XIIL. — Missare Ro- MANUM, 4, 1540, Johannes
Gryphius.— Cette gravure
filet d'encadrement, tandis
que dans l’autre bois elle
s’en trouve quelque peu dis-
Annonciation XV. — Miss. Rom, 80, 1576, tante; une autre différence : ; Juntæ. + est la copie non retournée du même genre se remar-
que dans le carrelage du sol. Près de l'angle inférieur de gauche, au-dessous de l'ange, le monogramme M:F.— Gravure inférieure au modèle, défectueuse surtout dans les figure extrémités des personnages.
s et les
XIV. — Missaze Romanum, fol., 1573, Johannes Variseus. — Gravure oblongue, tenant la F6 g
largeur de la page. La St Vierge est debout, à gauche, près d’un prie-Dieu au pied duquel se trouve un tabouret portant un panier à ouvrage. À droite, l'ange, porté par une nuée d’où sortent
trois têtes ailées, se dirige vers Marie en s'inclinant; il tient de la main gauche une branche de lis: sa main droite fait le geste de la bénédiction. À l’extrème gauche, un lit. Au fond, au milieu. apparaît Dieu le Père nimbé d’un triangle, entouré d’une auréole ; au-dessous de lui, la colombe céleste,
nimbée. Sur la droite, une porte ouverte par où l'on aperçoit un paysage. — Style avancé. XV. — Missae Romanuu, &, 1576, Juntæ. — À droite, la St Vierge, nimbée,
couvrant une partie de sa chevelure
son manteau » st agenouillée devant un prie-Dieu où est ouvert un livre : elle a les mains jointes, la tête levée. Derrière Marie, on voit en partie un lit avec baldaquin et rideaux; au delà du lit, vers le fond, un portique. À gauche, I
’ange, porté par une nuée, tient de la main gauche une branche de lis, et de 1
a main droite fait le geste de la bénédiction : il est
chaussé de sandales. Dans l'angle supérieur de gauche, apparaît Dieu le Père: un peu au-dessous,
l'enfant Jésus, nu, avec le nimbe crucifère, est assi
> tenant une croix qui repose sur son épaule droite ; au-dessous encore, la colombe céleste éployée
vole vers la S' Vierge. Les trois personnes
de la S® Trinité sont entourées d'une large auréole rayonnante bordée de têtes d’anges ailées; entre les rayons et les colonnes du portique, on aperçoit un paysage, arbres et monticules. — Vignette
assez jolie, mais qui n'offre rien de remarquable au point de vue artistique.
APOTRES. — Le nombre des Apôtres est de douze, quelquefois seulement de onze, à cause de la trahison de Judas. S' Pierre occupe toujours la place principale dans les compositions où figure le collège apostolique ; après lui viennent, dans l’ordre hiérarchique adopté par la liturgie : S' Paul, S' André, S' Jacques le Majeur, S' Jean, S' Thomas, S' Jacques le Mineur, S' Philippe, S' Barthélemi, S' Mathieu, S' Simon, S' Jude ou Thaddée, et S' Mathias. Ce dernier fut admis à la place de Judas, pour compléter le nombre duodénaire. S' Paul ne fut ajouté que postérieurement.
Les Apôtres ont les pieds nus, indice de la mission qu'ils avaient reçue d’évangéliser et de
baptiser les nations au nom de Jésus-Christ. Ils portent une longue robe et un manteau dont l'ample draperie donne à leurs personnes un air de noblesse et de majesté digne des mandataires de celui que le Te Deuwm qualifie: Rex gloriæ. La plupart sont barbus ; presque toujours leur tête est ornée du nimbe.
