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LES PAYSANS

Vive monsieur le marquis!

MADAMK DE PAiLLY, au vicomte.

Cela' console un peu de ces fureurs, n'est-ce pas?

LE VICOMTE

Du pur Céladon !

LE BAILLI, brusquement.

Le diable emporte la pastorale!... Mon pauvre Gabriel!...

LE MARQUIS, se levant.

Messieurs, mes chers amis, vassaux et habitants, je suis enchanté d'être revenu pour quelques jours en ce vieux manoir de Mirabeau et d'avoir pii retrouver mes bons amis, mes vassaux, mes rustiques enfants.

CRIS des paysans, groupés à droite et au fond.

Bravo!... Très bien!... vive monsieur le marquis!

LE MARQUIS

Les hommes naturellement sensibles, seraient plus aimables s'ils étaient plus heureux. Cherchons donc à les rendre fortunés. L'Etat est un arbre, lagriculture est la racine de l'Etat, les branches sont l'industrie, les feuilles sont le commerce et les arts!... Que sous vos bêches et vos boyaux coule le suc nutritif, ce lait de notre mère commune, la terre! Et célébrez avec des cœurs exempts de troubles, la fête de Cérès de la nature et des moissons.

CRIS

Vive monsieur le marquis !

Pasealette s'avance vers le tr6ue ou sont assis madame de Pailly, Henriette et le marquis.

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