Très grande
Les essais de plis et de trous à chaud n'ont rien laissé à désirer
Toutes ces épreuves avec les résultats remarquables Qu'elles ont donnés montrent d'une façon péremptoire la supériorité incontestable de la qualité des fers fabriqués aux Forges de Manois,
Conaistanee. Institutions oaTrièrea
Cet établissement se compose de de%ix hauts fourneaux au charbon de hois^ deux feux d'affinerie, huit fours à pudler, deux fours à couder, quatre trains de laminoirs, une machine de 50,000 kil., pour essayer les métaux à la traction.
C*est avec cet outillage que M. le comte de Bevr|ir«B» P^o- ^ priétaire-explbitant, dont 1* intelligence et la haute compétence sont connues, a obtenu les résultats surprenants que nous avons décrits plus haut.
D'après son exposition et nos renseignements personnels, il résulte que cette usine qui, à son début, produisait beaucoup de fer « machine » pour la fabrication des flls de fer, a, depuis une dizaine d'années, laissé un peu de coté cette fabrication
Soiir s'adonner plus largement et plus spécialement à la prouction des fers à grains fiîis, oii elle a trouvé un grand succès, et qui servent aujourd'hui à la fabrication des crochets de tractions de wagons, tendeurs, freins, etc.
Le Ministère de la Marine fait fabriquer aux usines de Manois, depuis fort longtemps, des ronds de 15 à 100 millimètres de diamètre servant à la confection des chaînes d*ancres pour les navires; des chaînes d'amarrage, de touage, etc., et T Artillerie y prend une partie des fers fins qui lui sont nécessaires.
Le côté philantropique n'a pas été négligé à Manois, comme nous allons le voir.
Le personnel ouvrier de Manois est de 250 travailleurs qui sont logés et ch&uSès gratuitement ; à chaque logement est affecté un lopin de terre de 2 ares. M. de Bevr^es a une sollicitude particulière pour ses ouvriers, et s'il pense à perfectionner l'outillage de son usine, il pense aussi à améliorer le sort de ces travailleurs qui font la renommée de sa maison. Outre les avantages énoncés plus haut, il a fondé et organisé, dans ses établissements de Manois, un économat où les ouvriers trouvent les principales denrées nécessaires à leur alimentation ou à leur entretien. Tout ce qui peut entraîner à des dépenses superflues et souvent inutiles, ne se trouve pas dans les magasins. Les marchandises sont vendues à un prix légèrement supérieur à celui d'acquisition, et, à Tinventaire annuel, le bénéfice est réparti au prorata de ce que chaque ouvrier a acheté.
Depuis la création jusqu'au 31 décembre dernier, le directeur nous dit que l'on a vendu pour 600,000 fï*ancs et que Ton a distribué 25,000 francs de bénéfice, soit un peu plus de 4 0/0.
Les enfants trouvent aussi, à Manois, 1 instruction absolument gratuite dans une école dirigée par un instituteur laïque qui a son brevet supérieur. De plus un asile magnifique, tenu par deux religieuses, reçoit tous les petits enfants : il y en a en ce moment 65.
Le service de santé est assuré par un médecin et par une sœur spéciale qui a la garde d'une oelle pharmacie.
Moyennant une retenue de 2 0/0 sur son salaire, l'ouvrier, en cas de maladie, reçoit 40 0,0 ae son gain moyen et de plus les soins du médecin et les médicaments de la pharmacie pour lui, sa femme, ses enfants et ascendants à sa charge.
Tous les ans, une magnifique fête, dite Fête de la Forge, réunit patron, employés et ouvriers.
M. le comte de Bearufes est grand propriétaire de forêts, et il les fait exploiter lui-même, ce qui occupe environ 350 ouvriers luicherons. scieurs de long, etc., pendant six mois de l'année. Les frais d'exploitation, nous disait l'employé principal) sont au n^ioins de 125,000 francs par an.
492 RHEINART-CRÉPEL
C'est là une véritable bonne œuvre, comme on le voit, car M. de Benrges trouverait avantage à vendre ses coupes sur pied.
Partout où les produits des usines de Manois ont été présentés, ils ont remporté le succès qu'ils méritaient; et les récompenses que M. de Benri^es a obtenues à Saint-Dizier en 1860, à Cliîilons-sur-Marne en 1861, à Chaumonten 1865, à Lan- ^res en IHTS, et surtout aux Expositions universelles de Paris en 1867 et 1878, prouvent les progrès constants et soutenus que ces usines ont accomplis.
Le Jury des récompenses de TExposition universelle de 1889 a su apprécier les justes mérites de cet exposant en lui décernant une llédaille d'Or.
RHEINART-CRÉPEL
A Charleville (Ardennes).
Dans la classe 41, près de l'entrée de la classe 47, dans une belle vitrine verticale, M. Rheinart-Crépcl a exposé les produits de sa fabrication. Les deux montants sont formés de chaque côté par de petites cases cubiques en verre, superposées, renfermant des clous, rien que des clous pour la chaussure. Il V en a de toutes les grosseurs et de toutes les formes. Dans le bas de la vitrine sont placés dans trois casiers divisés en 12 cases chacun et contenant aussi dans chaque compartiment une variété de clous. On ne peut pas se figurer combien il existe de sortes de clous destinés à protéger le cuir des chaussures contre les morsures du macadam. Ecoutez un peu.
Il y a : les clous bombés, unis et rayés, boutons plats, cabocnes, platirons unis, platirons ornés, quatre pans ordinaires, boutons couronnés, boutons pointus.
Puis voilà les clous à tige carrée pour sabots ; puis viennent ensuite : les clous bombés rayés, boutons couronnés, boutons feuilletés, diamants quatre coups, gravelons, martelés, mouchetons, trèfles, quatre pans refrappés ; enfin les clous gendarmes à tige carrée, les bourriquets à tige carrée, dont la tète est carrée ou oblongue ; les clous cambrés à six coups, à tige ronde, carrée ou plate, et pour finir, les clous à cercle et les maugères.
Ça et là, dans la vitrine, sont placées des chaussures armées de ces engins protecteurs qui semblent défier les marches les plus longues et les chemins les plus rudes.
M. Rheinari-Crêpel fabrique ses clous mécaniquement. G*est pourquoi ils sont tous d'une remarquable régularité.
Nos compliments sincères à M. Bhelnnrc-Crépel. Nous sommes sûrs aue les cordonniers ne lui en adresseront pas autant. Ses produits paraissent devoir troj) bien mettre les bottes, bottines, souliers, sabots etc. à Tabri de rusure.