‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 239 sur 478 · ALGER · texte numérisé non relu

ALGER

joie de voir son abbaye de Staouëli devenue le

premier établissement agricole de | Algérie, et les Arabes, qu'on dépcignait comme si hostiles

à l'influence chrétienne, se pressant aux portes

du monastère, pour contempler ces colons si

peu semblables aux autres Européens,

Cependant le gouvernement, fidèle à ses id

lé s fausses en matière relirieuse, avait interdit rivou reuscment au clergé tout essai de prosélytisme aupres des disciples de Mahomet. Sous ra]

port, l'apostolat des missionnaires n'était pas

plus libre que sous les anciens Deys d'Alger : il était beaucoup plus gêné qu'aux Indes ou en Chine, où rien nempêche le prêtre catholique d'annoncer, au péril de sa vie, l'Évangile aux âmes de bonne volonté, L'administration françaisé poussait si loin le scrupule à cet égard, qu'elle donna l'ordre d'enlever des salles de l'hôpital indigène le crucifix, € dont la vue, disait-elle, aurait pu froisser la conscience délicate des Arabes, » Les Sœurs ayant refusé

d'obéir à cette injonction, un blâme officiel fut

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