‹ Les missions catholiques françaises [microforme]Chapitre 67 sur 105 · partie , Sont · texte numérisé non relu

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un certain nombre de parsis où adoratéurs du feu, comme les Guêbres de la Perse, 1ls sont en effet d'origine persane.

La majorité suit le brahmanisme. Les brahmines ont recueilli les chants et les hymnes antiques qui renfermaient les traditions religieuses. La réunion de ces chants forme les livres sacrés, les codes indous, védas communiqués aux brahmines par Brahma : ils sont écries en sanscrit (langue pure),

Les quatre fils de Brahma ont produit les quatre sectes principales et leur ont donné leurs noms.

Le caractère des Indous est indolent, fourbe ét lâche, chez eux la paresse est à l’état de besoin ; la chaleur du climat y est pour beaucoup. :

Plus de 26 langues sont parlées dans l'Inde ; elles dé< rivent presque toutes du sanscrit ou du pali. Les princia pales sont : le kanara, le mabhratte, le tamoul, le bengali, le telinga et le malabar.

L'histoire ancienne de l’Inde est très-fabuleuse, A son origine, comme tous les peuples qui commencent, elle était partagée en une foule de petits royaumes. Son his-

toire vraie ne commence pour nous qu’au x° siècle de

notre ère. Nous ne connaissons les événements antérieurs que par les Grecs et les Arabes. Cependant dans l’antiquité, Alexandre soumit le Pendiavb, empire de Porus, jusqu’à l'embouchure de l’Indus ; Séleucus Nicator descendit jusqu’au Gange, il établit des relations commerciales entre ses sujets et les Indous ; les rois Lagides d'Égypte y envoyèrent des flottes. Plus tard des ambassades indiennes viennent à la cour de Byzance et au vi siècle, le moine Cosmas Indicopleustes y rapporte le ver à soie de l'Inde, Enfin, vint le tour des mahométans ; ils s'emparèrent des bords de l'Indus en 107. Mahmoud le Ghaznévide soumet l'Inde jusqu'au Bengale en 1034, De 1285 à 1289, les Ghourides en font la conquête en:

tière. Ils sont remplacés par les Afgans qui deviennent tributaires des fils de Gengis-khan. A ceux-ci, succèdent les Fatans et en 1398 apparaît la dynastie de Tamerlan qui s'éteint en 1413. C’est Baber, l'un des petits-fils de cet empereur, qui fonda en 4450 l'empire du grand Mongol disparu à la fin du siècle dernier. Quelque temps après en 4497, Vasco de Gama arrivait sur la côte occidentale de l'Inde, il établissait de nombreux établissements portugais ; continuant ainsi jusqu'au japon, dans les mers de Chine, le développement de la puissance coloniale portugaise dont les premiers établissements commençaient au Sénégal. Bientôt les Hollandais leur enlevèrent. une partie de leurs comptoirs; ils ne tardèrent pas eux-mêmes à être supplantés par les Anglais dans le Bengale. Pendant que ces nations commerciales se disputaient l'empire des mers, la France s'établissait à Pondichéry. Elle profitait de la dissolution de l'empire mongol pour s'emparer d'un immense territoire. Dupleix et Labourdonnay en 1756 lui auraient donné l'Inde méridionale, si la cour de Louis XY ne les eût pas abandonnés à eux-mêmes. Les querelles de ces deux officiers, la mauvaise administration de Lally-Tollendal et la révolution compromirent notre colonie. Celle-ci permit aux Anglais de s'emparer de tous nos établissements. Insensiblement, ces habiles insulaires se sont créés dans l'Inde par la ruse, par l'argent et par les armes un empire de deux cents millions de sujets. Après 1815, quelques comptoirs nous furent rendus, mais ce sont plus que des souvenirs de notre puissance déchue.

Aujourd'hui, les Anglais, maîtres des bords de tout le golfe du Bengale, ont divisé l'Inde en trois gouvernements ou présidences, La présidence du Bengale, cheflieu Calcutta; celle de Bombay et celle de Madras. Un vice-roi résidant à Calcutta est chargé du gouvernement cenirai de ia Péninsuie.

