tusine : il a à sa portée le moyen de faire varier la vitesse de Thélice de chargement.

Il devient dès lors possible de régler le tirage, ce qu'on ne peut faire ()ue d'une façon incomplète lorsque l'alimentation du combustible se fait par charges alternatives ; car il faudrait dans ce cas, pendant que la couche de combustible varie d'épaisseur, pendant que l'état de combustion se modifie, qu'on puisse varier le tirage au fur et à mesure, ce qui est ir* réalisable.

SuppreMiion dee ehaneee de eonp de feu» 3

La régularité de la marche de la combustion apporte une

grande sécurité; il n'y a plus à craindre de provoquer un coup e feu; par suite, les chances d'explosion de la chaudière sont évitées.

Slmplilleatloii du rdie dee ehauflTeura. — Dlmi-

Le chauffeur passe au ranff de surveillant de machine. — La main-d'œuvre qu'il a à dépenser devient bien minime; un seul chauffeur suffii pour surveiller toute uno batterit de ohaudières.

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lie ehttuflrear •• trouve plaeé dane dee eenditione hyi^éniqaes f^Tornblee»

Il n*est plus obligé de se tenir constamment devant une devanture rayonnant une chaleur désagréable , et surtout il n*a plus à exécuter l'opération du décrassage, si pénible pour les grilles profondes.

Faeilité du nettoyage de 1» srille.

Les cendres s'accumulent sur la grille horizontale, dont la profondeur ne dépasse jamais O^es.

Dans rintervalle des pieds qui supportent la grille-payiUon, le chauffeur a toute facilité pour introduire un court crochet, et pour faire tomber les cendres dans Tévidement en demilune de la grille horizontale (intérieur du fer à cheval). Il peut également utiliser pour ce nettoyage les ouvertures pratiquées dans rintérieur de la paroi, au niveau de la grille horizontale.

Tuwniwmrité parfaite.

Dans tous les fourneaux montés jusqu'à ce jour, quelle que soit la composition du combustible, quelle que soit la quantité d'humidité, il n*y a pas trace de vapeur ou de fumée à la cheminée.

Tandis que, généralement, la combustion des ligneux humides donne lieu à des fumées intolérables pour les voisins.

Réeultate

D'après la description qui vient d'être donnée de V Appareil à combustion méthodique, les combustibles brûlent mieux, même les plus ténus; ce dernier permet de brûler industriellement des matières, des résidus tellement pauvres, ou tellement chargés d'humidité qu'ils sembleraient inutilisables comme combustibles.

L'appareil convient à tous les combustibles ligneux ou minéraux ; cependant, jusqu'à ce jour, les applications les

glus nombreuses ont porté sur les ligneux comme la tannée umide essorée (52 0/0 d'humidité), copeaux secs, (60 0/0 d'humidité), sciure de bois sèche où humide (50 0/0) les déchets provenant du teilla^e des matières textiles, telles que le lin, le chanvre, laramie.

En résumé, l'appareil à combustion méthodique donne des avantages sur la régularité de la combustion — suppression des chances de coups de feu, — régularisation facile des quantités de combustible, de l'air introduit, économie dans la main-d'œuvre (chauffeur), amélioration des conditions dans lesquelles travaille le chauffeur.

Fumivorité complète, amélioration de la combustion devenue méthodique ; d'où une économie de combustible, et dans certains cas, possibilité d'élever au rang des combustibles industriels des matières, des résidus considérés comme inutilisables.

Tableau donnant les résultats des essais dU vaporisation de différentes matières :

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