‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 158 sur 478 · IV, — PROVINCE ECCLESIASTIQUE DE TORONTO · texte numérisé non relu

IV, — PROVINCE ECCLESIASTIQUE DE TORONTO

Statistique.

Archevêché: Toronto. — 1 archevêché, 77 prêtres, 1o1 églises ou chapelles, 60.000 catholiques.

Evêchés: Hamilton. — 1 évêque, 50 prêtres, 80 églises ou chapelles, 50.000 catholiques.

London. — 1 évêque, 73 prêtres, 85 églises ou chapelles, 7.500 catholioues.

Total : r archevêque, 2 evêques, 200 prêtres, 266 églises ou chapelles, 177.500 catholiques.

Jusqu'en 1889, la province ecclésiastique de Toronto comprenait toute la province civile d'Ontario, c'est-à-dire le Canada anglais ; mais le Saint-Siège vient d'en détacher la partie orientale, en érigeant la métropole de Kingston.

Quand ils s'établirent, en 1760, au Canada, les Anglais trouvèrent la province de Québec occupée déjà en partie par les Franco-Canadiens. Dans les premiers temps de la conquête, ils essayèrent bien, comme ils l'avaient fait auparavant dans l'Acadie, d'éliminer l'élément français, pour se mec: à la place ; mais ils rencontrèrent dans le clergé et dans la population une résistance invincible, et, sentant l'impossibilité de vivre côte à côte, à cuse de l'antipathie natio nale qui sépare les deux races, ils se jetérent dans les territoires non encore colonisés de l'Ouest, et, naturellement, ils occupèrent d'abord l'Ontario, dent ils firent le centre de leur influence politique et religieuse.

On sait que la race anglo-saxonne est bien plus portée que la nôtre à émigrer au loin, Depuis l'occupation anglaise, un flot continu d'émigrants s'est précipité sur le Canada, menaçant de recouvrir et de submerger la petite colonie

franco-canadienne, Dans la province de Québec, où celle-ci était déjà installée depuis longtemps, la prodigieuse fécondité de la race française lui a permis de résister à l'envahissement ; mais, dans les provinces de l'ouest, en particulier dans l'Ontario, c'est l'élément anglais qui domine sans conteste, avec le protestantisme, les mœurs et a langue anglaises.

La province ecclésiastique de Toronto compte 1.170.000 protestants contre 177.500 catholiques.

Pendant longtemps l'Église romaine, faute de prêtres et de ressources, fut forcée, en quelque sorte, d'abandonner ces vastes régions aux ministres de l'erreur, C'est seulement en 1817, cinquante ans après la conquête, que Pie VII détacha les territoires de l'ouest du diocèse de Québec, en érigeant le vicariat apostolique du Haut-Canada. Neuf ans plus tard, en 1826, un premier siège épiscopal fut érigé dans l'Ontario, le siège de Kingston ; en 1841, un second siège fut érigé à Toronto ; puis, les diocèses se multipliant, Pie IX fit de Toronto la métropole de la province, en lui donnant quatre suffragants : Kingston, Hamilton, London et Peterborough.

Enfin, au mois de juillet 1889, Léon XII ayant érigé Kingston en métropole, la province de Toronto se trouva réduite à deux suffragants : Hamilton et London.

L. Archevéché de Toronto. Cet archidiocèse embrasse sept comtés. 60.000 catholiques sur 390.000 âmes.

IL, Ævéché d' Hamilton: Ce diocèse fut détaché, en 1856, de celui de Toronto, et compte huit comtés, 50.000 catholiques sur une popula tion totale de 420.516 âmes,

LIL, Zvéché de London. Ce siège épiscopal, érigé en 1856 à London, fut transféré en 1860 à Sandwich, puis rétabli en 1870 à London. Dix comtés, 67,500 catholiques sur 537.000 habitants.

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