‹ Les modernistes, notes d'histoire religieuse contemporaine, avec le texte intégral de l'Encyclique Pascendi, du Syllabus Lamentabili et de la Supplique d'un groups de Catholique française au pape Pie XChapitre 78 sur 82 · PIE X, PAPE · texte numérisé non relu

PIE X, PAPE

[Traduction offlcielle.]

Note 1 (Voir pape XXII noie It

Pendant que ces pages l'taient f^ous presse, la Grande Revue du ^'6 novembre 1908 a publié une étude intitulée : « Le Vatican et l'Organisation de la Presse >> où les méthodes de Mgr Benigni et de la Corrispondenza Romana sont exposées avec une rare modération. Lauteur, qui a été obligé de prendre un pseudonyme, suit évidemment de très près ce dont il parle : les faits qu'il apporte, précis et vériliables, sont tristement éloquents. C'est un chiipilre d'histoire contemporaine qu'il faut avoir lu si on veut comprendre un des facteurs les plus actifs de la crise de l'autorité suprême à l'heure actuelle.

Note 2 (Voir page XLVI|

N'est-il pas très frappant de constater (jue dans leurs réponses les modernistes se sont fait un devoir de reproduire l'encyclique intégrîilement^ Celle-ci pourtant ne leur a guère donné l'exemple de ce respect pour les opinions de ceux-là même qu'on combat.

Le lecteur pourra remarquer en effet que si Pie X a grand soin, lorsqu'il rappelle des paroles de ses prédécesseurs ou des canons conciliaires, d'en indiquer l'origine précise, il s'est fait une loi de ne pas en faire autant poui- les erreurs (juil condamne.

De toute évidence on a voulu enlever aux accusés l'occasion de contester la matérialité des faits. Le Souverain Pontife savait

que s'il faisait des citations, les auteurs ne manqueraieut pas de protester contre le sens attribué à leurs paroles. Il les condamne donc ex iaformiitsi conacienlhi.

On rendrait peut-être un ^^rand service ati Saint-Père si on lui faisait lire une histoire quelque peu détaillée du Tribunal Révolutionnaire, ou mieux encore si on mettait entre ses mains un certain nombre de dossiers. Peut-être perdrait-il un peu de son horreur pour les fameux juj^es en sapercevant qu'un de leurs torts fut de se prendre pour des juges ecclésiastiques et d'adopler les usages sommaires de l'e.r informa la conscient ia.

Note 3 (Voir pafîc 8 n. 1)

Depuis lors, on m'a expliqué à Rome que le pape avait a^i ainsi par miséricorde : « Puisque la décision pontificale fait loi. a-t-on dit, c'était un acte de paternelle bonté que de ne pas la faire précéder d'une leçon pénible pour la majorité des Évéques. Dans sa bulle, le pape n'écrivait pas une page d'histoire, il di> tait des ordres à ses enfants. »

Ces explications correspondent sans doi'.te à la réalité; mais à la réalité telle qu'on la voit depuis Rome, du haut de la chaire infaillible. Les mêmes faits, vus depuis les collines ou les plaines de France, prennent un aspect quelque peu did'ércnt. Et tout d'abord Pie X a eu beaucoup de commentateurs qui ont prétendu (irer de sa bulle une page d'histoire et n'ont guère dit que des contre-vérités.

De plus, il n'est pas aisé de comprendre pourquoi celui qui a la plénitude du pouvoir ne prend pas sur lui la plénitude des responsabilités : le vote des Evèques qui n'a paru au Pontife Romain qu'une erreur ù ensevelir dans l'oubli, aurait paru tout autre aux concitoyens de ces Kvêques.

Le Saint-Siège a pris des mesures qui ont vivement réjoui, {jar delà les frontières, certains spectateurs qui suivent avec une curiosité dépourvue d'amabilité ce qui se passe dans notre patrie.

Même dans des contives unies à nous par une sympathie séculaire, en Amérique pav exemple, — on a organisé de véi'itables campagnes de presse pour Rome contre la France.

Est-il déplacé de regi'etler que l'opinion n'ait pas été avertie d'une manière autorisée de l'attitude vraie de nos Evèques, de lein- persévérance à chercher un terrain d'entente, de leur désir d'obéir à Dieu — puisqu'eulin Rome estime tju'obéir aux ilircetioiis pontificales, c'est obéii- à Dieu — sans désobéir à César?

La France entière aurait compris la discipline avec laquelle ils se sont inclinés devant la \olonté du Souvei-ain Pontife, mais elle leur aurait su çvc df leurs vains ellorts pour accepter les lois du pays, et les sympathies ainsi conquises parles Kvcques n'eussent pas été inutiles pour l'Ej^lise.

Note 4 (\'oir page 'i-2:

Il serait bien difficile de marquer brièvement rinHuence prol'onde au'a exercée la pensée du P. TyricU sur le calliolicismc <lu (Continent. Depuis deux ans, M. Raoul Goût prépare sur ce sujet un travail qui sera digne du célèbre penseur anj^lais.

