Mission DE PERSE (Lazaristes
C'est en 1840 que la mission de Perse, interrompue depuis près d'un siècle, fut reprise et confiée aux Lazaristes.
Depuis 1742, époque où l'évêque de Babylone avait quitté Ispahan pour résider à Bagdad, il ne restait plus guère qu'un souvenir de cette antique Église, Les communautés de Jésuites, de Carmes, de Capucins, qui avaient fondé autrefois de beaux établissements en Perse, s'é-
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taient éteintes successivement, pendant la se- tionnaires, les incursions et les brigandages des
conde moitié du dernier siècle, Kurdes, des famines périodiques, amenées par En 1830, la population catholique d'Ispahan | la sécheresse de la contrée et l'incurie du gou-
était représentée par une vieille femme : ct vérnement, voilà autant de causes de souffrances, |
dans toute la Perse, les Lazaristes, quand ils | Les catholiques ont, de plus, beaucoup de vexaarrivèrent en 1840, ne trouvérent pas plus de | tions à endurer de la part des nestoriens et des trois à quatre cents catholiques de tous rites, jacobites,
Malgré ces difficultés, la mission de Perse a
sans ferveur et sans instruction.
Is s'établirent d'abord à Tauris et à Ispahan ; | fait, dans ces cinquante ans, de très consolants mais devant les dispositions hostiles des Armé- | progrès, I] Y à actuellement en Perse environ niens schismatiques, ils furent forcés d'aban- | 10.000 catholiques : 9.100 appartenant aux deux donner ces deux postes pour se fixer à Khosrova | diocèses chaldéens de Salmas (Khosrova) et de et à Ourmiah, |
Depuis plusieurs années, une mission protes- | tante s'était installée somptueusement dans cette | dernière ville, et profitait de l'ignorance du peuple et de la corruption du clergé nestorien pour acheter des néophytes avec ses immenses ressources, À
Séna, 500 au diccèse arménien d'Ispahan, et 150 latins, qui forment le diocèse latin d'Ispahan.
L'arrivée de trois pauvres missionnaires catho- : liques jeta l'alarme au camp de ces messieurs. | Désespérant d'en triompher sur le terrain du | dogme, ils employèrent leur influence et leur or | à les faire chasser du pays, et ils y réussirent, avec l'appui du ministre plénipotentiaire de Russie, La mission, encore au berceau, fut étouffée : le supérieur répassa en Europe, un de ; ses collaborateurs se réfugia en Mésopotamie, et le troisième Lazariste, M. Cluzel, mort archevéque et délégué apostolique, se cacha dans les ! <> villages de la plaine,
Les choses demeurèrent en cet état pendant plusieurs années, L'arrivée de M. de Sartiges, ministre de France, permit aux missionnaires de rentrer dans leurs postes et de reprendre Le Shah de Perse, | leurs œuvres. Depuis 1852, la mission de Perse a toujours joui d'une liberté complète ; les mis- En 1874, Pie IX créa la délégation apossionnaires sont estimés de tous, même des | tolique de Perse, détachée de ceile de la Mésomusulmans, et le gouvernement s'est toujours | potamie et du Kurdistan. Le premier titulaire montré bien disposé pour ses sujets chrétiens, À | fut Mgr Cluzel, Lazariste, élevé à la dignité plusieurs reprises le Shah actuel a témoigné d'archevêque 2x partibus d'Héraclée, avec le <> publiquement de la vénération pour les Sou- | titre d'administrateur de l'évêché latin d'Ispahan, | verains Pontifes Pie IX et Léon XIIL La délégation: apostolique comprend les deux
Cela ne veut pas dire que les catholiques | diocèses chaldéens de Salmas et de Séna, avec n'ont pas à souffrir en Perse. Les musulmans | le diocèse arménien d'Ispahan, A cause du du pays sont généralement moins fanatiques | petit nombre de catholiques de ce rite, le siège que ceux de la Turquie; mais ils détiennent d'Ispahan est administré par le patriarche armétoute la richesse du pays, et les catholiques, ! nien de Constantinople, Presque tous pauvres, sont obligés de travailler I y a, dans la délégation apostolique, 100 | pour eux, La mauvaise administration des fonc- églises où chapelles, élevées en grande partie par
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de ne enr Tan RARIRES
140 LES M'!SSIONS CATHOLIQUES AU XIX°e SIÈCLE,
les Lazaristes, et, sous leur direction, 98 écoles, qui donnent l'instruction à plus de 1.600 enfants, Les Lazaristes, au nombre de 12, et les Sœurs de Charité, au nombre de 20, ont trois stations en Perse :
19 Ourmiah (1841), 4 missionnaires, 1 frère
médecin, 1 Collège, 1 petit séminaire, Les Laza- |
ristes desservent la paroisse d'Ourmiah, qui compte environ 400 catholiques.