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Le chriftianisme fut porté dans l'Inde par l’apôtre saint Thomas, Didyme (jumeau). Suivant une ancienne tradition, il serait descendu jusque dans l'île de Taprobane, Ceylan pour les uns et Sumatra pour les autres, et aurait subi le martyre à Talamine, la Meliapour des Indiens, San-Thomé des Européens. Cette ville est située sur la côte orientale de l'Inde ou côte de Coromandel, Saint Thomas et ses successeurs fondèrent donc dans cette partie de l'Inde une chrétienté importante ; ses rapports avec la Perse l’entraînèrent dans l'hérésie de Nestorius et ensuite dans celle des Jacobites. Plus tard, ces chrétiens, connus sous le nom de chrétiens de saint Thomas, passèrent de la côte de Coromandel à celle de Malabar, plus rapprochée de la Perse. Elle est située à quelque distance de Calicut, entre les Ghattes et la mer où ils habitent encore. C’est là que vinrent s'installer les uniques évêques que leur envoyait le patriarche nestorien de Ctésiphon ou Seleucie. Ils suivent encore le rit nestorien ou syro chaldéen, D'asord persécutés, ils acquirent bientôt une certaine influence. Au 1x° siècle, un marchand arménien nommé Canna, ayant rendu des services im. portants aux rois du Malabar, s’en servit pour faire accorder quelques priviléges à ses co-religionnaires. En conséquence, les chrétiéns du Malabar furent déclarés nobles de la caste militaire. Après s'être formés dans des guerres heureuses pour le compte de leur souverain, ils se rendirent indépendants: mais ils ne tardèrent pas à être écrasés sar le nombre de leurs ennemis. Leur centre était la ville de Cochin, résidence de l'évêque; c’est là que venaient les Manciscains auprès du métropolitain catholique de la Haute-Asie, avant de se rendre dans les missions de Chine. Ils les ramenèrent à l'unité catholique. Lorsque les Portugais abordèrent dans l'Inde près de Calicut, Mar-Yacob, métropolitain du Malabar, reven-

diquait le titre de métropolitain de Chine et des Indes,

e, cent ans après, Mar-Joseph qui vint mourir à Rome, port ce même titre. Quoi qu'il en soit, un grand nombre de ces chrétiens retournés au schisme furent convertis par les jésuites ; quant à ceux qui sont restés dans l'erreur, leur ignorance est semblable à celle des Jacobites de l'Orient : ils ne savent plus ce qu’ils doivent croire.

Lecr évêque réside actuellement à Vaypicotta, il est l'instrument inutile des sociétés bibliques.

ARTICLE II

Missions anciennes.

Lorsque, Vasco de Gama touche les rivages de Calicu! en 1498,1lles chrétiens malabars étaient réduits à un tel état de misère qu’ils considérèrent les Portugais comme des libérateurs. Leurs pressentiments se réalisèrent, En 1500 les premiers missionnaires franciscains arrivèrent avec Cabral, Ils furent suivis par les dominicains 4 ces derniers s'établirent en 1503 à Cochin, ‘ils ne firent pas des missions véritables. Cet apostolat était réservé aux franciscains. Ces religieux fondèrent de nombréux établissements, des colléges, etc., à Goa, capitale des possessions portugaises, à Salsette et à Bassain ainsi que dans beaucoup d'autres localités. Pendant quarante ans jusqu’à l’arrivée des jésuites, ils furent à peu près les seuls apôtres de l’Inde. Goa en devint le premier évêché en 1534. Son premier évêque fut le franciscain Jean d'Albuquerque.