Parmi les nombreuses études qui ont paru ces dernières années dans les principales revues franvaises, je citerai seulement celle de l'abbé E. Dim.nkt, insérée dans son volume : La pensée catholique duiis l'Ang/iHerre contemporaine (Paris -1906. avec l'imprimatur de l'Archevêché) v. p. 132 à 216.

Quatre des ouvrages du P. Tyrrell ont été traduits en français. La Religion extérieure traduction d'Augustin Léger, Paris Lecoflre 1902 (avec l'imprimatur).

\ooa et Vetera, traduction de l'abbé Clément Paris Lethiellenx 1904 (avec l'imprimatur).

Lettre à un Professeur d'Anthropologie {A much abused Letter) Paris 1908, Librairie Nourry, M, rue Notre-Dame-de- Lorette.

Suis-je Catholique? {Medievalism, a rcply lo cardinal Mercier \ Paris 1908, Librairie Nourrv.

Note 5 Voir p. (J4 n. 1)

Dans la Revue du Clergé Français du i" janvier 1909 (p. 49-70i l'abbé Vidal, un des chapelains de Saint Louis des Français à Rome, sous le titre « Le mouvement intellectuel religieux en Italie durant l'année 1908 « consacre nu long article aux modernistes italiens.

Oubliant, sans doute, ce que dit l'Encyclique sur l'alliance des rationalistes avec les modernistes ('» oir les j)aragraphes 96; 107; 114), il raconte avec une extrême complaisance les coups d'étrivièrcs prodiguées à ces derniers par les incrédules et les positivistes.

Pie X ne se sentira-t-il pas quelque peu embarrassé d'avoir si peu exactement prévu de quel cùté iraient les applaudisse-

inents de rincrédulilé ".' C'est lui. Pontife Romain, qui est fêté par MM. Benedetto Croce, Genlile, Scipio Sif^hele, heureux de prêter à ces Messieurs des Comités de vijrilance le concours de leurs « triques ».

Les protestants ont en g^énéral observé une altitude analof^ue. Ils n'ont ni ti'iques ni étrivières. mais ils n'en sont pas mieux disposés pour des f^cns que la supi'ême autorité rejette et qui n'ont manifesté aucune velléité d'aller leur demander l'hospitalité.

Une des études les plus incompréhensi\es qui aient été faites sur M. Loisy a pour auteur M. le pasteur Henri Monnier, de Paris, et a paru dans « Foi et Vie », la plus répandue des revues protestantes de langue française (1" et 15 septembre. \" octobre 1908). La Croix dans son numéro du 7 novem'nrc a donné sa haute approbation « à la viij^oureusc attaque » du critique protestant.

Note 6 (Voir page 67).

La perspective de Pie X est 1res analogue à celle de « Li Hiscossa », petite feuille hebdomadaire publiée depuis vingt ans à Breganze (Vénétie), et dont le premier article est presque invariablement consacré à l'abbé Murri.

Le Miles Chrisli auteur de ces articles a été comblé de bémdiclions reproduites dans la manchette du journal.

Si » la Currispondenzu lîomana f> est e canal authentique des vues du petit groupe qui s'est imposé au Souverain Pontife, et si elle est importante comme expression de la politique du Saint-Siège, lu lliscosxa est, avec rUnità Caltolica de Florence, un miroir plus exact encore de la pensée personnelle de Pie X. Voir ci-après note 10.

Note 7 (Voir page 73 note 1).

Au moment de donner le bon à tirer de ce volume vient de [uiraître le premier fascicule de La Cultura (Jonlemporanea, nouveau recueil mensuel destiné à prendre la place de Nova et Vetera. Bureaux, IG \'ia délia Scrofa. .\bonneinent G fr. par an pour l'Union postale.

De son côté, l'abbé Murri a repris la publication de la llicisla di Cultura qui paraîtra six fois par un (10 fr. pour tous les pays de l'Union postale) sous sa direction et celle de l'abbé Minocchi. Adresser les abonnements à l'abbé Murri, à Gualdo di Macerata (Marche), Italie.

En Allemagne le dernier numéro du Vinglièine Siècle a pu annoncer l'apparition d'un nouvel orpfuno cjui prendra sa place Pas Xeue Jahrhiinderl sous la direction dn 1)'' Eng-ert (Bismarekstrasso 7, à W'eimai'^ Administration : Verlag-, Theodor Lampart, à Augsbourf!; (I:2,o0 par an).

Comme on le voit, les antimodernistes se st)nt un peu hâtés de célébrer les funérailles de toutes ces leuilles qui devaient si \itc renaître.

Quant au Itinnovainenlo, il clôture sa seconde année par un numéro encore plus important que les précédents II lui suffira de continuer pour arriver à se placer au tout premier rang' des publicalions intellectuelles.

Note 8 (Voir page I04|.

