‹ Les Moineaux francsChapitre 31 sur 56 · LE PETIT PESSIMISTE · texte numérisé non relu

LE PETIT PESSIMISTE

Si jeuno. ot déjà.

Le nez et la pensée au vent, Comme tout mortel qui rimaille.

Je me promenais, en rêvant, Au parc Monceau, plein de marmaille.

I 18 LE l'KTIT PESSIMISTE.

Un vent' léger et bon garçon, Agitant les panaches d'arbres, Faisait courir comme un frisson Sur les blanches rondeurs des marbres:

Deçà, delà, les toulourous, Tout fiers de leurs barbes permises, Allaient et venaient, d'un air doux, Devant le troupeau des payses ;

Les voitures, les cavaliers Suivaient au pas la grande allée; Dans les bosquets hospitaliers Pépiait une foule ailée ;

Les gardiens, galonnés d'argent, Raides et de parole chiches, Regardaient d'un œil indulgent Les amoureux et les caniches :

Page 1