‹ Les mirabeauChapitre 83 sur 131 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

VALRAS, JULIE.

Au moment où Julie va entrer à l'hôtel, Valras arrivant par la gauche, l'arrête d'un geste.

JULIE

Lui !

VALRAS.

Un moment, je vous prie !...

JULIE

Monsieur!...

VALRAS.

Je veux vous parler... je le veux... Est-il vrai que vous soyez mêlée à ce qui se trame ici contre un homme que je viens tout exprès pour défendre?

•vjrWërsltaa

Pourquoi me demandez-vous cela, monsieur? Nous n'avons plus rien ù nous dire ! Rien !

valRas.

Parce que vous, l'intime amie de madame de Pailly, vous devez être informée de ses projets.

Quels projets?

VALRAS.

Vous les connaissez mieux que moi!... J'ai tout appris à Paris où se forgent les armes ,que la maîtresse paie contre le fils avec l'argent du père! Et me voici, n'ayant plus le droit de parler c^ celui qui vous connaît maintenant, mais voulant veiller sur lui el le protéger contre madame de PaUly et son amie, madame de Rieux.

JLLIE.

Vous m'appelez madame de Rieux ?

VALRAS.

Oui, car la seule chose dont je vous sache gré, c'est d'avoir jeté mon humble nom comme une défroque qui vous pesait. Vous m'avez blessé au cœur, mais du moins publiquement vous ne me déshonorez pas! Quand le carrosse de madame de Rieux m'éclaf)0usse, cette boue, c'est peu de chose! J'aime mieux la boue sur mon habit que sur mon nom !

Eh bien, puisqu'il vous convient maintenant que je ne porte pas votre nom, de quel droit minsultez-vous?

VALRAS.

Du droit qu'aura toujours Pierre Valras sur sa femme adultère !

Ah ! vous redevenez le mari pour menacer !

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