GUYANE ANGLAISE
Camp street ; d'après une photographie,
culture sous un climat comme celui de la ( uyane:
d'un autre côté, parmi les centaines de mariages arrangés par l'administration entre condamnés | des deux sexes, très peu ont réussi à fonder des | familles, I
à plupart de ces tristes unions s'étei.
gnent dans la stérilité et la débauche. Quelques enfants rachitiques, qui ont apporté en naissant les dispositions vicieuses de leurs parents, voilà
tout le fruit recueilli, au bout de quarante ans
On n'a pas été plus heureux Jusqu'ici avec les
— Couvent, écoles et orphelinat des Re
son propre aveu, rentrée dans la vie sociale : seule, l'Église catholique à le secret de relever les âmes et de racheter les coupables,
L'échec de l'administration était bien facile à prévoir : d'un côté, il Parait prouvé qu'il est impossible à un Européen, surtout s'il est déjà amolli par les habitudes vicieuses contractées | dès l'enfance, de travailler sérieusement à la
> Dr” CS Se
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ligieuses Ursulines, à Georgetown (Demerara),
noirs et les sauvages de la colonie, Une simple religieuse, dépourvue de tous moyens humains,
la R. Mére Javouhey, fondatrice et première 1 ) Ï
supérieure des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, dont Chateaubriand a écrit : @ Cette femme était un grand homme, » à seule réussi, à force de sacrifices, à former, à Mana, un village prospère de plus de 800 noirs.
Quant aux sauvages qui peuplent les forêts du Haut. Maroni, de l'Oyapock et du Territoire con-
desté, ils sont demeurés à peu près inaccessibles à
aucun résultat sérieux pour l'amélioration morale des condamnés et leur
l'action de l'administration française. De temps en temps, les Pères du Saint-Esprit vont les visiter et en baptisent un certain nombre, Mais pour obtenir un résultat sérieux, il faudrait pouvoir les réunir en Xéductions, avec l'église, l'école et la présence permanente du missionnaire, Hélas ! les temps du Paraguay sont bien loin de nous ! La pénurie de missionnaires a empêché jusqu'ici de s'établir au milieu des sauvages. Cela est d'autant plus regrettable que ces neuplades, formées du mélange des anciens indigènes avec les nègres fugitifs, dont un bon nombre, en particulier ceux qui viennent du Brésil, sont déjà chrétiens, paraissent en général fort bien disposées. Ces sauvages sont doux et dociles, il serait facile de les amener en masse au christianisme ; mais les ouvriers manquent. Depuis le départ des Jésuites, les Pères du Saint-Esprit, demeurés seuls dans la colonie, ont assez à faire de subvenir au ministère de leurs 25.000 catholiques,
La population totale de la Guyane française est de 29.000 habitants, dont plus des deux tiers appartiennent à la race noire. Quant aux sauvages, les appréciations les plus sérieuses portent leur nombre à 200.000,
19 Personnel : 1 préfet apostolique et 25 missionnaires de la Congrégation du Saint-Esprit ; Frères de l'Instruction chrétienne (Ploermel) ; Sœurs de Saint-Joseph de Cluny.
20 Œuvres :
les sauvages, 15 églises, 4 chapelles, 10 écoles
12 paroisses et 2 missions chez primaires catholiques, 1 orphelinat, 1 refuge pour les filles. Des hôpitaux, tenus par les Sœurs de Saint-Paul de Chartres, sont attachés aux différents pénitenciers.
Faisons maintenant un peu de statistique comparée, afin de nous rendre compte des progrès du catholicisme dans les différentes missions que nous venons de parcourir,
Statistique comparée. Antilles protestantes el Guyanes.
En 1800 :
catholiques,
10 prêtres, ? églises ou chapelles, 119.000
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