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Mgr Augustin Cluze], mx
Les Sœurs de charité ont à Ourmiah des écoles, 1 hôpital, 1 dispensaire,
20 Khosrova (1841), résidence de Myr le délégué apostolique et d'un évêque chaldéen, 5 missionnaires, 1 séminaire pour les chaldéens, 20 à 25 élèves ; il y a dans la province de Khosrova environ 8,000 catholiques, répandus dans 200 villages,
Les Sœurs de Charité ont à Khosrova : rasile,
Archevèque d'Héraclée et délégué apostolique de Perse,
140 garçons, 1 école de filles, 150 élèves, r'orphe linat, 25 enfants, 1 pensionnat.
3° Téhéran (1862), 1 missionnaire, 2 maisons de Sœurs, école de garçons, 8 élèves, école de filles, 32 élèves.
Jusqu'ici, en Perse, l'élément arménien schis matique s'est montré très rebelle à la grâce. C'est surtout parmi les chaldéens que se font les conversions. Si les missionnaires étaient plus
nombreux, les ressources plus abondantes, il est certain qu'en quelques années, les S0.000 nestoriens qui habitent le Kurdistan et le Perse seraient ramenés à la foi catholique.
Quant à la mission protestante d'Ourmiah, maluré les 50.000 dollars de revenu annuel 250.000 francs) dont elle dispose, elle à abouti, de l'aveu de ses chefs, à un insuccès total. Les
évèéques, les prêtres nestoriens, ont accepté avec
L'ÉGLISE ROMAINE ET LES ÉGLISES DU RIT-UNI, 1800-1890, ME | les reconnaissance l'argent des Américains, mais relève du vicariat patriarcal de Constantinople | pas un seul n'a voulu embrasser leur foi. Il en et remonte à 1845. On a vu, dans le chapitre le est de même chez le peuple, qui regarde les septième, comment les Capucins de la mission en, protestants comme des athées, du Caucase furent chassés de Tiflis, en 1844, | ns, Statistique comparée de La mission de Perse, par les Russes, Arrivés à Trébisonde, au mois o4- En 1800, 0; en 1850, ?; en 1800, 150 latins, | de janvier 1845, ils écrivirent à la Propagande, ins qui leur permit de s'établir dans ce pays. Quel. ques années plus tard, la mission fut élevée à ile, ; PRérEe lURE MPOSTOLIQUE DE LA Mer la dignité de préfecture apostolique. NotkE (Capucins). La préfecture de la Mer Noire comprend La préfecture apostolique de la Mer Noire toute la côte sud depuis Batoum jusqu'au Bcsr y mere — | | \ } Î TRÉBIZONDE, d'après une photographie. | | phore, Le poste de Varna, dans la lurquie d'Eu | 4 indiquées plus haut, Les Frères des Écoles | rope, lui fut donné à l'époque de la guerre de | chrétiennes et les Sœurs de Saint-Joseph ont > est Crimée ; depuis, il a été rattaché, comme je l'ai | des écoles florissantes dans la préfecture. | es dit, au diocèse de Nicopolis, Les quatre postes Le nombre des catholiques latins de la pré- | rs | | principaux de la mission sont : Erzeroum, évèché | fecture m'est inconnu, mais il est certainement arménien, Trébizonde, autre évéché arménien, | peu considérable. | ih, : | Siope et Samsoun,dans le diox èse de lrébizonde, th él ï | Les religieux Capucins qui desservent la pré — — = = | . + / fecture de la Mer Noire sont au nombre de 13, 8, —- PRÉFECTI RE APOSTOLIQUE DE MARDIN | .6S yat 7 prêtres et 6 frères. [Is ont 3 colises et plusieurs ({ apucins}, | rec | chapelles, $ stations accessoires, en dehors des Les religieux capucins avaient, au XVI siè- | 5 , à « Nef la : ; FRA | - Ce Lu: |
cle, en Mésopotamie et dans l'Arménie, une mission qui s'étendait d'Alep à Bassora et à Ispahan, La Révolution française ruina toutes leurs fondations, et, jusqu'en 1841, les missions des Capucins dans le Levant demeurèrent abandonnées,
L'œuvre que la Révolution française avait détruite, la Révolution espagnole de 1834 la rétablit, en chassant sur tous les chemins de l'exil les religieux espagnols. En 1841, le Père Nicolas Castells, mort en 1873, délégué apostolique de la Mésopotamie, arriva dans ce pays,
Mgr Timothée Attar, Archevêque chaldéen de Diarbékir, administrateur du diocèse de Mardin, vicaire patriarcal de l'Église catholique chaldéenne.
