‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 58 sur 478 · Macri-keui. 1 prêtre, église et chapelle des · texte numérisé non relu

Macri-keui. 1 prêtre, église et chapelle des

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ES AU XIXm SIÈCLE.

vizir disait un jour à M. de Solignac, ambassadeur de France, qu'il aimerait mieux voir à Péra dix ecclésiastiques ordinaires qu'#x seul Jésuite. Bientôt on compta par milliers les schismatiques ramenés à l'unité, les ignorants instruits, les pestiférés soignés dans les bagnes. En moins de deux siècles, de 1583 à 1773, plus de cent religieux de la Compagnie de Jésus moururent de la peste, attestant ainsi le zèle et le dévouement de ces intrépides missionnaires.

Aussi, lorsqu'en 1773, la Compagnie de Jésus fut supprimée, un cri de triomphe s'éleva sur les rives du Bosphore, de la bouche de tous les ennemis de l'Église : tures, grecs schismatiques, arméniens, protestants, etc.

Il semblait qu'avec les Jésuites, c'en était fait du catholicisme oriental. Il n'en fut rien heureusement, mais il se produisit un ralentissement notable dans toutes les œuvres catholiques.

Les Lazaristes, malheureusement trop peu nombreux au début, les remplacèrent à Cons:

tantinople et s'efforcèrent de soutenir au moins les œuvres existantes. Au bout de près d'un siècle d'exil, les Jésuites revinrent, en 1864, travailler dans le vicariat patriarcal de Constantinople. Aujourd'hui, ils y sont au nombre de 45 religieux, appartenant à deux provinces :

1. Province de Sicile. Une maison à Péra, avec chapelle et collège, 120 élèves, 13 prêtres, 4 scholastiques, 5 frères coadjuteurs. Total : 22 religieux italiens.

2. Province de Lyon. Mission d'Arménie (1881), 17 prêtres, 6 frères coadjuteurs, 1 maison de procure à Constantinople, faubourg de Péra, 5 stations cn Arménie, dont il sera parlé ailleurs. Total : 23 religieux français.

tion de la Compagnie de Jésus, les Lazaristes

Lasaristes (1783). Après la destruc-

furent appelés à Constantinople pour les remplacer. Malheureusement ils étaient trop peu nombreux au début, et la Révolt on française, qui survint bientôt, en fermant leur noviciat de Saint-Lazare, allait, pour une trentaine d'années, paralyser les efforts de leur zèle. Ce n'est guère qu'à partir de 1817 que nous les voyons reprendre leurs œuvres dans le Levant, Sur 9 stations qu'ils avaient occupées d'abord, ils ne purent se maintenir que dans 6 : Constantinople, Smyrne, Santorin, Naxos, Salonique et Alep. Plus tard,

ils s'ouvrirent les postes abandonnés de Damas, de Tripoli et d'Antoura, dans le Liban. En 1830, les Lazeristes du Levant formaient déjà une préfecture apostolique avec 9 missionnaires prêtres et 6 frères. L'année suivante, ils ouvrirent à Constantinople un collège qui compta dès le début 80 élèves.

Pour remédier aux deux grands fléaux de l'Orient, qui sont l'ignorance et la misère, les Lazaristes multiplièrent autour d'eux les collèges et les écoles ; ils ouvrirent aussi une imprimerie à Constantinople, pour répandre les bons livres et lutter contre les calomnies des presses protestantes. Quant à la misère effroyable des populations, ils appelèrent pour la soulager les admirables Filles de la Charité, qui couvrirent l'Orient d'hospices, de dispensaires et d'écoles pour l'instruction des jeunes filles, encore jusque-là inconnue des Orientaux. Prodiguant leurs soins évangéliques à tous, sans distinction de cultes et de nationalités, elles virent bientôt se presser, à la porte de leurs maisons, les Turcs, les Juifs, les Grecs schismatiques, les hérétiques de toutes nuances, stupéfaits et ravis d'un dévouement dont ils n'avaient pas même l'idée. Plus d'une fois, le commandeur des croyants et les principaux dignitaires de la Porte ont témoigné de la vénération qu'ils éprouvaient pour ces pieuses héroïnes de la charité catholique, et je crois qu'on peut affirmer, sans exagération, que le spectacle de leurs vertus à plus fait pour attirer au catholicisme la sympathie et le respect de la société orientale, que n'eussent pu faire les travaux et le zèle apostolique de cent missionnaires.

Voici quelle est la situation des Lazaristes dans le vicariat patriarcal de Constantinople.

1 Préfecture apostolique, 31 prêtres, 3 scholastiques, 12 frères. Au total 46 religieux.

1. À Constantinople. 2 stations : Galata, petit s minaire, 23 élèves, et collège annexe, 110 élèves, 16 prêtres, 3 frères, une seconde maison à Galata, église et collège pour les Allemands, 93 élèves,

1 prêtre.

Les Lazaristes de Constantinople desservent encore l'hôpital français de Péra et dirigent plusieurs pieuses associations.

2, En Macédoine. Les Lazaristes sont chargés spécialement de cette province, dans laquelle ils ont 3 communautés : à Salonique, à Monastir et

à Cavalla, 2 égiises, 5 chapelles, 20 stations

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L'ÉGLISE ROMAINE D

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