‹ Les mines et usines en 1889Chapitre 93 sur 199 · O.UO · texte numérisé non relu

O.UO

EssaIs à lA iraetion

, GHAKGES DE RUPTUKE ALLONGEMENTS 0|0 QUALITES QUALITE paruiimq saraoo^i™ des chemins de fer

et de Partillerîe

Moyennes Minima

Moyens

kiiog.

kilog.l

Fer n» 1

— 7 et 8

Minima

j2 { ^' catégorie

14 3« catégorie

ifi i

^y ( 2« catégorie

20 1^ catégorie

Le laminage comprend trois trains alimentés par cinq fours à réchauffor :

l*" Un train à machine à sept cages et un dégrossi sseur en avant.

Le train à très grande vitesse est commandé par une machine Corliss de 600 chevaux et lamine exclusivement de la machine en acier pour le commerce et les besoins de Tusine, Ce train a livré, en 1887, le cinquième de la consommation française et a contribué pour beaucoup a la substitution de Tacier au fer dans les clouteries, tréflleries et pointeries de France.

2» Un train à sept cages avec dégrossisseur en avant, pour grosses machine et petits fers marchands.

3° Un train marchand de 450 millimètres à trois cages.

En outre quatre cisailles à vapeur assurent le service du paquetage et celui du cisaillage des fers laminés.

Les locomotives viennent chercher les produits Unis derrière les cisailles.

Fonderie

Cette section, primitivement créée pour Tentretiende Tusinei fait aujourd'hui dos moulages pour le commerce et les Compagnies de chemins de fer.

La halle de fonderie renferme trois cubilots, pouvant fondre respectivement cinq, quatre et deux tonnes a Theure. Deux

grues de vingt tonnes et trois de dix tonnes sont employées à faire les manœuvres-

Un modelage avec scies à ruban, une sablerie et une fonderie de bronze rendent cette installation complète.

Atelier de eonstruetion

A part l'entretien de Tusine, cet atelier travaille surtout pour les Compagnies de chemins de fer ; on v construit les plaques tournantes, les signaux, les grues hydrauliques, les aisques, les mouvements d'enclanchement, etc.

La fabrication des valves d'appareils Cooper est aussi une de ses spécialités.

Il renferme :

Dix feux de forge, deux marteaux-pilons, 4 machines à percer, dont deux radiales, six tours parallèles, deux mortaiseuses, trois raboteuses, une poinçonneuse-cisaille, une scie à froid et quatre treuils roulants.

L'atelier possède comme annexe une chaudronnerie de fer et un grana chantier, dans lequel, lors des commandes pressées, quatre plaques tournantes sont montées et complètement terminées chaque semaine.

Bonlonnerie

Ce sont encore les Compagnies de chemins de fer qui prennent à ce service la plus grande partie de sa production.

Douze machines à emboutir, deux machines à écrou, trentecinq machines à fileter concourent à une fabrication journalière de douze mille kilos. Les tire-fonds et les boulons entrent pour les deux tiers dans ce tonnage ; le reste consiste en crampons, chevilles. S, éclisses, platines enfer ou en acier, suivant le gré des Ingénieurs.

Les rivets pour charpentes et chaudières y sont aussi fabriqués sur une grande écnelle.

On a adjoint à cet atelier, il y a trois ans, la fabrication des consoles, tiges et autres ferrures pour lignes télégraphiques. Depuis cette époque, Gorcy a eu presque toutes les fournitures mises en adjudication publique par le Ministre des Postes et Télégraphes.

Un goudronnage et une galvanisation font aussi partie de la boulonnerie.

TréAlerie et Pointerie

La tréfllerie possède 60 bobines qui travaillent nuit et jour et étirent des fils de toutes grosseurs. Un recuisage très complet et chauffé au gaz des hauts fourneaux est situé à proximité.

La tréfilerie a comme annexes une galvanisation de fils, une fabrication de ressorts, une chaînerie et un banc à étirer droit d'une grande puissance.

Une fraction des fils produits est livrée directement au commerce. Les fils restant passent à la pointeriez oii quatre-

vingts métiers, frappant sans relâche, les transforment en pointes et en rivets de toutes dimensions.

Les pointes et rivets de Gorcy sont suffisamment connus pour que nous puissions nous dispenser d*en parler.

Cbemins de fer.

Trois locomotives de trente tonnes et vingt-cinq wagons sont employés aux transports intérieurs. Les voies pénètrent absolument partout, et on a réussi à supprimer tonte plaque tournante.

