‹ Les mirabeauChapitre 53 sur 131 · LE SERGENT · texte numérisé non relu

LE SERGENT

Il est trop tard... Larrèt qui le condamne...

Ah! monsieur le marquis... ce n'est plus pour moi que je supplie... je m'éloigne .. Mais, on m'a dit là-bas ce qui arrivait... Cet homme! je le connais!... Il m'a fait sauter sur ses genoux, il a couru avec moi dans ces montagnes... Il demande humblement un peu de pitié... Faites grâce... Ce sel de la mer, cette manne des grèves, il n'avait pas le droit de la ramasser... Mais la flétrissure, les galères à un vieux soldat qui a donné son sang pour le pays...

Pitié!... (Le marquis reste immobile.) NOU?... VOUS étCS implacable?... Eh bien!... relève-toi, pauvre diable!... c'est moi, moi qui te protège!... Et laissez-le libre!...

LA FOULE

Oui, libre!... libre!...

LE MARQUIS

C'est trop d'audace!... Seul maître ici, j'entends que le vol soit chAtié comme il mérite de l'être.

MIRABEAU, montrant les inscriptions de la fête.

Monsieur le marquis? A la Pitié! à la Nature, à l'Humanité! — Eh bien! Mirabeau l'ainé met en pratique les idées de son père!... (aux paysans.) Délivrez cet homme!...

Des paysans se précipitent vers le détachement et arrachent Placial aux soldats.

PLACIAL, à la gauche de Mirabeau.

Ah! monsieur, monsieui', ma vie est à vous!

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