‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme]Chapitre 57 sur 404 · ILLE · texte numérisé non relu

ILLE

cure à Constantinople, faubourg de Péra, 5 sta-

tions en Arménie, dont il sera parlé ailleurs, Total : 23 religieux français.

IV. — Lazsaristes (1783). Apres la destruction de la Compagnie de Jésus, les Lazaristes furent appelés à Constantinople poux les remplacer, Malheureusement ils étaient tcop peu nombreux au début, et la Révolution fraiçaiss, qui survint

| bientôt, en fermant leur noviciai de Saint-

Lazare, allait, pour une trentaine d'années,

paralyser les efforts de leur zèle, Ce n’est guère qu’à partir de 1817 que nous les voyons reprendre leurs œuvres dans le Levant. Sur 9 stations qu'ils avaient occupées d'abord, iis ne purent se maintenir que dans 6 : Constantinople, Smyrne, Santorin, Naxos, Salonique et Alep. Plus tard, ils s’ouvrirent les postes abandonnés de Dames, de Tripoli et d’Antoura, dans le Liban. En 1839, les Lazaristes du Levant formaient déjà une préfecture apostolique avec G missionnaires prêtres et 6 frères. L'année suivante, ils ouvrirent à Constantinople un collège qui compta dès

le début 80 élèves.

Pour remédier aux deux grands fléaux de

l'Orient, qui sont l'ignorance et la misère, ies » q ,

Lazaristes multiplièrent autour d'eux les collères et les écoles ; ils ouvrirent aussi une imprimirie à Constantinople, pour répandre les bons livres et lutter contre les calomnies des presses protestantes, Quant à la misère effroyable des populations, ils appelèrent pour la soulager les admirables Filles de la Charité, qui couvrh ent l'Orient d'hospices, de dispensaires et d'écoles pour l'instruction des jeunes filles, encore jusque-là inconnue des Orientaux. Prodiguant leurs soins évangéliques à tous, sans distinction de cultes et de nationalités, elles virent bientôt se presser, à

| Ja porte de leurs maisons, les Turcs, les Juifs,

les Grecs schismatiques, les hérétiques de toutes nuances, stupéfaits et ravis d’un dévouement

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