‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 344 sur 478 · COLONIES ANGLAISES · texte numérisé non relu

COLONIES ANGLAISES

TN Ans les iles malaises, la Grande-Bretagne

étend son autorité sur la partie nord et

nord-ouest de Bornéo; l'est et le sud appartiennent, comme je l'ai dit, à la E lollande.

Le territoire soumis à l'influence politique de l'Angleterre se subdivise lui-même en guatre régions :

19 L'ile Labouan, au nord-ouest de Bornéo, Cette île appartient à la Couronne et compte environ 3.000 habitants, dont 5 Européens.

2 Le Bornéo septentrional, qui est exploité par une Compagnie de marchands de Londres. Il compte environ 3,000 Chinois et 20.000 indigènes de race malaise.

3° Le Brunéi, ou Bornéo proprement dit, petit royaume indépendant, situé à l'intérieur de l'île ; il est soumis à un Rajah musulman. La population, tout entière de race malaise, est d'environ 200.000 habitants.

4° Le Sultanat de Sarawak, qui s'étend tout le long de la côte nord-ouest de Bornéo. Ce petit État fut fondé en 1841 par un riche Anglais, sir James Brooke, qui, avec ses propres ressources, et sans réclamer l'assistance de son gouvernement, s'est imposé aux populations. Son neveu, sir Charles Brooke, lui a succédé il y a quelques années. On compte dans le Sarawak : 40 Européens, 10.000 Malais, 12.000 Chinois, et environ 200.000 sauvages, appartenant aux féroces tribus des Dyaks, encore païennes et anthropophages.

Sous le rapport religieux, ces quatre territoires forment la préfecture apostolique de Labouan et Bornéo. La mission ne compte encore que 482 catholiques, sur une population totale d'environ 450.000 habitants, en majorité païens,bouddhistes ou musulmans. La barbarie des sauvages et le fanatisme des disciples de Mahomet n'ont pas permis à la mission catholique de prendre plus de développement.

L'ile de Bornéo fut évangélisée pour la première fois à la fin du xvue siècle, par le P. Ventimiglia, religieux théatin, envoyé en 1687 par la Propagande. On dit qu'il fit un certain nombre de conversions parmi les indigènes, mais, comme il n'eut pas de successeurs, son œuvre finit avec lui et, quand on reprit la mission de Bornéo, au cours de ce siècle, on ne retrouva dans le pays aucun vestige du christianisme,

C'est à une sorte d'intervention providentielle que fut due la restauration de la mission. Vers 1850, un capitaine de vaisseau espagnol, Charles Cuarteron, ayant fait naufrage dans ces mers dangereuses, semées de récifs et peuplées d'anthropophages, fit vœu, s'il échappait à la mort, de se consacrer au service de DIEU pour porter

l'Évangile à ces populations abandonnées. Sauvé

presque miraculeusement, il accomplit sa promesse et, le 27 août 1855, la Sacrée-Congrégation le nommait préfet apostolique du Bornéo

est exploité le Londres.

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