‹ Les mirabeauChapitre 76 sur 131 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

VALRAS.

A en mourir !... mais je suis guéri !

Elle a été votre maîtresse ?

VALRAS.

Cette femme ne s'appelle pas madame de Rieux, c'est Julie Vakas. Et la créature dont je vous parlais, la voici.

C'est vrai, cela? Mais dites-moi donc que ce n'est pas vrai ?

VALRAS.

Dites-lui donc que j'ai menti, madame; dites-lui que cela est faux, que vous n'avez pas vécu des bienfaits de vos amants, que je suis un calomniateur et un infâme!

JILIE.

Ah ! devant lui ! devant lui ! Pas devant lui !

VALRAS.

Devant lui, au contraire!... devant lui à qui j'ai dit un jour que j'avais eu le cœur brisé par une femme qui me fuyait en riant, parce qu'il lui fallait un titre et que j'étais un mercenaire, parce qu'il lui fallait de l'or et que j'étais pauvre, des plaisirs, et que j'étais triste, la vie facile et large et que je mourais au fond de ma boutique comme sur un grabat d'hôpital !

JULIE

Monsieur !

VALRAS.

Devant lui qui saura désormais quel visage cache votre masque de bonté feinte et quelle femme il a aimée ! Mais ôtez donc ces pierres rouges ! Il me semble voir des gouttes du sang de M. de Mirabeau !

Il lui arrache son collier. Elle recule éperdue. MIRABEAU.

Ah ! c'est un rêve épouvantable !

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