avec trois religieux espagnols exilés comme lui.
Les Pères s'établirent d'abord à Orfa et à Mardin, puis ils se répandirent peu à peu dans le nord de la Mésopotamie et l'Arménie Seconde. Actuellement la préfécture apostolique s'étend dans les quatre diocèses arméniens de Mardin, de Diarbékir, de Karpouth et de Malatia. Elle est limitée, au sud et à l'est, par la mission dominicaine de Mossoul, au nord, par la préfecture des Capucins de la Mer Noire, au nord-ouest,
par la nouvelle mission des Jésuites dans la Grande Arménie, à l'ouest, par le vicariat apostolique d'Alep.
Les missionnaires occupent cinq résidences principales : Mardin, Diarbékir, Karpouth, Malatia et Orfa,
19 Mardin, résidence du préfet apostolique, d'un archevêque arménien et de deux évêques, chaldéen et syrien, 8.934 catholiques, à savoir : 5.500 arméniens, 2.700 syriens, 700 chaldéens, 34 latins ; contre 130.000 musulmans, 800 yasidis, 51.500 jacobites, 2.600 protestants, Outre le préfet apostolique, il y a, à Mardin, 3 missionnaires capucins, 5 religieuses franciscaines, 2 écoles, 225 garçons et 400 filles.
29 Diarbékir, Résidence de trois archevêques, chaldéen, arménien et syrien, 5,504 catholiques, à savoir : 3.000 arméniens, 1.900 chaldéens, 460 syriens, 120 grecs melchites, 24 latins ; contre 166.000 musulmans, 38.700 arméniens schismatiques, 2.000 jacobites, 800 grecs schismatiques, 3.000 protestants et 150 juifs.
Il y a à Didrbékir : 4 missionnaires capucins, 4 sœurs franciscaines, 1 école de filles, 200 élèves.
3° Karpouth. L'évêque arménien catholique réside à Mesré, près de Karpouth. 2.485 catholiques, à savoir : 1.580 arméniens et 905 latins ; contre 150.000 musulmans, 61.970 arméniens schismatiques, 1.000 grecs schismatiques, 400 jacobites, 3.600 protestants.
Il y a 4 missionnaires en résidence à Karpouth et à Mesré ; 2 écoles, 95 enfants ;
4° Mälatia (l'ancienne Mélytène, capitale de l'Arménie Seconde). Résidence d'un évêque arménien catholique. 1.925 catholiques, à savoir : 1.640 arméniens, 100 syriens et 185 latins, contre 125.000 musulmans, 13.000 arméniens schismatiques, 400 protestants. I y a, à Malatia, 2 missionnaires, 1 école, 200 garçons.
50 Orfa (l'ancienne Edesse) dans le diocèse arménien de Diarbékir, 1.000 catholiques de tous rites, contre 110.000 musulman, 15.000 arméniens schismatiques, 4.000 jacobites, 2,500 protestants et 500 juifs.
Il y a 2 missionnaires et 3 sœurs franciscaines en résidence à Orfa, 2 écoles, 180 enfants.
[y à dans la préfecture : 11 missionnaires capucins, 5 frères et 8 tertiaires. Les Sœurs
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franciscaines de Lons-le-Saunier sont au nombre de 5 P
La mission compte 6 églises et 9 chapelles de rit latin.
Statistique comparée de la Préfecture de Mardin.
En 1800 1850 1890 o [ 1.348 Latins, PAP