‹ Les missions chrétiennes [microforme]Chapitre 153 sur 226 · MARISTES · texte numérisé non relu

MARISTES

Les premiers missionnaires de la Sociélé de Marie fondée à Lyon en 1816 partirent de France le 24 décembre 1836, au nombre de huit avec Mgr Pompallier, et arrivèrent dans l'Océanie occidentale au mois de novembre 1837. Le Père Bataillon s'établit à Wallis, le Père Chanel à Futuna, Mgr Pompallier et le Père Servant allèrent se fixer dans la partie sud de la Nouvelle - Lélande.

En Océanie, chaque île et souvent mème les différentes peuplades d’une même île ont leur idiome particulier. L'étude de ces idiomes offrit d'immenses difficultés aux premiers missionnaires. Il'en fut de même pour l'étude des mœurs et des coutumes de ces sauvages, connaissance nécessaire pour se concilier leur bienveillance et pour les instruire. Dans ie but de l’acquérir, les missionnaires durent se résigner à partager pendant longtemps leur genre de vie; il ne serait pas facile de dire les privations qu'iis endurèrent et les dangers qu’ils eurent à courir.

Le 28 avril 1841, les insulaires de Futuna mettaient à mort le Père Chanel parce qu’il venait de convertir l'un des fils du roi. Ce que le missionnaire n’avait pu faire par ses prédications, par ses prières et par ses souffrances, il l'obtint au ciel; les habitants de Futuna se convertirent pour ainsi dire d'eux-mêmes, cet lorsque, quelques mois après le martyre de son premier apôtre, des missionnaires revinrent dans cette ile, les populations demandaient le baptême.

De son côté, le Père Bataillon, après bien des dangers et des privations, vit enfin en 1841 les habitants de Wallis demander l'instruction religieuse. À la Nouvelle-Zélande, les tribus indigènes manifestaient de bonnes dispositions. Ce fut alors que la Propagande divisa cette mission en plusienrs vicariats.

Les plus grands obstacles que rencontrèrent les missionnaires l'urent les idées fausses et les calomnies répandues par les ministres protestants. Ces idées avaient fait tomber les indigènes dans une glaciale indifférence ; de tous les discours de leurs ministres ils n'avaient retenu qu'un déisme vague avec une certaine croyance au surnaturel mélée de fanatisme.

Les missions confiées à la Société de Marie dans l'Océanie comprennent :

1° Le diocèce deWellington, Nouvelle-Zélande; évêque, Mgr Viard.

Mgr Pompallier, évèque d’Auckland, relève immédiatement du Saint-Siège; son diocèse comprend la partie nord de l'île.

2° Le vicariat apostolique de l'Océanse centrale ; évèque, Mgr Bataillon; coadjuteur, Mgr Elloy.

5° Le vicariat apostolique de la Nouvelle-Calédonie; pro-vicaire, le R. Père Rougeyron.

4° La préfecture apostolique de Viti ; préfet, le R. Père Bréhéret.

ÿ° La procure de Sydney.

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