‹ Les mirabeauChapitre 89 sur 131 · SCENE YII · texte numérisé non relu

SCENE YII

Les Mêmes, LE VICOMTE, porté en triomphe, se débattant contre les gens qui l'ont juché sur leurs [épaules et qui poussent des vivats. — On agite des mouchoirs, des bonnets, des chapeaux; les fenêtres des hôtels s'ouvrent. — Les tètes apparaissent, curieuses.

— Puis PLANTADE, puis Uxe Députation.

CRIS

Vive M. de Mirabeau!... Vive Mirabeau!... Vivat!... vive Mirabeau!

LE VICOMTE

Quelle réception ! De la musique, des danses ! Hé ! Pascaletie!

Farandole.

i06 LES MIRABEAU

CRIS

Vive Mirabeau!

PASCALETTE.

Mais c'est le vicomte !

Pir.ARDET.

C'est monsieur!

LE VICOMTE

Merci!... merci, messieurs!... Mais je vous en prie, si vous voulez que je vive, ne m'étouffez pas.

LA FEMME, à son enfant.

Regarde-le... regarde-le bien !

LE CHEVALIER, lorgnant, éclatant de rire.

Ohl... magnifique!

nCARDET.

Ce bon peuple!... Au lieu de Mirabeau-Tonnerre!... il acclame Mirabeau-Tonneau!

CRIS

Vive Mirabeau!... Vive M. de Mirabeau!

La foule s'écarte. — Un cortège s'avance st. à la tête des artisans de la ville d'Aix, apparaît un homme, l'iantade, derrière lequel se tient le porteur du vin d'iionneur, dans une coupe d'argent.

LE VICOMTE

Ah ç;\! ils m'étouffent encore! Moins d'admiration!... Qu'est-ce que c'est que ça?

PLAiVTADE.

Au nom des artisans, drapiers et marchands d'huiles et d'olives!...

Farcies, elles sont déUcieuses!

Il fait le sreste d'envover un baiser»

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