‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme]Chapitre 116 sur 404 · ALEXANDRE VII · texte numérisé non relu

ALEXANDRE VII

dras, 500 :'èves; un institut St-Joseph pour Européen. .t métis, 76 élèves : plusieurs pensionnats anglais, environ 1.500 élèves ; 59 écoles paroissiales ou orphelinats, 3.240 enfants.

a SK 1V.— PROVINCE DU MALABAR. Df>

LEUR arrivée dans l’Inde, en 1499, les Por- À tugais trouvèrent au Malabar environ 100.000 chrétiens, dits de Saint-Thomas. Tous étaient nestoriens ou jacobites, et ils recevaient alternativement leurs évêques du patriarche nestorien de Babylone ou du patriarche jacobite de Mossoul,

Au bout d’un siècle de prédications presque toute la nation abjura l’hérésie, au concile d'Udiamper, 1569 ; mais l’union ne dura guère qu'un demi'siècle. En 165 3,les catholiques syriens du Malabar, exaspérés des exactions des Portugais, se souicvèrent contre eux, chassèrent les missionnaires portugais, et renoncérent à la foi catho-

lique ; quatre cents familles seulement, environ 2.000 âmes, demeurèrent fidèles.

Le Pape Alexandre VII, sentant le besoin de séparer la question religieuse de la question politique, enleva, en 1658, les Syriens à la juridiction de l'évêque portugais de Cochin, pour les confier aux Carmes déchaussés, qui depuis 234 ans sont demeurés chargés de la mission malabare, Ils y ont travaillé avec succès : sans parler des catholiques du rit latin, le nombre des catholiques du rit syro-chaldéen dépasse actuellement 200.000, contre environ 50.000 qui sont demeurés dans l’hérésie, Ces derniers ont à leur tête 1 archevêque avec 5 évêques, 100 prêtres et 54 églises. Le métropolitain seulest reconnu par le gouvernement anglais,

Les protestants ont beaucoup travaillé pour |

attirer à eux les hérétiques du Malabar. Pendant longtemps, ils ont soutenu de leurs deniers le séminaire nestorien ; les évêques anglicans n'ont pas rougi d'appeler à Londres et de combler de prévenances le chef religieux de ces sectaires, qui, détruisant toute l'économie du mystère de l’Incarnation, nient implicitement la divinité de JÉSUS-CHRIST.

Les écrivains protestants ont fait l'éloge de la pureté et de l'antiquité de l’Église nestorienne. Toutes ces avances ont été en pure perte ; ils n'ont pas converti un seul nestorien, mais ils les ont confirmés dans leurs préjugés sectaires et leur éloignement de Rome ; c’est toujours autant de gagné!

Jusqu'en 1853, la mission du Malabar forma le vicariat unique de Vérapoly. A cette époque, le Saint-Siège érigea les deux vicariats de Mangalore, au nord, et de Quilon, au sud. En 1878, le vicariat de Mangalor® fut donné aux Jésuites. Enfin, à l'établissement de la hiérarchie, le Malabar forma une province ecclésiastique ainsi divisée : archevêché, Vérapoly ; 1 évêché suffragant, Quilon ; 3 vicariats apostoliques de rit syriaque, Trichoor, Cottayam et Ernaculam.

Voici le tableau des accroissements de la mission du Malabar, au cours de ce siècle :

En 1880 : 1 vicaire apostolique, 3 missionnaires carmes, Rit latin: ? prêtres indigènes, 2 églises ou chapelles, environ 40.000 catholiques. Rit syriaque: ? prêtres indigènes, ? églises ou chapelles, environ 40.000 catholiques,

En 1895 : 1 province ecclésiastique, 1 archevêque, 4 évéques (dont 3 vicaires apostoliques), 31 missionnaires européens, 55 prêtres indigènes de rit latin, 41: prêtres indigènes de rit syriaque, 469 églises ou chapelles, et 401.016 catholiques, sur une population totale de 5.200.000 soit, en tenant compte des 80.000 catholiques appartenant au diocèse portugais de Cochin, un peu moins de 1/10.

I. — L'archidiocèse deVérapoly, confié aux Carmes déchaussés,compteenviron 60,844 catholiques sur 1.200.000 habitants. Outre le séminaire central, qui compte seulement 8 étudiants, il a plusieurs écoles supérieures et 140 écoles paroïssiales, qui donnent l’enseignement à 5.900 enfants; 4 couvents de tertiaires, 1 grand hôpital avec dispen-

saire, plusieurs orph

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