‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 473 sur 478 · de catholiques devenus les sujets · texte numérisé non relu

de catholiques devenus les sujets

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de la Propagande, qui n'en comptait à peine que 5:000.000 au commencement du siècle.

Au fond, malgré les périls et les tristesses de l'heure présente, nous pouvons avoir confiance : l'avenir est au catholicisme. -- Le protestantisme, comme force envahissante, est fini; c'est une citadelle démantelée de toutes parts, où l'Église de Rome a mis garnison et dont elle occupe les points les plus importants: les vieux schismes de l'Orient crouleraient demain à la lumière de l'histoire, si une grande puissance politique ne maintenait le lien et ne comprimait violemment la liberté des âmes: mais la violence

ne dure pas et s'use très vite par ses propres excès, — Il n'y a en ce moment qu'une grande force capable de faire échec au catholicisme c'est la Révolution.

L'emportera-t-elle définitivement sur l'Église du Curisr ? C'est bien possible, car nous savons par l'Évangile que nous serons vaincus au dernier jour, — Dans ce cas, c'est l'annonce de la | fin des temps, et la victoire définitive du Fils | de Dieu avec ses élus béatifiés dans l'éternité. — Car, là encore, même dans son dernier triom. | phe, Satan sera vaincu.

Müais cette solution, qui est possible, parait néanmoins peu probable, Ce n'est pas la fin du monde qui s'annonce, c'est la fin d'un monde et Île

commencement d'une

nouvelle, — L'Eglise a déjà vu la fin du monde romain, la

ère

fin du moyen-âge; tout semble prédire qu'elle va assister à la fin du monde moderne, et qu'elle présidera aux débuts d'une nouvelle société qui s'annonce déjà. —— Non, un arbre qui, au bout de dix-neuf siècles, porte encore de tels fruits. n'est pas mort et la sève n'est pas épuisée,

Vous dites que l'Église se meurt; prenez garde qu'elle ne se déplace, ce qui serait grave pour vous, gens de la vieille Europe. — J'entends répéter que les vieilles nations catholiques ne

veulent plus du christianisme et qu'elles se laissent glisser tout doucement sur la pente redoutable de l'apostasie. — Je le regrette pour vous; mais c'est pure bonté d'âme de ma part, car nous sommes prêts à profiter de vos folies. — Oh! vous ne voulez plus de prêtres, pour vous recevoir à votre entrée dans la vie et bénir votre tombe, plus de Frères des écoles pour élever chrétiennement vos enfants, plus de Sœurs hospitalières au chevet de vos malades! Qu'à cela ne tienne. Envoyez-nous tous ces dévouements dont vous ne voulez plus, et dont peut-être vous n'êtes plus dignes. Le monde païen les appelle et leur tend les bras. Il ne manque pas ici de pauvres à soulager, d'ignorants à instruire, de nations à civiliser. Si vous êtes assez insensés pour vous dépouiller à notre profit, nous n'avons qu'à gagner à vos fautes, et nous ne refuserons pas le don de Dieu.

Mais plutôt, que DrEu exauce nos prières et conserve à la vieille Europe l'héritage sacré de la foi catholique; qu'il garde surtout ce trésor à

LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIXe SIÈCLE.

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notre chère patrie, à cette noble France qui est, à l'heure actuelle, la nation apostolique par excellence: /es deux tiers des missionnaires sont Français, les quatre cinquièmes des Frères et des religieuses viennent de la France, la plus grande partie d'u budget de l'Apostolat est fournie par la France. Qu'elle le veuille ou non, la chère et douce patrie est encore aujourd'hui le soldat de Du et la protectrice des missions. — Même aux mains de la Franc-Maçonnerie, son épée est toujours l'épée de l'Église, qui combat le bon combat. À l'heure où j'écris ces lignes, la France voltairienne et maçonnique protège les intérêts catholiques en Afrique, dans le Levant, en Chine, en Indo-Chine, au Japon et en Océanie. — Le protectorat des missions catholiques, que les autres peuples voudraient nous enlever, et qui fait notre honneur et notre force à l'étranger, deviendra, je l'espère, la rançon de nos fautes, et la France du XX: siècle, redevenue chrétienne, continuera d'écrire à la pointe de sa noble épée les gestes de Dieu, Gesta Dei per Francos.

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