C’est à l’occasion de l'érection du siége de Goa, que fat accordé par le Saint-Siége, aux rois de Portugal, le

fameux droit de patronage sur les églises des Indes. Les

Portugais étant la première nation européenne installée

dans la Haute-Asie, leurs rois, qui avaient mérité le nom

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de majestés très-fidèles à cause de leur dévouement. à l’Église, devinrent naturellement les protecteurs des mis-. sions. Protection trop souvent payée au prix de conditions onéreuses ! toujours elle tourna à l’assujettissement de l’Église et souvent au schisme. Les. rois de Portugal voulurent se faire accorder par le Saint-Siége le monopole des missions. Question religieuse masquant une question politique ! Il leur aëcorda en effet l'honneur d’être les patrons ou protecteurs de cellas des Indes et de Chine à certaines conditions. Mais, pour bien juger cette question, tant de fois dénaturée, il est nécessaire de connaître le traité conclu entre le Saint-Siége d’une part et le gouvernement de Portugal de l'autre. Voici les clauses de ce contrat : 4° Aucun évèque ne devait être nommé aux siéges existants sans le consentement du roi de Portugal ; 2° le Saint-Siége ne pouvait ériger de nouveaux évêchés sans sa participation ; le roi devait présenter les candidats; 3° aucun missionnaire ne pouvait venir dans les Indes que sur des navires portugais et avec la permission de ce gouvernement ; 4 tout missionnaire d’une autre nation était par le fait même dénationalisé,

il devenait sujet portugais; 5° les brefs, les bulles et

autres actes du Saint-Siége devaient être approuvés et confirmés expressément par le roi. D’un autre côté, le gouvernement portugais s’engageait 4° à pourvoir dans le pius bref délai à la vacance des siéges épiscopaux; 2° à subvenir à tous les besoins des missions, à leur donner les secours nécessaires pour l'entretien des évêques, des missionnaires et de leurs œuvres. Le patronage était nécessairement restreint aux possessions portugaises, car ces stipulations ne pouvaient engager toute autre nation qui viendrait s'établir dans leur voisinage. Bientôt le Portugal ne put faire face aux besoins des missions ; il resta

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les siéges vacants. Les clauses du contrat n'étant pas ob-

servées de son côté; par conséquent le Saint-Siége se trouva dégagé de conditions aussi onéreuses et restrictives de son droit imprescriptible d’évangéliser tous les peuples, et les missionnaires furent débarrassés d’inconvénients fort graves. En effet, le Portugal leur donnait ses fournitures en nature, de telle façon qu'il leur fallait, par des procures onéreuses, échanger ces denrées contre d’autres nécessaires à la vie. Ils furent donc forcés de se livrer à un commerce compromettant qui occasionna les aCCusations de négoce répandues contre eux. En conséquence, le Saint-Siége envoya des missionnaires de la Propagande dans les Indes avec des pouvoirs particuliers. D'un autre côté, Louis XIV en 1694, voulut soustraire les nombreux missionnaires français à la dépendance du Portugal. Alors, en même temps que la compagnie des Indes, fut fondée la Société des missions étrangères de Paris. Elle envoya aussitôt des missionnaires français dans les Indes. De là, des conflits perpétuels entre les déux cours, ainsi qu'entre les vicaires apostoliques et les évêques portugais. Le patronage faisait donc, en cutre, une position fausse à tous les missionnaires qui passaient pour être les agents politiques et commerciaux des deux nations rivales. Ces conflits sans cesse renaissants entravèrent les missions qui auraient atteint un degré de prospérité très-grand si l'obéissance au Saint-Siége avait toujours été observée. La bulle de patronage ne fut supprimée qu’en 1840 par Grégoire XVI. Cependant le gouvernement portugais ne voulant, ni ne pouvant supporter les charges qui lui incombaient, persista ridiculement à vouloir exiger du Saint-Siége l'observation des clauses du contrat que depuis plus d’un siècle il n’observait pas lui-même. Telle est l’origine et l’histoire de ce droit de patronage. Depuis Pékin, le Japon jusqu’en Afrique, il servit à asservir l'Église, sous prétexte de protection, én l'empêchant d'accomplir sa mission; à provoquer des

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persécutions et à détourner les chrétiens de l’obéissance à leurs évêques légitimes. Les dernières conséquences directes furent le schisme de Goa qui fait du roi de Portugal un pape travesti.

