K P I T II A I . A M !■: M O I) E R N K
Qu'ils se plaisent au foyer L'hiver, lorsque le vent pleure, Et qu'ils sachent oublier
L'heure Coulant dans le sablier!
Qu'ils s'envolent chaque été, Quand Paris commence à frire, Dans quelque coin abrité
Rire Ou rêver en liberté!
Qu'ils ne parlent que très peu Politique ou bien finance!
Que leur jeunesse, morbleu!
Danse Une gigue dans le bleu !
KIMTIIALAMK M < > I> K K N K
Qu'ils n'aient pas trop de parents Qui chez eux plantent leur lentes Petits-cousins encombrants,
Tantes Aux bonnets exubérants!
Que Monsieur soit décoré; Que Madame ait des toilettes D'un goût toujours épuré,
Faites l'hez le tailleur consacré.
Qu'ils aient un appartement Sans tramways ni pianistes Qui tapent, lugubrement
Tristes, Des morceaux dits d'agrément!
El'ITUAI.AME MODERNE.
Qu'estimés dans le quartier,
Bénis du propriétaire,
Ils sachent, quand vient janvier,
Plaire A messire leur portier!
Ainsi les souhaits par tas S'accumulent sur leur tète.
La voilure allend en bas,
Prête...
Allez!... et ne versez pas :
DEUX ÉTOILES
Affolés et surpris comme des papillons Heurtant la flamme, Certes, l'été dernier, tous nous nous promettions, Au fond de l'âme,
De n'y plus revenir jamais, jamais, jamais...
Serment vulgaire
Que, par les soirs brûlants, quand on cherche le frai;
Un ne Lient guère !
DEUX ETOILES
Vrais moutons de Panurge, avalons les fadeurs
EL 1rs cascades Du Café de l'Horloge el des Ambassadeurs...
Sans ambassades !
Voici, comme toujours, le théâtre en plein vent
Brillant de glaces, Où huit dames, formant un éventail vivant,
Tiennent leurs places.
La bouche el les yeux peints, et les cheveux idem,
Ces vierges folles Unt, sous les lambris d'or, un faux air de harem
Des Batignolles.
Sur les fauteuils de fer assis en rangs d'oignons.
Par ribambelles, Voici nos bons gommeux qui lorgnent les chignons
Des demoiselles.
DEUX ET01 LES
Voici le grand chanteur, le ténor -favori
— Faux-col immense, Habit noir el gants blancs, — chantant, tout ahuri,
l'ne romance.
Enfin, dans un frou-frou de jupons agités,
Sans rien qui voile L'opulente splendeur de ses bras haut-gantés, Voilà Y Etoile!
La voilà, la voilà, portant superbement
Sa tête fière, Et, dès qu'elle paraît, c'est un enivrement.
Une lumière!
Le mot à double sens, L'à-propos polisson
Cinglant la foule La font s'agiter toute avec un long frisson
llnninif une houle,