SC XIII. — DIOCÈSE DE CANDIE
12 ne l'année 1669 jusqu'à 1874, le siège épiscopal de Candie demeura vacant, et l'île fut administrée par les RR. PP. Capucins de la préfecture apostolique de l’Archipel. A cette époque, Pie IX se décida à relever l’ancien siège de Saint-Tite et Mgr Cannova, Capucin, en fut le premier titulaire, Le diocèse de Candie est suffragant de l'archevêché de Smyrne (Asie- Mineure).
Il y a dans le diocèse : 1 administrateur apostolique, 5 prêtres et 4 frères, de l'Ordre des Capucins.
Communauté de femmes: Sœurs de Saint- Joseph de lApparition, 5 Sœurs,
3 paroisses et 1 mission, 3 églises et 2 chapelles, 600 catholiques sur 360,000 habitants ; 5 écoles, 85 enfants, 1 orphelinat, 1 dispensaire.
Statistique comparee du diocèse de Candäïe.
Délég. apost. 250 cath. 300 Evêché 600 cath.
Après avoir étudié en détail chacun des groupes catholiques de la Péninsule des Balkans, nous allons reprendre tous ces chiffres pour avoir l'ensemble,
Siatistique comparée des Missions de la Peninsule des Balkans.
En 1800 1850 1890
d’un siècle, l'Eglise romaine a rétabli la hiérarchie dansla Bosnie, l’'Herzégovine et la Roumanie ; elle a créé les trois sièges archiépiscopaux de Sérajewo, de Bucharest et de Scutari, rétabli les sièges épiscopaux de Banjaluka, de Trébigne, de Mostar, de Jassy et de Candie, érigé pour les Bulgares unis les deux vicariats apostoliques de Thrace et de Macédoine. En même temps, les Ordres religieux se sont multipliés. dans tout le pays ; les églises, les écoles se sont élevées de toutes parts. À l’heure actuelle, le catholicisme, malgré l’exigutté de ses ressources, est en état de lutter contre l'or de l’Angleterre protestante et l'influence de la Russie.
Le seul danger sérieux, c'est de voir le colosse moscovite s'emparer de Constantinople, but suprême de ses convoitises en Europe. Ce serait l’anéantissement de toutes ces petites nationalités de la Péninsule des Balkans, un coup mortel porté à l'influence occidentale par la résurrection de l'empire de Byzance, et l'écrasement du catholicisme au profit du schisme oriental. Beaucoup de bons esprits, Donoso Cortès en particulier, ont cru voir dans la Russie le châtiment de l’Europe apostate et révolutionnaire, Napoléon Ier pensait de même: € Avant un siècle, a-t-il dit, l'Europe sera républicaine cu cosaque. » La prophétie paraît en train de se vérifier.
Puisse la divine Providence écarter de son Eglise ces sombres éventualités ; puissent les intrigues et les iniquités de la politique humaine ne pas venir arrêter la régénération catholique de l'Orient ; ou bien, si ces tristes prévisions doivent se réaliser un jour, bientôt peut-être, que DIEU donne aux prêtres et aux fidèles le courage et l’héroïsme