SCENE III
MADELEINE , LOUISE. fr**^/**' J
LOUISE
Ah ! vous êtes seule f Madeleine ? . .je viens de voir sortir quelqu'un du magasin.
MADELEINE
Oui, mamzelle, c'est un tambour maître...il venait comme ça pour... marchander un chapeau ; mais comme il n'y avait personne, ]p lui ai dit de r' passer... /V'ià c' que c'est que de n' pas être matineuse )à la boutique .'
• LOUISE , se mettant à l'ouvrage.
Vous savez bien , Madeleine , que ce n'est pas à moi qu'il faut adresser ce reproche.
MADELEINE
Ah ! oui , il y a des jours., .ça n'empêche pas qu'on vous a vue toute-à l'heure causer avec M .Castor, le petit garçon chapelier du n°. n. . . fi! que c'est vilain pour une marchande de mode , d'être coè'ffée d'un jeune homme qu' est dans les chapeaux !
LOUISE
Que vous importe ?
MADELEINE
Au fait, c' que j' vous en dis, c 'n'est pas pour moi.. .mais, quoique je ne sois qu'une bonne, je ne voudrais pas d'un petit gringalet comme ça , tout d' même. . . allez , à votre place , vous , qui êtes gentille , j'aurais bien mieux aimé , écouter ce grand monsieur blond de la Trésorerie , qui a des lunettes d'or , et qui vous lançait des œillades , le matin à dix heures , ou le soir à quatre heures , en r' venant de son bureau.
Air : Mon Galoubet.
C'est un trésor; (bis.) S'il faut en croir' les apparences Il vaut bien mieux qu monsieur Castor ; Pour payer bien des p'tit's dépenses , Un monsieur qu'est dans les finances
C'est un trésor.
LOUISE
Madeleine, est-ce que madame n'a pas encore paru? estce que ces demoiselles ne sonl pas enco^ arrivées ?
MADELEINE
Tiens , cette demande... vous Y voyez ben , puisqu'il n'y â encore que des têtes de carton à leurs places. • . (à part.) JElle ne répond pas seulement à ce que je lui dis. . . p'tite chipie ! ou n' peut pas y arracher un mot, {haut. Hais, t'nez, les voilà toutes qui viennent , je les reconnais à leur ramage.