‹ Les minutes libertinesChapitre 39 sur 154 · E.S MI.M'TES LIBKirri\K · texte numérisé non relu

E.S MI.M'TES LIBKirri\K

Si, par un de ces ordres brusques,

Lesquels, sans rime ni raison,

Changent les gens de garnison,

Il n'avait dû plier ses frusques.

Donc, en pleurant, bien doucement,

Elle étreinl le torse bleu pâle

De Tentreprenant jeune mâle

Qui fut aux trois quarts son amant.

11 est minuit. Sur la terrasse

Du vieux château piaffe un cheval.

Sujet de chromo sans rival,

Le couple désolé sembrasse

Dans la caressante clarté

De la lune en ce moment pleine.

Au loin, calme, s'étend la plaine...

(Voir Songe d'une nuit cVété.)

Et le cavalier se reproche

L'inachevé de son dessein.

Il cornpléterait le larcin.

Si. là. n'était la mère, proche.

Cependant, les veux éplorés,

Telle une amante de Shakspeare,

La pauvre petite soupire :

" Robert, à moi vous penserez

Durant cette absence fatale.

Dites? Faites-m'en le serment!...

Et, tenez, dussiez-vous, vraiment,

M'estimer trop sentimentale.

Ou bien un de ces esprits fous,

Grands bâtisseurs en Pampelune,

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