En 1542, François-Xavier vint à Calicut et à Cochin et convertit un grand nombre de Malabars. 11 fut suivi d’autres jésuites qui fondèrent des établissements dans toute l’Inde depuis Ceylan jusqu’au Thibet. En 1557, le Saint-Siége érigea Goa en archevôché avec les siéges de Cochin et de Malacca pour suffragants et en 1659 les nestoriens malabars se réunirent à l’Église dans le concile de Diamper. Ils acceptèrent, en 1604, le père Rogz comme évêque d’Angamala; cinq ans après, cette ville devint l'archevèché de Cranganor. En 1579, l’empereur du grand Mongol Akbar ayant appelé les jésuites à sa cour, ils profitèrent des bonnes dispositions de ce prince . pour fonder de nouvelles chrétientés. Alors cet État vit deux brahmines convertis, élevés à l’épiscopat : Custode de Pinho, évêque d'Hiéropolis, vicaire apostolique du grand Mongol, de Vizapour, de Golconde, commissaire du.

Saint-Siége pour le Malabar, et son successeur l’évêque de

Chrysopolis. Pendant ce temps le père dei-Nobili, établi dans le Maduré, convertissait 100,000 indiens, fondait les paroisses de Tanjore, Trichinopoli, etc. Mais bientôt la nouvelle église paya son tribut aux persécutions. lin 4583 cinq jésuites portugais étaient massacrés par les mahométans dans l’île de la Sulsette, c'étaient les pères 4Aquaviva, Pacheco, Borna, Francisco et Aranha dont les corps sont conservés dans la chapelle de l’ancien novi- Ciat de Goa (choraä). Quelque temps après, ils furent obligés de se retirer du Thibet où les missionnaires capucins les remplacèrent. Après 35 ans d'aposiolat, ceux-ci descendirent au Népaul et vinrent fonder les missions d'Agra et de Dellhi où ils sont encore. En 1653, les jé- Suites cédaient le Malabar aux Carmes qui l’évangéli-

sèrent depuis cette époque. C'est ce qui occasionna le retour au schisme d’une partie des chrétiens de saint Thomas. Les missions indiennes prospérèrent pendant un siècle entre des alternatives de faveurs et de disgrâces. L'expulsion des jésuites portugais en 1759 leur porta un coup irréparable; les religieux français restèrent plus longtemps que les premiers, mais insensiblement les malad'es et la mort les firent disparaître.

Les lazaristes portugais à Goa, les carmes italiens au Malabar et les prêtres français des missions étrangères, succédèrent aux jésuites, et toutes les possessions portugaises de la côte de Malabar tombèrent entre les mains des Hollandais. Ceux-i, grâceà l'influence de l’empereur d'Allemagne, Léopold Ier, pérmirent, en 1698, à douze missionnaires de la Propagande de s'établir dans leurs nouvelles conquêtes. Alors les Portugais suscitèrent des obstacles à la conversion des Indiens ainsi qu'au retour des schismatiques à l’unité, Les guerres sanglantes de Tippo-saïb, celles des Anglais et des Français qui se disputaient l'empire de l'Inde, les événements de là révolution française arrêtèrent l'essor des missions. Elles languirent jusqu'à ce que de nouveaux missionnaires pussent aller remplacer ceux qui étaient morts au pied de la croix, désolés, mais non découragés.