Leur groupe complet (onze ou douze) apparaît dans les représentations importantes de l'Ascension, de la Pentecôte, de l'Assomplion ; ils se produisent en nombre variable dans les autres épisodes, tels que l'Entrée à Jérusalem, le Lavement des pieds, la Cène, la Mort de la St Vierge; c’est ainsi qu'on les voit, par exemple, dans une petite vignette des Missels de Stagnino, recevant leur mission de Jésus-Christ : le Christ est debout, de face, sur une plate-forme élevée de trois marches; devant lui, deux Apôtres debout, de profil, le premier tourné vers la
droite, le second regardant vers la gauche; les autres, dont on n’aperçoit que les têtes, sont rangés
à droite, à gauche, et derrière la plate-forme ; au-dessus de la tète du Christ, un phylactère
porte ces mots : cor EGo mrrro vos sicvr oves. — Les petits bois répandus dans le texte des aïm suppliante, l'Incrédulilé de St Thomas, la Multiplication des pains, ete., ne placent aux côtés du Christ que trois ou quatre
Missels, comme la Résurrection de Lazare, la Veuve de N
Apôtres, à cause des dimensions restreintes de la composition. D'autres gravures nous montrent aussi les Apôtres en petits groupes partiels, où leur nombre, toutefois, est déterminé soit par la liturgie, soit par le texte des saintes Écritures interprété dans ces vignettes : ainsi, dans les Missels de L.-A. Giunta : le bois de page représentant les SS. Pierre et Paul debout, à côté l’un de l'autre, le premier tenant deux clefs, le second une épée nue (attributs particuliers dont nous parlerons plus loin) ; la scène intitulée Vocarion de St André, où Jésus, debout au bord de la mer de Galilée, appelle à lui les deux frères Pierre et André, dont il veut faire « des pêcheurs
d'hommes » ; la Transfiguration, où les trois Apôtres Pierre, Jacques et Jean, sur la pente du
mont Thabor, se prosternent éblouis par la vue de Jésus debout, rayonnant, sur la cime de
montagne, entre Moïse et Elie; la Verllée au jardin de Gethsemani, où les trois mêmes Apôtres
sont couchés
à terre, endormis, à quelque distance de Jésus agenouillé et priant. — Quant aux représentations individuelles, il serait très difficile, et peu intéressant d’ailleurs, de les énumérer.
Tous les Missels nous offrent, soit dans des vignettes de texte, soit dans des initiales ornées, le type
qui synthétise le collège apostolique, un personnage barbu, en pied ou en buste, tenant un vo/u-
men où un livre qui figure la doctrine évangélique et la prédication. Dans certains Missels de
Stagnino, nous voyons l’Apôtre exerçant l’auguste fonction dont il a été chargé par son maitre: il est debout, sur une plate-forme, de face, la main gauche à la ceinture, la main droite en avant, à la hauteur de l'épaule, ouverte et présentant la paume ; à droite, cinq personnages rangés en demicercle à partir du dernier plan derrière la plate-forme, savoir : une femme, un homme coiffé d’un
haut turban, un autre qui ne sont pas compris dans la
porte un chapeau rejeté en série de ces portraits tradi-
arrière, un troisième avec tionnels usités par les édi-
teurs vénitiens. Nous allons
un bonnet pointu, le dernier en long manteau, tête passer en revue ceux qui nue; à gauche, cinq autres sont le plus fréquemment personnages, dont un assis répétés, avec les attributs sur le bord de l’estrade, les qui leur sont propres. mains cachées dans les man- St Pierre est souches de sa robe, la tête vent représenté conformélevée; dans le haut, la lé- ment au portrait qu'a tracé
gende : APOSTOLI A DIVER-
de lui Nicéphorc Calixte,
SIS GENTIBVS INTELLIGVNTVR. historien grec du quator-
Quantité de petit bois don- zième siècle : les cheveux et
nent la figure d'un Apôtre la barbe crépus, épais, cou-
désigné ; mais il est à re- pés courts, le nez assez long
marquer que tous les mem- et légèrement aplati du Vocation de St André.— Miss, Rom., 8°, 20 novembre 1501, < bres du collège apostolique L.-A. Giunta, bout; parfois, il a la phy-
sionomie qui devint, en quelque sorte, consacrée à partir de la fin du quinzième siècle, le crâne dénudé avec une touffe de cheveux isolée sur le front. Il tient, attachées ensemble, les deux clefs emblématiques du royaume des cieux, que lui a données Notre-Seigneur, d'après le texte de S' Mathieu : E4 libi dabo claves regni cœlorum (xvi, 19); on lui met
en main aussi la palme honorifique décernée aux martyrs
Un des épisodes les plus connus de son histoire à fourni aux artistes de Venise un sujet que nous trouvons traité dans presque tous les Missels, en une composition plus ou moins importante. Bien que St Pierre
ie de son frère, on la dési
S'y trouve en compa de St André, parce q « Comme Jésus — € deux frères, Simon ils étaient pêcheurs.
