‹ Les mirabeauChapitre 94 sur 131 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Mêmes, MIRABEAU.

Arrière! qu'y a-t-il? mon frère!

le vicomte.

Vous demandiez Mirabeau le populaire! Le voici!

PICARDET.

11 était teuips!

ilO LES MIRABEAU

LA FOLLE

Miral^eau ! Mirabeau !

A la bonne heure ! Je disais aussi !..

LA FOLLE

Vive Mirabeau !

Mon cher André !

LE VICOMTE

Tu mets un l'rein à la fureur des Ilots! Mes compliments i

CABIUOL, à Plautade.

C'est Mirabeau ! Parle-lui !

PLAMADE.

Eh! je n'ose plus! Il n'y aurait qu'à y en avoir un troisième !

ALBINE

Eh bien, j'y vais, moi... (liiie s'avaaoe avec son enfant ) Monsieur le comte, voulez-vous me permettre ? Vous qui avez pris en main la cause des faibles contre les forts... laissezmoi vous présenter cet enfant!...

Vous êtes?

Son aïeule. Mou lils travaille sur la Durance! La mère est morte, et j'ai voulu que ce petit n'oublie jamais qu'il a vu de près le défenseur de tout un peuple!

MIRABEAI .

Cet enfant?... Oui, vous avez raison! qu'il u'oubhe pas!... Enfant du peuple qui seras artisan, soldat ou laboureur, qui donneras à l'humanité ta sueur ou ton sang! sois honnête, aimant. Nous avons été la noblesse de la naissance, sois la noblesse du travail. Nous étions les lils de quelqu'un, sois le fils de tes n^uvres!... Enfant du peuple, Mirabeau embrasse en toi l'avenir.

Il a baisé au fruot l'enl'aut. — AL'olaiiiatioQ:i de la foule.

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