Les missions de l’Inde ne furent réorganisées qu’en 1838 par Grégoire XVI. Il abolit les évêchés portugais et érigea deux nouveaux vicariats apostoliques. Pie IX subdivisa les circonscriptions existantes en nouveaux vicariats. Aujourd’hui, l’Inde en contient vingt; ce sont : l’archevêché portugais de Goa, les vicariats apostoliques d’Agra, de Patna, du Pendjaub, dirigés par les capucins italiens mélés de quelques Français; de Bombay, du Malabar, de Mangalore, de Q'ilon, d'Hyderabad, confiés aux Carmes italiens ; de Madras, desservi par les missionnaires irlandais; de Calcutta et du Bengale central, où se

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trouvent des jésuites allemands et des missionnaires de Milan; du Bengale oriental, confié aux missionnaires français de la congrégation de Sainte-Croix du Mans ; de Visigapatam, appartenant à la congrégation française de Saint-François de Sales; du Maduré, desservi par les jésuites français; de Pondichéry, du Coïmbatour et du Maïssour, évangélisés par les missionnaires français des missions étrangères; et dans l’île de Ceylan, ceux de Jaffnapatam et de Colombo, dirigés, le premier par les missionnaires français de la congrégation des Oblats de de Marie; et le second par les carmes italiens.

ARTICLE III

Missions françaises de l'Inde, — Société des missions ; étrangères.

SI. Vicarigt apostolique de Pondichéry.

La mission de Pondichéry a été fondée en 1690, par des jésuites qui avaient été obligés de quitter le royaume

de Siam. Après la suppression decet ordre religieux, elle

fui érigée en vicariat apostolique en 1797 et administrée par les prêtres de la société française des missions étrangères. Alors, il renfermait le Maïssour, le Coïmbatour et le Maduré. En 1836, les pères jésuites français revinrent prendre possession de cette derrière province. En 1846, le Coïmbatour et le Maïssour en furent également distraits. Depuis cette dernière année, Pondichéry forme un vicariat apostolique. IL a 45 lieues du nord au sud et 50 de l’est à l’ouest ; il est borné au nord-ouest par le Maïssour, à l’ouest par le Coïmbatour et au sud par le Ma: duré.

Il a eu pour évêque Mgr Bonnand, évèque de Drusipare, qui à évangélisé les quatre provinces péndant 35 ans, Ce prélat élail venu dans ces contrées en 1825, il fut

sacré évêque en 4837 et mourut en 1857. De cette année à 1868, Mgr Godelie, évêque des Thermopyles, l’adminstra, Depuis 1868, c'est Mgr Laouënan qui en est le vicaire apostolique.

Il yaà Pondichéry deux juridictions ecclésiastiques : cello du vicaire apostolique sur les Indiens, et celle du préfet apostolique de la colonie française. Tous les blancs,

Ou autrement dit les gens à chapeau, sont ses administrés. |

Établissements de la mission :

1° Pondichéry, principale ville de la côte du Karnatic, partie sud de celle de Coromandel, prise et reprise par les Angiais ; ils nous la restituèrent en 1813 avec une lieue carrée de terrain pour luiservir de territoire. Pondichéry est À 143 kilomètres au sud-ouest de Madras, par 40° 55’ de latitude nord, et 77 51’ de longitude est ; elle a été fondée par un nommé Martin qui acheta son territoire en 1683. Elle e8t le chef-lieu de nos comptoirs indiens et renferme 40,000 habitants, La mission y possède la résidence épiscopale, un grand et un petit séminaires contenant 400 élèves, un collége colonial de 120 élèves, des écoles de garçons tenues par les frères de la doctrine chrétienne ; des écoles de filles, un orphelinat et un hôpital dirigés par les sœurs de Saint-Joseph et les sœurs indigènes de l'Immaculé-Cœr.+-de-Marie : un Catéchuménat et une imprimerie d'où sortent des livres de religion et d'instruction en langue tamoule ; 2° Ariancoupam, petite ville à trois lieues au sud de Pondichéry sur le bord de la mer. Elle renferme le catéchisat de la mission, institution où se forment les catéchistes ; x 3° (rondelour, à quinze kilomètres au sud de Pondi- Chéry près de la mer : résidence, écoles et collége anglais de 140 élèves :

4 Nellitrope, à 8 kilomètres cu sud-ouest de Pondi-

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chéry, résidence, école de garçor.s et de filles dirigées par les sœurs ;