aussitôt quitté leurs
one habituellement sous le titre de Vocation
u'elle est attribuée aux offices des fêtes en l'honneur de ce dernier Apôtre.
it S* Mathieu (1v, 18-20) — marchait le long de la mer de Galilée, il vit les
qui fut appelé Pierre, et André, qui jetaient leurs filets dans la mer, car
Etil leur dit: Venez après moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. Et, ayant
filets, ils le suivirent ». Dans les Missels de L.-A. Giunta, un bois de page
est consacré à cette scène: Jésus est debout à gauche, sur le bord de la mer de Galilée; sa main
droite fait le geste de l’allocution; sa main gauche montre le rivage ; une barque secouée par la
houle se dirige de droite à gauche vers le Seigneur ; deux bateliers manient la rame, l’un à l'avant,
l’autre à l’arrière; «
regarde Jésus vers qui i
in des futurs Apôtres, accroché à la proue, la jambe gauche dans l’eau,
va se diriger. Le rivage se déroule sur la gauche en demi-cercle,
avec bouquets d'arbres, une ville, et des montagnes dans le fond. Dans une initiale ornée des mêmes Missels, les deux bateliers sont nimbés ; un des deux frères, également nimbé, est dans l'eau, un peu en avant de la barque, de profil, les mains jointes, marchant vers le Christ. Jésus, orné du nimbe crucifère, est debout, à gauche, de profil, la main droite étendue vers ce personnage.
Même sujet dans l’initiale ornée, au trait, qui commence l'office 4n vigilia scli Andree, verso fij du Missale Romanum, 4, 13 août 1494, Emeric de Spire: Jésus sur le bord de la mer de
Galilée, St Pierre et S' André dans l’eau. Parmi les nombreuses vignettes consacrées à cette
scène, mentionnons encore celle qui est placée en tête du mème office, au recto 159 du Missale Romanum, 4, 3 juillet 1509, Stagnino. Le Christ, debout à droite, de trois quarts, sans nimbe, retenant de la main gauche les pans de son manteau ramenés à la ceinture; fait de la main droite le geste de l’allocution. À gauche, S' Pierre, de profil, le genou droit en terre, les mains croisées
sur la poitrine, le buste incliné ; un peu en arrière, S' André, posé de même, à genoux, les mains
jointes. Entre les deux Apôtres et le Christ, une passiflore. Au sec barque où sont debout les deux frères, l’un tenant des deux mains un filet qui sort
de l’eau, l’autre une casaque
de marinier. Au fond, horizon
de montagnes. Dans le haut,
la légende : VOCATIO PETRI ET Si Pierre devant un magistrat romain. — J/iss. Rom,
4°, 3 juillet r$09, Bernardinus Stagninus.
ADRE.
main droite retient les pans de son manteau; sa main gauche montée par Simon-Pierre et André; l’un des deux frères est à tiennent chacun de la main gauche l'extrémité d’un filet qui sort de milieu de la composition, se développe le rivage avec des maisons; droite, le soleil couchant. Dans l’eau, au premier plan, plusieurs
Une vignette, as rare, que nous voyons dans le Missale
ond plan, à gauche, on voit la Le mème épisode est
traité un peu différemment dans le Missale ord. fratr.
Praædicatorum 4°, 1575, Juntæ. Le Christ est debout, à gauche, sur le bord de la mer de Galilé
d'un nimbe rayonnant; sa
>; sa tête est ceinte
est étendue vers une barque l'avant, l’autre à l’arrière; ils l'eau. Sur la gauche et dans le au fond, des montagnes, et, à poissons.