Les >' Libres Entretiens » organisés par Paul Desjardins sont lies conversations réellement tenues sur les plus graves questions actuelles par des personnes désireuses de s'instruire mutuellement suivant la méthode critique. A ces conversations •<onL invités, à titre de consultants, les hommes les mieux informés de chaque question (^^ Pnul Sabtttier. A propos de la Séparation p. 108 n. i' .

Ils ont lieu au Siège de « l'Union pour la \'érité », 21 rue Visconti. Paris, (i. Pour renseignements s'adresser au Secrétaire.

Note 9 [Wnv page 101).

Le mouvement de la Libre pensée religieuse a pris par la suite le nom d' « Union de Libres Penseurs et de Libres Croyants pour la culture morale. » Les réunions ont lieu au Siège social, 16, rue de la Sorbonne, le premier et le troisième dimanche du mois à 4 heures et demie. Pour renseignements .s'adresser au Secrétaire général, ^L J.-J. Kaspar.

Note 10 (Voir page 114').

Le vilain style de la presse et des tracts antimodernistcs n'est pas le fruit il'un égarement passager, d'un accès momentané. Il est resté le même depuis TEncyclique. si toutefois il n'a pas une tendance à devenir plus violent.

Voici par exemple la Riscossa du 2 janvier 1909 : elle reproduit d'abord le télégramme que la rédaction a envoyé à Pie X

pour la nouvelle annre : A voi. union alp.lti !<plendenle in rnlifjinoao loco, tmica ancova. di salvezza /n r/^ps^•t marea chr lutlo iniiiaccia di ahbalere, rivoUjnno lo sçfiiardo atlerridi e il ciiore ungoscialo i combaltcnli pp.r Crislo c per lu sna inimacolata doLtrina....

Après ce lyrisme on s'aUend peut-être à trouver le Milcf: Christi souriant et paciiique. li est plus armé c[ue jamais, el. au milieu du numéro, on tombe sur un bel article intitulé : " Mysticisme de fcalérien », dirigé contre les Baltaglic. d'Oggi. périodique qui a le rare mérite d'avoir essayé de faire (juelqnr chose pour la moralité publique en t^énéral et la purification de Naples en particuliei'. On ne peut reproduire cette pape difi:ac d"étrc collectionnée comme échantillon d'une aberration sHt (feneris. Mti^r Scotton et les deux Mcsseij;neurs ses frères, sont certainement les i^cns les plus polis <lu monde, c'est par force et pour obéir au bon Dieu qu'ils traitent de « vieille sorcière » (vecchia slrega) une danie dont les ouvrages se vcndcnî cependant A la librairie du Sacré-Cœur à Turin.

[Battaj^lie d'Oyg^i qui en est à sa cinquième année d'existence se publie à Naples, 2, via Saint-Antoine ;\ Tarsia, sous la direction de Genuaro Avolio, bimensuel, •"> franco par an. pour rcti'angcr.]

Note 11 (Voir pages GT note, et \'t~).

Un examen attentif de cette traduction oflicielle ne serait pas sans utilité. Il lui arrive par exemple d'omettre toute une phrase : celle qui se trouve à la fin ilu | \'2ô; après avoir dit ; Tria siint polissiiniim qiix suis illi innatihtis adversari scnlinnl : scholaslica philosophandi melhndus. Pairiim aiicloritas lit traditio, magislerium ccclesiasticiiin. Conlra hiv.c acerrima illoriim ptKjna. Le texte latin ajoute : Idcirco pliilosophiani ac, Iheulorjiam scholaslicnin dérident passim alqiieconleninunt. Or, chose étrange, cette omission n'a été sif^naléc par aucun des ecclésiasti(jues français dont j'ai les éditions sous les yeux, donnant le texte latin d'un coté et la traduction fran aise oflicielle de l'autre. Est-ce par respect pour cette traduction ([u'ils n'ont pas relevé cette lacune, ou bien ont-ils été assez distrail-pour ne pas l'apercevoir".'

[Les indications en ilnliqiies conccrn.^nl les documents pontificaux (Encyclique et Syllab is). Suivit'S d un chiffre arain-, elles renvoient aux siih livisions de rEncy<'li((ue (p 1 17 à 210). Suivies d'un chiffre romain, aux propositions du Syllabus (p. i:!7 à 1 W).

Dans les indications en caractères romains les chiffres r nvoieni au.x pages du volume. C'est ainsi que I article Conorégations Romaines, par exemple, invile le lecteur à se reporter d abord à la page 01 ; piiis à la proposition VIII du Syllabus. el entiu aux para- ;;raphes lOti, J37, 150, 1,">1 de l'Encyclique.]

.\bsolu (T) elle modorni.sle, x.xvii; l"anlorilé paternelle eslelle absolue, 8G — .1 des aspects infinis, 30, v. Phénomènes. Surnaturel.

AcadiUnie Apostolique instituée par Pie X. 154.

Accumulation de prohabilités, xxv.

.\ccusalions contre les modernistes, 0!); v. Antimodernistes.

Page 1