‹ Les modifications de quelques glandes à sécrétion interne: thyroïde, parathyroïde et surrénale après la dérivation biliaire expérimentaleChapitre 21 sur 22 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. — Chez dix-sept chiens une dérivation biliaire totale, par anastomose cholédoco-urétale, est réalisée : les glandes à sécrétion interne — thyroïde, parathyroides, surrénales — sont étudiés après des temps variant de un jour à un an.

2. — Les lobes thyroïdes augmentent de volume. À l'examen histologique on trouve: l’agrandissement des vésicules où s’accumule en grande quantité une colloïde foncée: l’aplatissement des cellules épithéliales. Ce sont là des signes nets d’hypofonction thyroïdienne.

3. — [Les parathyroïdes présentent une hypertrophie macroscopique considérable. Examen histologique : œdème entre les cordons cellulaires et les septas conjonctivo-vasculaires ; cellules parenchymateuses très volumineuses, renfermant de gros noyaux. Capillaires congestionnés. Lipoïdes absents. Il s’agit donc de signes d’hyperfonction parathyroïdienne.

4 .— [Les surrénales augmentent modérément de volume. La corticale présente une énorme quantité de spongiocytes, la médullaire est très congestionnée.

5. — Après réimplantation du cholédoque dans l'intestin, à la suite d'une dérivation de 2 à 4 mois nos chiens (aux nombre de six) n'ont survécu que de 1 à 3 semaines. Chez ces chiens nous avons observé un renversement de l’état des thyroïdes qui présentent une très grande activité (cellules très grandes, colloïde claire,

LÉNAR

presque absente), alors que les parathyroïdes présentaient les mêmes signes d’hyperfonction et que les surrénales montraient les mêmes images histologiques que pendant la dérivation prolongée.

6. — Chez 4 chiens nous avons ajouté à la dérivation une thyro-parathyroïdectomie partielle. Chez un autre chien cette ablation a été faite d’abord et la dérivation ensuite. Î[l est remarquable que seul un chien de cette série a présenté des signes de tétanie avec hypocalcémie, alors que les 4 autres non présenté aucun signe de déficience parathyroïdienne. Apparemment l’hypertrophie parathyroïdienne n’est pas indispensable au maintien à la normale du taux calcique du serum chez le chien à dérivation biliaire.

7. — Trois observations cliniques sont mentionnées illustrant d’une façon saisissante les faits expérimentaux.

8. — Les dosages chimiques ont montré essentiellement que la dérivation entraîne au bout de 2 mois environs un abaissement de la calcémie et un abaissemenit de la teneur en calcium de la peau et du muscle strié.

Vu Vu.

Le Doyen : Le Président de thèse :

André FORSTER R. LERICHE

Vu et permis d'imprimer :

Strasbourg, le 25 Novembre 1935 Le Recteur de l’Académie, Président du Conseil de l’Université

J. DRESCH

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