Documents relatifs à CeUefrouin
10 Le Cartuteùre de l'abbaye de CeUefrouin (Bibl. tut. fonds latin, 9235). 11 a été écrit sur un rouleau de parchemin formé de feuilles ayant chacune de 68 â 72 centimètres. Il manque au moins une feuille. Le rouleau a été coupé en 10 feuillets et relié. Le recto,
sauf la dernière charte, est de la même main. L'écriture est celle des premières années du xw siècle, mais nous pouvons la dater d'après le Cartulairc lui-même. La dernière charte, qui est de deux autres mains et de deux autres encres différentes, est évidemment postérieure â la copie du Cartulaire. Or, cette charte contient d'une première main la donation d'un certain Airinus agissant avec le consentement de son frère et de sa mère; puis, d'une seconde main, une nouvelle donation faite par Pétronille, sœur d' Airinus, après la mort de sa mère et de ses frères, en présence de l'abbé Fouchier. Ce Fouchier a quitté Cellefrouin entre ii}oetii}6, pendant le schisme d'Anaclet, pour échapper aux persécutions de l'évêque d'Angoulêmc, Girard, mort en 1136, qui était partisan de l'antipape. C'est donc antérieurement à cette date et avant la mort des trois personnes susmentionnées, que se place la copie du Cartulaire.
Cette copie a été faite avec soin, car elle a laissé subsister les différences énormes de style qui existent entre certaines chartes.
Si l'on en excepte la première pièce, qui pourrait bien avoir été rédigée par la chancellerie de Pévéché d'Angoulème, et une charte écrite en présence de l'évêque de Poitiers, les autres, surtout les plus anciennes, sont en un latin qui dissimule bien imparfaitement la langue vivante. Plusieurs contiennent des mots et même des phrases entières sous leur forme vulgaire. On croirait que le scribe, qui se nomme une fois comme témoin « Petrus qui hoc scripsit 1 », dans une charte presque toute en patois, était du pays.
La plupart des chartes sont des règnes de Henri I« et de Philippe I«. La mention qui est faite ordinairement de révêque et du comte d'Angoulème permet de préciser la date encore davantage. •
Le verso est de plusieurs mains et contient des chartes originales. La plupart sont du xii« siècle, la dernière se place entre 1206 et 1226.
20 Le Censier de l'abbaye de Cellefrouin. Il se composait d'un rouleau de parchemin, écrit d'un seul côté. On l'a coupé en 10 feuilles et relié à la suite du Cartulaire.
Le censier est daté de 1274. Mais c'est la date de la copie et non celle du texte original. L'élément chronologique est donc moins sûr avec le censier qu'avec les chartes. Cette copie a été exécutée par une seule main.
Le censier a servi de livre de comptes. Aussi porte-t-il de nombreuses surcharges. Les plus importantes sont dues à une seconde main et se rapportent à la génération qui a suivi celle du copiste principal. On le voit aux substitutions de noms. Le premier scribe avait écrit par exemple : « Jobanms Fitcos de Gotibers VI den. de campo de las Chaumes. » Le second raye Johtmnes Fttcos, et écrit en surcharge : a Filius Johannis Ponchet de Pradeleriis'. » Or, ce Ponchet des Pradelières revient un grand nombre de fois sous la plume du premier scribe. On peut donc placer les surcharges les plus anciennes vers la fin du xiii< siècle.
3" Un aveu fait a Cellefrouin en 1497. (Arch. nat., P. J13, 2« vol.)
40 La copie d'un acte de 1547 qui appartenait à M. de Latonne. Je n'ai pas vu l'original qui a été confié à M. Rcdet, archiviste de la Vienne en 1844. Mais nous avons tout lieu de croire que la copie faite par M. de Champvallier est exacte.
$° Les registres de la paroisse qui commencent en 1590.
6» Une série de pièces émanant des notaires de Cellefrouin ou des chancelleries épiscopales, pendant le xvii» et le xvin» siècle. Elles ont été réunies par M. l'abbé Védy.