ou
S5« ou 70/100
30* ou 68/100
25 ou 48/100
20* ou 36/100
nà28
1f^ A 1 Aa <->■■
Ce prix de revient (en gare de Creil), par mètre superficiel est très intéressant à connaître. Il indique on le voit les quantités, les poids et les prix d*ardoises (accessoires compris) avec les recouvrements nécessaires pour les inclinaisons usuelles.
Pour une ardoise pesant 270 grammes, il fà.ut : 2 agrafes à 10 gr. Tune 20 gr.; 2 clous à 1.40 gr. Tun 2 gr. 80; 2 rondelles à 1 gr. Tune 2 gr. Soit environ 294 80 grammes pour une ardoise garnie.
Ces prix sont établis sur la base de :
Les 100 kil. 100 tr. pour les ardoises et les agrafes et 120 fr. pour les clous et rondelles.
Franco d^emballage en caisse de 200 ardoises fournies pour 54 kilog.
En résumé, une couverture en zinc coûte un tiers plus cher.
Le prix de la pose de ces ardoises varie, selon Fimportance de la toiture, et suivant la localité. A Paris, la pose coûte 40 à 50 centimes par mètre carré.
Avenir de Vardoiie métallique, — On aura une idée de rimportance prise dans notre pays par cette spécialité remarquable, quand on saura que rardbise métallique, fabriquée par la Société anonyme des Forges et Fonderies de Montataire, x>ossède aujourd'hui la sanction du temps et de rex-* périence. L'usage s'en vulgarise de plus en plus tous les jours. Plusieurs grandes Compagnies de Chemins de fer et les administrations de TEtat notamment, en font des api>lications journalières. Enfin les bâtiments de TExposition universelle de 1878, où ce système de couverture a été employé sur une surface de plus de cent mille mètres, rendent témoi* gnage de sa valeur.
Fermes de 1% mètres de portée {espacées de 4 mètres).
Il est nécessaire pour conclure de faire certaines comparaisons entre la charpente ordinaire en bois pour tuiles mécaniques et la charpente légère pour ardoises métalliques.
^Voici, pour chacune d'elle, les cubes de bois nécessaire :
Equar^isaage des pièces d'une ferme en tuiles mécaniques
Poinçon 0-22X0-22
Tirant 0 22x0 20
Arbalétrier 0 i2X0 24
Contre-fiches 0 08x0 22
Jambes de force . . . , 0 12x0 ^
Cube des pièces de la ferme, /"»*375
Équarrissage de pannes 0»08X0"22
Equarrissage des pièces d'une ferme en ardoises métalliques
Poinçon 0«»12x0"13
Entrait cintré 0 12X0 12
Arbalétrier 0 11X0 15
l'* Ck)ntre-flche 0 11x0 18
Goussets et semelles 0 10x0 15
Cube des pièces de la ferme, 0^^605
Equarrissage de pannes 0 ■ 08 X 0"* 15
Imprimerie sur tAle
L*ardoise étudiée, revenons à d*autres applications. On ne se doute pas de l'importance que prend tous les jours l'imprimerie sur tôle pour les dessins multicolores, boîtes de conserves, de poissons, de fruits, de viande et même pour les affiches.
Qui sait si un jour on ne tentera pas les luttes électorales avec des bandes en tôle portant le nom du candidat. On ne les déchirera pjas celles-là et elle pourront resservir après les échecs. Plaisanterie à part, l'attention apportée par la Belgique et l'Angleterre à cette industrie de premier ordre prouve qu'il j a là un sérieux débouché pour nos produits nationaux.
La Société de Montataire possède à Nantes une imprimerie sur tôle en participation.
Cfloeliefl et timbres.
La Société expose enfin des timbres et cloches faits avec ses aciers, que chaque visiteur met en branle volontiers afin d'en savourer le son aciérin pour ne plus dire argentin.
Censifltanee des urines.
Les usines de la Société comprennent :
!• Les forges de Montataire (Oise). Directeur, M. Bayard.
Comprenant : a. des laminoirs pour fers et aciers en barres, donnant annuellement 25,000 tonnes. 6. des laminoirs pour tôles, fers et aciers, 10,000 tonnes, c. des ateliers pour la fabrication des fers-blancs, des tôles ëtamées plombées et galvanisées, ainsi que des ardoises métallicjues, donnant 6,000 tonnes annuelles, d, aciérie, four Martin, Imgots, 9,000 tonnes.
C'est dans cette usine qu'on a employé pour la première fois en France les procédés anglais pour la fabrication des fers-blancs.
Depuis plusieurs années déjà on emploie Tacier au lieu du fer pour la fabrication des fers -blancs. C'est encore une innovation qui peut avoir la plus grande influence en diminuant encore le poids de l'objet fabriqué.
2" Hauts-fourneaux de Frouard (Meurthe-et-Moselle), dont le directeur est M. Rebaffet. Comprenant : a. trois hauts-fourneaux de dimensions moyennes produisant chacun annuelle- 20,000 tonnes de fonte d'affinace, soit 60,000 tonnes, b. de très importantes concessions dfe mines de fer d'excellente qualité qui assurent un très long avenir à la société, et dont des échantillons cubiques ligurent sur les tablettes de l'Exposition.
3" Hauts-fourneaux dOutreau (Pas-de-Calais), dont le directeur est M. Delorme. Comprenant : trois hauts-fourneaux dimensions moyennes produisant chacun annuellement 20,000 tonnes de fontes de moulage et d'affinage de qualité supérieure, soit 60,000 tonnes par an.
Cette usine s'approvisionne principalement de minerai de fer d'Espagne (Somorrostro).
4° Aciérie Thomas de Pagny -sur -Meuse. Cette usine en construction sera outillée pour la production des lingots, blooms et billettes d'acier, a raison de 50,000 tonnes par an. On le voit, la Société de Montataire n'a pas hésité à émigrer vers l'Est pour avoir une matière première à meilleur marché.
Les récompenses obtenues par la Société de Montataire aux diverses expositions sont assez curieuses à connaître, car elles sont comme l'historique des diverses expositions connues dans le siècle :
Cest d'abord une médaille d'or à l'Exposition de 1819 et un rappel aux Expositions de 1823 et 1849. Puis une médaille de 1" classe à l'Exposition universelle de 1855 et des dipl ^mes d'honneur dans toutes les villes de France, Rouen, Nantes, etc. Une médaille d'or marque l'Exposition universelle de 1867, l'Exposition internationale de 18*75 et l'Exposition universelle de
HISTORIQVE
Aucun ingénieur n'ignore que les usines de Montataire ont été fondées en 1810, et doivent leur existence à MM. Louis et Bernard Mertlaa qui, entre autres mérites, ont eu celui d'avoir importé en France la fabrication du fer- blanc par la méthode anglaise.
C'est à Montataire qu'ont été faites, il a 40 ans, les pre*
276 FORGES ET FONDEEIES DE MONTATAJRE
mières tôles étarnôes, plombées et galvanisées sur une large échelle et plus récemment les premières ardoises métalliques galvanisées/
M. E. Beau, un vaillant, en est le directeur général.
On peut saluer cette exposition, car on est là en présence d*une des plus vieilles organisations métallurgiques de France, qui a vu touteét les transformations, a lutté toute sa vie et se retrouve encore aujourd'hui jeune et courageuse, malgré les difficultés commerciales de Theure présente.
Le diplôme de médaille d'or était largement dû à des usines ayant une production si importante pour Tindustrie nationale.
Hors Ooii«oux*s
yice-Pré8lden«e de la Classe 41
SOCIÉTÉ ANONYME