‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme]Chapitre 114 sur 404 · Sir E, Tennent, ch · texte numérisé non relu

Sir E, Tennent, ch

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des âmes. Une complète indifférence à toute religion exprime la condition réelle de la plupart de: prétendus convertis (1). »

Ecoutons maintenant le R. James Selkirk :

€ Les bouddhistes restent toujours attachés à leurs mœurs ; les catholiques sort inébranlables dans leurs vaines superstitions ; la majorité des protestants, européens ou indigènes, montrent une indifférence déplorable pour la religion (2). »

€ Les résultats de la mission anglicane, écrit de son côté le R.. Pridham, ont été presque entièrement négatifs, Le christianisme (lisez : le protestantisme) va à la dérive (3). »

Ils n’ont pas mieux réussi dans l’œuvre des écoles, pour jaquelle ils ont cependant des ressources presque illimitées : € Ces écoles, écrit encore le R. Brown, autrefois si nombreuses et si bien fréquentées, sont tombées dans un état fort triste et ont fait peu de bien. Des enfants qui avaient reçu là toute leur éducation, devenus adultes, fréquentent les temples des idoles. Le mécompte est général dans toutes les parties de la mission (4). »

Malgré la pénurie de leurs ressources; les catholiques ont vaillamment accepté la lutte sur le terrain de l’école. C'était pour eux une question vitale, je l'ai dit. En 1836, à l'érection du vicariat, il n’y avait encore rien. En 1843, nous trouvons déjà 1.210 élèves catholiques dans nos écoles. En 1865, * sont 2,500 ; en 1873, 7.388 ; en 1880, 19.25. C'est une progression continue et rapide. Autrefois la majorité des catholiques allaient étudier chez les protestants : aujourd'hui, ce sont les familles protestantes qui envoient leurs enfants étudier chez nous.

in. PROVINCE DE PONDICHÉRY. Yi

A province ecclésiastique de Pondichéry LL est celle où la foi a fait le plus de progrès en ce siècle, puisque le chiffre des catholiques s'y est élevé de 42.000 à 43 3.869 (5), c'est-à-dire qu'il a plus que æécuplé en ce siècle.

Les commencements furent pourtant bien diffciles, à cause du petit nombre des missionnaires, du manque absolu de ressources, et des intrigues des prêtres de Goa, qui nous forcèrent à nous retirer, pendant plusieurs années, du Maduré, du Tanjore et du Maïssour. Pendant plus de cinquante ans, ces belles contrées, qui avaient été le théâtre des exploits apostoliques de saint Jean de Britto, de Robert de Nobili et de tant de saints missionnaires de la Compagnie de Jésus,

1. R. Brown, Histoire de la drobagation du christianisme, 1er vol.

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