‹ Les mines et usines en 1889Chapitre 79 sur 199 · ADMINISTRATION · texte numérisé non relu

ADMINISTRATION

Conseil dadministration : Président, M. Emile Giros ^,

Administrateur délégué, Maire de Saint-Dizier, Président de Chambre de Commerce de Saint-Dizier, ancien président du Tribunal de Commerce, secrétaire du Comité départemental de TExposition. Membres: MM. Adata, ancien banquier à Paris; Baré, propriétaire, à Saint-Dizier; Bianeh«-t, propriétaire, à Saint-Dizier; Bressand, entrepreneur de travaux publics à Langres, membre de la Chambre de Commerce, membre du Comité départemental de TExposition ; Destov^^es, ancien président du Tribunal de Commerce; Drioat, constructeur à Saint-Dizier, juge au Tribunal de Commerce ; Bobois, ancien industriel, membre de la Chambre de Commerce de Saint--Dizier, ancien juge au Tribunal.

Commissaires : MM. Brenll, propriétaire, à Saint-Dizier ; LesqnlTln, industriel à Saint-Dizier; Charles Las^, commiasionnaire à Saint-Dizier.

Directeur de la Compagnie : M. Edouard Lan^, à Saint- Dizier.

Ingénieurs de la Compagnie : MM. AnnsCe Defert, directeur des Forges de Marnaval ,- Baaeaa, airecteur des Forges de Rachecourt; Baraehon, directeur du service des hautsfourneaux, des transports et des mines de Meurthe-et-Moselle; Drdet, directeur des minières et forêts de la Biaise et du canal de Wassy à Saint-Dizier; Aadvé Giros, directeur des hautsfourneaux de Marna val ; Payramale, sous-directeur des Forges de Rachecourt; Emlio Giros sous-directeur des Forges de Manarval.

La Compagnie des Forges de Champagne et du Canal de Saint-Dizier a Wassj n*a pas vu figurer son nom dans la liste des récompenses auxquelles la désignaient si bien ses travaux ainsi que ses produits remarquables. Son Directeur était membre du jury international. Dura lex, sed lex.

Mais comme elle avait installé une très intéressante exposition à la section d*Economie sociale à TËsplanade des Invalides, une médaille lui a été décernée pour ses institutions patronales. M. Adam, administrateur, a obtenu une médaille a*argent de collaborateur.

]\f édalUe d'Or-

M"» V^« Jules JACQUEMART

à Charleville (Ardennes)

Fonte ordinaire et malléable; Clouterie forgée et mécanique; Ferronnerie

Cette élégante exposition qui se trouve à peu près au miUeu de la classe 41, dans Tallée latérale du côté de la galerie des machines, se compose d*une partie verticale et d'un socle étagère régnant sur toute la largeur. La partie verticale est divisée en trois cases. Celle du milieu qui est la

S lus grande est vitrée et contient rangés en groupes gracieux, es boutons, des poignées de portes, des heurtoirs, des bouches de boites aux lettres en fonte moulée, très ouvragées comme dessins et sujets ; ces objets sont bronzés, argentés, nickelés ou dorés. Au centre se détache un groupe de crémones et d'espagnolettes, de tous systèmes et de toutes grandeurs, d'ordinaires et de riches. On y voit l'espagnolette de l'humble fenêtre de mansarde jusqu'à l'espagnolette à sujets dorés du plus élégant salon. En bas de petits étaux, des becs de cannes en fer ; en haut et de chaque côté des groupes d'outils pour différentes professions, marteaux, crochets, clefb à boulons, pinces à tubes, pinces à étoffes,

Sur le panneau de droite, groupes en panoplies, nous voyons des targettes, des verrous ordinaires et de sûreté, des cnarnières pour caisson, des charnières à hélice, ordinaires, ouvertes et fermées, des casse-noisettes, des fers à friser et à onduler.

Sur le panneau de gauche nous remarquons, des poulies de

Suits non montées, et montées à crochets, un râteau en fonte 'acier; des crochets pour moulinet de voiture, des raidisseurs de ûls, des clefs pour ces derniers ; des treuils nour stores de différents systèmes. Remarqué aussi en haut et à droite une garniture de treuil en trois pièces fixées sur palier; des gammes de boulons carrés, octogonaux ; des mousquetons ; des crochets

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pour armoires, pour volets, des crochets pour étalage de magasins, des crochets de boucher, des fils à plomb, des cadenas, une enclume à bigorne et des ôtaux à main.

Si nous jetons les yeux sur le socle étagère nous y voyons réuni avec profusion le petit matériel pour les chemins de fer, je crois même que c*est la partie principale de la maison. Tout ce département y est représenté avec soin et abondance. Citons également :

Une boite souterraine à 1 et 2 poulies ("type Lyon).