Romanum, 4,3 juillet 1509,
Stagnino (verso 194) montre la comparution de S* Pierre et de trois autres Apôtres devant un
magistrat : interprétation pro
bable d’un passage des Actes des Apôtres (ch. 1v et v). Le magistrat,
nu-tête, une chlamyde agrafée sur l'épaule droite, est assis à gauche, de profil, sur une escabelle à
dossier, tenant un sceptre de la main gauche, la main droite levée impérativement ; derrière son
siège se tient un garde. Au mi de la main droite sur sa lanc d'armes, dont on n’aperçoit q
mais la tête tournée un peu
ieu, un soldat, posé de face, la tête tournée vers la gauche, s'appuyant e, de la main gauche sur son bouclier. Près de lui, un autre homme ue le buste et les jambes. Vers la droite, S' Pierre, presque de face,
vers la gauche; sa main droite est étendue, montrant la paume ; il
tient une clef de la main gauc
he serrée contre sa poitrine. Un peu en arrière, un Apôtre dont on ne
voit que la tête et une partie du buste; puis, un autre, de profil, les mains cachées dans les plis de son manteau; celui-là seul est nimbé; cette exception ne pourrait-elle s'expliquer par ce
fait, que les têtes de S' Pierre et de deux de ses compagnons sont très proches du filet supérieur 1 | te] F
A l'extrême droite,
du cadre de la vignette, et que la place faisait défaut pour le nimbe:
re
AN Fe
le dernier Apôtre, de profil, vers lequel tourne la-tête un soldat d’escorte portant son bouclier au bras gauche, et tenant de la main droite son épée la pointe en bas. Au fond, à gauche, une ville; à droite, un mur en briques.
Il nous reste à indiquer, parmi les petits bois consacrés au chef des Apôtres, celui qui est
placé d'ordinaire à l'office de la fête /n cathedra sancti Petri apostoli : St Pierre est assis sur
une calhedra, revêtu des insignes du sacerdoce et de la papauté, l'aube, l'étole, la chape et la tiare;
sa main droite fait le geste de la bénédiction ; de la main gauche, il tient deux clefs et un livre
dressé sur son genou. — Ajoutons, pour terminer, qu’on reconnaît S° Pierre dans nombre d’autres
vignettes, d’un caractère moins particulier.
S* Paur est le plus souvent en compagnie de S* Pierre dans l’iconographie des Missels ; on le voit cependant seul, notamment dans les initiales ornées. Il a le visage allongé, le front chauve, la barbe fournie tombant sur la poitrine. L'épée nue, qu'il tient levée, ou quelquefois la pointe en bas, rappelle sa décapitation ; elle figure aussi la parole de Dieu, dont l’apôtre lui-même a
adio ancipiti (Epist. ad
dit: Vivus est enim sermo Dei et effic Hebr., 1v, 12).
Une des représentations les plus importantes qui soient consacrées à S* Paul, le Chemin
x el penelrabilior omni g
de Damas, est fournie par le Missale Romanum, &, 30 juillet 1506, Stagnino. On le voit au moment où il vient d'être désarçonné; il est nimbé, vêtu du costume militaire, tunique, chlamyde agrafée sur l'épaule gauche, et brodequins ; le genou gauche en terre, la jambe droite étendue de côté, il se soulève sur la main gauche, et de la main droite tire la bride de son cheval, qui est couché derrière lui. À gauche, un cavalier, dont la monture se cabre ; il est presque de face, la main droite levée; à droite, un autre cavalier, de trois quarts, tourné vers la gauche, le buste rejeté en arrière, la main gauche sur la croupe de son cheval, la main droite au-dessus du front. Derrière le cheval de S' Paul, un homme à pied, de trois quarts, tourné vers la droite, la main
gauche levée, et regardant en l’air. Dans le haut de la gravure, le Christ en buste, avec le nimbe
crucifère, encadré de nuages
Au fond, des monticules, et à droite, sur une éminence plus élevée, un
château fort. Au premier plan, deux passiflores ; dans le coin, à droite, le monogramme ta. — Il y
a peut-être lieu de relever ici l'anachronisme commis par l’auteur de cette composition. À l’époque où lui arriva l'aventure du chemin de Damas, le futur St Paul était l'ennemi acharné des chrétiens et de leur Dieu — adhuc spirans minarum et cœdis in discipulos Domini, disent les Actes des Apôtres; — n'est-ce donc pas une faute que lui donner le nimbe de la sainteté dans l'instant où Jésus lui crie du haut des cieux: Suule, quid me persequeris? Cette méprise serait d'autant plus
étonnante, que les éditeurs vénitiens — nous avons eu l’occasion de l’établir ailleurs — avaient
recours, pour l'illustration des ouvrages de liturgie, aux avis compétents des hommes d’égl Le Chemin de Damas est souvent représenté dans les vignettes de texte et les initiales ornées. Outre l'épée nue, S‘ Paul a encore pour attributs, dans les gravures des Missels, la palme et le livre.