5° Karikal, comptoir francais restitué par les Anglais en 1814, avec un territoire de 9 kilomütres de longueur sur 4 de largeur, Cette ville est située par 10° 5ÿ/ de latitude nord et 70° 5%’ de longitude est nu sud de Pordichéry. Elle pessède une résidence, des écoles, un collégeséminaire de 140 élèves ;

6° Pratacoundy, par la môme latitude que Karikal et à peu près par le 76o de | ngitude est. Résidence, écoles, établissements de sœurs ;

70 Colimalé, dans les montagnes au sud-ouest de la province ; le climat y est flévreux : résidence et écoles :

8° Nangattoor, chef-lieu de district dans lequel se trouvent un certain nombre de villages entièrement chrétiens. Résidence et écoles : 1,000 adultes y ont recu le baptôme dans los quatre dernières années,

Le vicariat apostolique de Pondichéry est, desservi par un évêque, 58 missionnaires français et 22 prêtres indigènes. Il contient 5 colléges-séminaires, 39 écoles pri-

maires de garçons avec plus de 1,000 élèves apprenant

l'anglais et le tamoul ; 15 écoles de fllles, dont 12 dirigées par les sœurs de Saint-Joseph françaises et indigères ; 4 orphelinats contenant 200 orphelins, un catéchisat et une imprimerie. Sa population est de 438,000 catholiques sur trois millions d'infidèles, Près de 1,000 adultes ont été baptisés en 1870.

Or, en 1822, le Maïssour, le Coïmbatour, le Maduré et le Pondichéry n'avaient qu'un évêque, six missionnaires, cinq prêtres indigènes, un séminaire et 50,000 catholiques.

Pour arriver à faire une communauté de sœurs indigènes, il a fallu vaincre des difficultés inouïes ; la femme indienne étant condamnée par l'usage et jes religions indoues à l'ignorance et à l'abrutissement, Savoir lire pour

une indienne est un opprobre, Cependant l’entreprise du vicaire apostolique a complétement réussi,

SIT, Vicariat apostolique du Coimbatour.

Érigé en 1841, ce vicariat apostolique fait partie de la présidence de Madras. C'était autrefois un État indépendant nommé Kandjam, Il fut conquis par les rajahs du Maïssour en 1650, Il renferme deux districts, celui de Coïmbatour à l’ouest et de Salem à l’est,

Il a eu pour premier vicaire apostolique Mgr Bonnard, ransféré à Pondichéry, En ce moment il est administré depuis 1864 par Mgr Depommier.

Résidences et établissements de la mission :

Lo Coïmbatour (Goïmbetoor), chef-lieu du district de ce om par 10° 52’ de latitude nord, et 74° 39 de longitude ouest. Résidence de l’évêque, écoles et orphelinat ; 20 Carmattanpatty, à 40 kilomètres à peu près, au-nordest de la ville précédente, résidence, séminaire, écoles ;

3° Ootakamund, à une quinzaine de lieues au nord-ouest de Coïmbatour, résidence, écoles ; 4° Covilpolatam, idem ; 5° l'irarapatam ; 6 Erode près le Salem, idem ; 1° Salem ou Tchelam, par 75° 8’ de longitude est, et 41° 44 de latitude nord, à 183 kilomètres au sud-ouest de Pondichéry. Ville de 10,000 habitants, ce district renferme le même nomure de catholiques. Késidence et. écoles ; 8° Calcavery, à quelques lieues à l'est de Salem ; 9° Kisnaghury aa 1014, mêmes œuvres.

Le Coïmbatour «+! s4:1inistré par un évêque, 18 missionnaires français, 4 prêtres indigènes ;. il a un séminaire, 20 écoles, un orphelinat et 18,000 catholiques.

& LI. Vicariat apostolique du Maïssour.

Le Maïssour (Mysore

des Anglais), fut un État puissant, renfermant à peu près toute la préside” ce de Ma-

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