III. — Deux types d'opérations ont été pratiqués
Opération sur le nerf périphérique dans le domaine duquel souffre le malade.
Section nerveuse, injection d’acide phénique dans le bout central et suture immédiate, c’est l'opération de Leriche.
Les opérations sympathiques péri-artérielles et surtout résections ganglionnaires.
IV. — Nous pensions qu’à chaque type douloureux. il fallait adapter une opération spéciale :
a) Aux douleurs tronculaires : la résection suivie de suture.
Aux douleurs sympathiques : Résection de la chaîne et des ganglions après infiltrations.
Aux douleurs mixtes : les opérations combinées.
b) Nos résultats ne nous ont pas encouragés dans cette voie.
En particulier, le type tronculaire, trois résections suivies de sutures nous ont donné un échec (qu'il a fallu traiter par la sympathectomie lombaire), une amélioration de 50 %, un beau résultat suivi depuis deux ans.
Un cas de douleurs mixtes est guéri depuis quatre ans par la seule sympathectomie lombaire.
Cependant les douleurs sympathiques sont, en général, soulagées par une opération sympathique.
L’infiltration seule, dans un cas d’algie cervico-thoraco-brachiale avec crises angineuses nous a donné un beau succès datant de deux ans.
Dans un cas de douleurs sympathiques pris tout au
début, la sympathectomie péri-artérielle nous a donné un très beau succès datant de quatre ans.
V. — Il nous semble que les indications opératoires soient données par l’infiltration ganglionnaire sympathique qui, quel que soit le type douloureux est la pierre de touche du traitement.
Dans les cas sérieux, il faut toujours commencer par linfiltration. Si elle soulage le malade, il faut intervenir sur la chaîne et les ganglions sympathiques, on a le maximum de chances de soulager l’amputé.
Si l’infiltration ne soulage pas la douleur, il faut sectionner le nerf, puis le suturer immédiatement.
Cependant, la sympathectomie répond à la plupart des indications.
Nous lui devons un très beau résultat, quel que soit le type douloureux. En particulier, deux types tronculaires absolument purs ont été guéris par sympathectomie lombaire.
La sympathectomie lombaire dans trois cas a fait disparaître complètement l’hallucination du membre amputé.
La radicotomie est la dernière ressource si la douleur persiste malgré le traitement ainsi compris.
Vu : Le Doyen, Le Président de la These, JEAN LEPINE. BERARD.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 31 Mars 1939.
Le RECTEUR, PRÉSIDENT DU CONSEIL DE L’'UNIVERSITÉ. A. LIRONDELLE.