S° Axpré se montre ordinairement sous les traits d’un vicillard. Nous l'avons mentionné plus haut figurant, avec son frère S' Pierre, dans la représentation dite Vocation de S' André, où il a, pour caractéristiques de sa profession de pêcheur, la barque, le filet et les poissons. Isolément, il
à pour attributs ordinaires le livre et la croix en X ou en sautoir, qui fut l'instrument de son
martyre ; c'est ainsi, par exemple, qu'il paraît dans une belle initiale D du Missale ordinis Vallis-
umbrosæ, fol., 4 décembre 1503, L.-A. Giunta. La croix en X, à laquelle il a donné son nom,
est quelquefois remplacée par une croix latine
quelques encadrements de page des Missels in-fo
dans le Missale Romanum, fol., 10 mai 1521
. — Le Martyre de S* André est traité dans
lio de I
À. Giunta. Nous en avons un exemple
(verso 10). Le bloc de droite, signé Lnr.
contient deux épisodes ; dans le bas : S‘ André, descendu de la barque où il était avec son frère,
et marchant dans l’eau à la
rencontre de Jésus; dans
de la même facon, mais
comme scène secondaire,
le haut : S' André attaché sur une croix latine, au pied de laquelle se tiennent plusieurs assistants groupés en demi-cercle ; l’apôtre est lié par des cordes qui s’enroulent autour de ses poignets et de ses chevilles ; il est vètu de la longue tunique (colobium) tombant jusqu'aux pieds, qui était donnée aussi à Jésus dans les
représentations les plus an-
ciennes de la Crucifixion.
Nous voyons encore le sup- Bernardinus
plice de S‘ André, conçu
et l'attitude du « disciple que Jésus aimait » dans tr
Ne? À AT Sa au =
Le Chemin de Damas. — Miss. Rom., 80, 30 juillet 1506,
— S] dans le fond de la vignette:
j le Christ devant Hérode, signée 1à, dont nous donnerons la description plusloin.
S' Jean est représenté imberbe, à cause de sa virginité ; il avait renoncé au mariage pour s'attacher à Jésus-Christ. Sa physionomie n'est modifiée que lorsqu'ilestdonné commeévan-
géliste; il apparait alors
sous les traits d’un vieillard
avec une longue barbe.
Nous réservons pour Stagninus.
des articles spéciaux le rôle
ois compositions importantes des Missels: la Cène,
la Crucifixion, et la Mise au lombeau. De nombreuses vignettes et initiales ornées lui donnent pour
attribut une coupe ou un calice d'où sort un serp
d’un épisode de sa légende que cite M# Bareter De À
ent. Cet emblème est une sorte de commentaire
MonrauLr, dans son Tratlé d’iconographie chré-
tienne (t. IT, p.275) : S* Jean aurait été condamné par Domitien à boire un breuvage empoisonné,
qui ne lui fit aucun mal, mais qui fit périr les ministres de l'empereur. Une petite gravure du Mis-
sale romanum 4°,3 juillet 1509, Stagnino, nous montre cette scène : Domitien, portant une couronne
à l'antique, le sceptre dans la main droite, est assi
Sphinx ailé
sa main gauche étendue fait le geste
flottants sur les épaules, se tient debout, de pro
porte à ses lèvres un verre contenant la liqueur empoisonnée: de la main g:
dessus de la ceinture les pans de son manteau: € au fond, à gauche, près du trône, un personnage manches de sa robe, le regard dirigé vers S* Jear main droite une hallebarde, semble parler à cet
tendu de sa main gauche; à droite, un soldat et un
s à gauche, de profil, sur un trône élevé, orné de de l’allocution ; à droite, S' Jean, barbu, cheveux fl, tourné vers l’empereur; de la main droite, il gauche, il retient auerrière l'Apôtre, un soldat, posé aussi de profil ;
barbu, posé de face, les mains cachées dans les
a; un soldat, dans la même posture, tenant de la
homme vers qui il tourne la tête et dirige l'index
personnage tête nue, dont on ne voit que le visage