Trente trucks, portant des cuves tronconiqnes, sont destinés au décrassage des hauts fourneaux, et cinq wagons spéciaux, à fond basculant, servent au transport de la castine.

Voici un résumé des productions réalisées annuellement dans chaque branche :

IPreditetioiie annaéllee

Tonnes.

Minerais oolithiques 121.000

Hauts fourneaux (fontes) 46 000

Fours à pudler (ébauchés) 26.000

Une partie de ces ébauchés est vendue.

Laminoirs (fers et aciers) 25.000

Les aciers sont achetés à Tétat de lingots, blooms et billettes.

Fonderies (moulages) 3.200

Atelier de construction 3.000

Boulonnerie 3.600

Tréfilerie 4.000

Pointerie 2.700

Chaînerie 600

Tel est Tensemble imposant de ces Usines.

La Société métallurgique de Gorcj a obtenu à TExposition universelle de 1889, une JHédAille d*Or, plus que méritée.

USINES .DU NORD-EST Ô:>i>

Grand. r»r*lx

ACŒRIES DE LONOWT

Les aciéries de Longwy ont été un des principaux facteurs de la révolutiqn métallurgique qui s*est opérée dans ces derniers temps par le procédé basique. En vain, le centre de la France s'est-il raidi contre les novateurs, il a fallu céder. Aujourd'hui, tout le monde a rendu Jes armes.

Aussi bien, les révolutions scientifiques ont cela de particulier qu'après les avoir subies on les accepte sans arrière-pensée et même on en profite, témoin la Loire, où Tindustrie de la fonte a disparu tout à coup et où Ton se sert maintenant du lingot basique.

Il y a donc pour nos lecteurs un intérêt de' premier ordre à ce que nous consacrions un cliapitre spécial et bien étudié aux documents sur ces aciéries, les plus importantes de France à beaucoup de points de vue.

Oldeta exposés

L'exposition des aciéries de Longwy est nécessairement sobre. Les grands conquérants sont modestes.

Une immense tôle ronde en métal Thomas, qualité marine, du diamètre de 2 m 400 et d'une épaisseur de 0,018, pesant ^25 kilog., forme le fond de l'exposition située à côté et à la suite des forges de Chàtillon-Commentry.

Autour de cette tôle, tous- les profilés possibles et courants sont disposés avec art.

Comme pièce de choix, une vis de pression de'25 centimètres de diamètre pour train Bloomingi en métal Thomas, montre au visiteur émerveillé ses filets à arêtes, d'une pureté absolue, et pratiqués dans un métal idéalement sain.

Au premier plan, toujours au centre, des engrenages en acier coulé orut de fonte, donnant une idée de la ftisibilité et de la bonté du métal.

530 ACIERIES DE LONGWY

A gauche, collection des fontes avec du ferro-siliciuin-manganëse, du spiegel, etc.

A droite, tous les produits de la tréfllerie, pointerie, etc., fabriqués par la Société des Clouteries réunies à Mohon^ dans les Ardennes, provenant des métaux et aciéries deLongwy.

Des décors er. machine n" 21, 2 i, laminés d'une seule pièce et ayant 500, 600 mètres de longueur, représentent des produits courants de fabrication.

Il y a naturellement des tôles embouties de toutes sortes, des crochets de traction forgés dans les établissements de MM. Haray-Caplcsiliie, à Nouzon (Ardennes), des essais de soudure faits sur des bidons en métal de Longwy, des roues en acier coulé et jusqu'à des chapeaux à haute forme, en tôle emboutie ! Bref, nous avons là à peu près tous les genres de produits que Ton peut faire avec le métal Thomas.

Un vaste plan des concessions des mines de fer de la Société, la véritable cause de tout ce grand essor industriel, complète cette exposition.

Deux vitrines, au-dessous, montrent divers essais faits avec le métal de Longwy et les petits produits : clous, chaînettes, fers à cheval, etc. ^

Bref, la démonstration de la beauté des produits du métal "Thomas n'avait pas besoin d'être faite plus complètement.

Néanmoins, comme nous l'avons entendu de la l)ouclie même d'un homme compétent par excellence, on est renversé (tout habitué qu'on soit aux produits de qualité du Bessemer acide obtenu avec les minerais de la Méditerranée^ des résultats qu'on obtient avec le métal Thomas et toutes les préventions, difïlcultés de sondage, altérabilité par le poinçonnage, tout cela tombe. On verra bientôt le métal Ihomas remplacer le fer de Suède !

La suite de cette étude montrera la puissance des moyens mis en œuvre pour arriver à de semblables résultats.

Page 1