SCENE PREMIERE
MADELEINE , seule.
{Elle finit d'ouvrir le magasin, en prenant son café^)
Ah! que c'est ennuyant d'être bonne chez des marchandes démodes! faut être, à la fois, cuisinière, femme de chambre et garçon de magasin ; laver la dvanture de la boutique , coucher dans une soupente , et tout ça pour 5o écus... v'là~t~il pas un beau venez-y voir ! ça n* s'rait pas pire chez des femmes mariées... ah! ah! voilà les autres boutiques qui ouvrent... c'est amusant quoiqu'ça , d être dans un beau quartier comme la rue Vivienne... Dieu de dieu ! y a-t-y des cancans à faire s'us c'te rue là \
Air : Du trou là là.
Tra là la , Ira la là , tra la là , Tra là là , tra là là , tra là, là, Tra là, tra là là.
C'est tous les commis marchands Qui sont aimabl's, eomplaisans, Avec eux, on manqu' d'argent , Mais on n' manqu' pas . . . d'agrément.
Tra là là , tra là là , etc.
C'est les lingèr's d'à coté Qu'ont d' la candeur, d' l'honnêteté ; Mais d'où vient qu'en Tirbury
All's vont à Mémorency.
Tralala, etc.