et une partie du buste, le premier de trois quar
s, regardant vers la droite, le ‘second également
de trois quarts, mais regardant vers la gauche. Pavé de larges dalles alternativement noires et grises. Dans le haut, la légende : ic E. s. 1o4x. vENENvN. 8. La Lécende dorée donne de cet épisode une version différente, que citent le P. Caurer dans ses Caractéristiques des Saints et M. L. CLoquer dans ses Éléments d'iconographie chrétienne; une troisième explication est fournie par Dom GuÉéranGer dans l'Année liturgique; nous nous contentons de signaler ces diver-
gences, qui ne por- les plus fréquemment
tent d’ailleurs que sur traités dans les Mis-
‘sus ressuscité
les circonstances dans lesquelles S' Jean but vient d’apparaitre à le poison *. ses disciples dans la L'Apôtre préféré salle où ils se sont de Jésus parait quel- enfermés par crainte quefois en compagnie des Juifs; il est cou-
de S' Pierre, écoutant vert d’un simple man-
la parole du Christ, teau qui laisse voir à
dans de petits bois nu sa poitrine et ses
placés en tête des jambes; ses mains et
Evangiles. Certains ses pieds gardent la
Missels, enfin, nous trace des clous ; dans offrent le Si Jean le fond sont groupés plongé dans une chau- quelques Apôtres, au dière d'huile bouil- premier rang des-
ante près de la Porte quels on reconnait
Latine, à Rome.
S': Taomas a
fourni un des sujets vant Jésus, S' Tho-
ShPierre et S‘Jiean,
ord. Vallisumbrosæ, fol. au premier plan, de-
-A. Giunta.
mas, incliné, palpe de la main droite la blessure ouverte dans le flanc droit du Seigneur par
a lance de Longinus. — Le même Apôtre apparaît encore, dans quelques représentations de
Assomption, recevant des mains de la S® Vierge sa ceinture. S' Jacques le Majeur est le plus souvent représenté en costume de pèlerin, en souvenir
du fameux pèlerinage de Compostelle. Nous le voyons sous cette figure dans une grande
initiale ornée du Mis
aile ordinis Vallisumbrosæ cité plus haut : il est coiffé d'un chapeau, tenant le bourdon de la main droite, la main gauche à la ceinture, portant un livre, les plis
de son manteau passés sur le poignet gauche. Dans un petit bois du M.
sale romanum, 4,
3 juillet 1509, Stas
œnino, il baptise avec une coquille un néophyte agenouillé, mains jointes; à droite se tient un bourreau portant une épée nue, en souvenir de la décapitation de l’'Apôtre.
S° Maure tient souvent une lance ou une hallebarde, instrument de supplice ; comme évan-
géliste, il a un attribut particulier dont il sera question plus loin (CF. EvanGéLisTes).
1. — Une représentation de S' Jean avec le calice au serpent se trouve au-dessous du titre de la Vita del glorioso apostolo e Euangelista Joanni.… imprimé à Venise en 1522 par Zopino (Cf. Bibl. des L. à fig. vénit., p. 446).
S* BarrnÉLemr est représenté portant le couteau avec lequel il fut écorché vif'.
St Jacques le Mineur est le plus
souvent, dans les petits bois et dans les
initiales ornées, en compagnie de S' Pur-
LiPpe, dont la fête tombe, comme la
sienne, le 1 mai. On lui donne comme
attribut, dans ces vignettes, le bourdon
du pèlerin, sans doute par confusion avec
S' Jacques le Majeur.
St Jupe a pour compagnon S' Sr-
Mon. Quelques vignettes montrent le pre-
mier à genoux, le haut du corps incliné
en avant, appuyé des deux mains sur la
terre; derrière lui, un bourreau levant
des deux mains une massue. À droite, un
autre bourreau pique de son poignard les
reins de S' Simon, qui marche au sup-
plice.
ARBRE de Jessé. L'arbre de
Jessé est, en quelque sorte, un commen-
taire iconographique du texte d’Isaïe :
Baptème de Jésus, Transfiguration, Vocation de St André, Martyre de St André. — és. Rom, fol,, 10 mai 1521,