Des ferrures de barrières en bois pour passages à niveau (type Est).

Des leviers de manœuvre (type Orléans).

Des poulies de renvoi, avec accessoires ; il y en a une grande variété.

Des clous à crochets coaltarés ou galvanisés pour clôtures sèches.

Clous avec millésime, galvanisés pour traverses.

Une collection très complète de supports de poulies de de manœuvre. Parmi ces derniers nous distinguons :

Supports à 1 poulie verticale (type Orléans).

» » » ( » Lyon).

» » » ( » Midi).

» » » ( » Ouest).

Support à 1 poulie universelle ( » Lyon).

Puis des supports à 2, 3 et 6 poulies verticales de diflTôrents types.

Un support de 2 poulies verticales supperposées.

Un support à 1 poulie horizontale, à poulie inclinée, types Nord, Est et Ceinture.

Un support à 2 et 3 poulies inclinées, types Est et Ceinture, Nord, Orléans.

Un support à 2 poulies horizontales, types Lyon, Ouest, etc., etc.

M"* veuve Jaequemart expose encore de véritables petits objets d'art, tous venus de fonte brute.

Nous remarquom<! parmi ces derniers :

Un cheval se cabrant à la vue d'un serpent.

Deux coupes ajourées dont le dessin est aussi remarquable que 1 exécution.

Des plateaux d*encriers, des vide-poches, des plumiers, et«.

Sur le devant de Tétagère, dans différentes pièces de fonte malléable, nous distinguons des roues d'engrenage, des pignons, des socles de charrues, etc.

Sur le milieu du socle étagère et en avant, se trouvent des casiers renfermant des échantillons de clous forgés et de clous mécaniques; la collection est très complète, nous voyons entre autres espèces les semences, les bossettes, les clous à ardoises, les beccjuets, etc.

C'est une des plus intéressantes spécialités de la maison.

HISTORIQUE

Cette maison a été fondée en 1815 par M. et Mme Jaeqiie-

mart-Lei^art. G*est à eux que revient Thonneur d'avoir doté

la contrée de deux industries intéressantes : la fonderie de

deuxième ftision et la production des fontes malléables, qui

. a pris depuis, un très grand développement.

A ses débuts, cette maison avait pour seul objectif, le commerce de la ferronnerie ; maison 1833, elle acquit la propriété du moulin Carolin, situé à Froides-Fontaines, près Neufmahil, dans le département des Ardennes et y installa une fonderie spéciale pour la production de toutes les petites pièces de ferronnerie pour bâtiment : charnières, loquets, verroux, pentures, paumelles, espagnolettes, etc., à laquelle on ajouta bientôt la fabrication des pelles et des pincettes et de tous les articles de cuisine et de ménage .

En 1847, la création de la fonderie de deuxième fusion permit d'aborder la production d'une foule d'objets d'ornements et de petits appareils destinés à des applications infiniment variées, tels que : roulettes de lit, poulies diverses, galets, gaufrières, loquetaux, .treuils de stores, crémones, bouchebouteilles, etc., autant d'objets pratiques que la région avait été obligée, jusqu'à ce moment, d'emprunter à l'étranger ou à d'autres parties de la France.

Les événements de 1848 qui eurent, comme on sait, de si graves conséquences sur la production industrielle et les relations commerciales de la France, atteignirent gravement la maison Jacquemart.

Elle échappa en partie, aux conséquences de la crise en se créant une nouvelle spécialité grandement favorisée par les événements politiques : la construction des armes de guerre dont, pendant l'espace de quatre ans, elle livra des quantités considérables aux gouvernements de la France, de la Belgique, de l'Italie et de plusieurs autres Etats de l'Europe.

C'était une nouvelle branche industrielle qui devait contribuer à développer les succès de la maison et qu'elle n'a pas abandonnée depuis ; elle l'a même agrandie en abordant quel ques années plus tard la construction des canons et des baïonnettes de fusil, et en s'y livrant pendant cinq années consécutives.

La guerre de 1870-71, pouvait avoir pour une pareille entreprise, des conséquences plus désastreuses encore que celles de la révolution de 1848 ; mais les chefs delà maison, se chargèrent, à cette occasion, d'une œuvre éminemment patriotique : la transformation des fusils à piston en fusils à tabatière.

La paix vint enfin remettre cette maison dans sa véritable voie et lui permettre, notamment, de reprendre avec un nouveau zèle rex][)loitation des fontes malléables dont la fabrication avait été inaugurée en 1863, dans l'usine de Froides- Fontaines. Cette industrie, d'une importance tout à fait capitale, a rendu de précieux services à une foule d'industries de la région, en fournissant une matière essentielle à la construction des machines à vapeur, des machines à coudre, des machines agricoles, des articles de coutellerie, de serrurerie, etc.

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