Benzo, Panegyr., II, c. 14. Stentzel, I
3. Glorici uxorati... amodo vocentur et Cadaloitse. Sperant enim ((uia si Cadalous, qui ad hoc gehennaliter Ecstuat, universali Ecclesia; Antichristi viœ pnesederit, ad corum votum, luxurise frœna laxabit. S .Petiu Dam., Opusc. XVIIl, diss. 2, c. 8. Tune simoiiiaci Cfelabantur, concubinati vcro sacerdotes ingenti exultabant tiipiidio. BoNizo, p. 807.
4. Ecclesiani jamdiu ancillalaiu in pristinain reduxit libertalem. Otto Frising., VI, 54.
5. Voir la discussion entre lui et un « regius advocatus. » audil
''nlouno.
iNUHNE ET l'At'E. :m
ajuste litre par Alexandre II « l'œil de la papauté et rinébranlable appui du siège apostolique'. »
De toutes parts, Fesprit catholique se ranimait ; le nombre des fidèles s'augmentait, et leur zèle s'enflammait de plus en plus contre le clergé simuniaque et concubinaire ". C'était là l'œuvre particulière des moines. Partout et toujours, il faut le répéter, ces admirables auxiliaires, à l'instar de flildebrand et de Pierre Damien, intervenaient avec autant d'énergie que de dévouement dans la lutte qui devait sauver la liberté et la pureté de l'Eglise. Ils comprenaient bien que cette cause était inséparable de la sainteté et de la durée de leur propre institut.
Ce furent les moines du nouvel ordre de Vallom breuse, ayant saint Jean Gualbert à leur tête, qui mirent un frein à l'empire de la simonie en Toscane, par l'opposition qu'ils soulevèrent contre l'évêque simoniaque Pierre de Pavie. J^es religieux du même ordre, à Florence, avaient été, la nuit, assaillis par les gens armés de l'évêque, battus, dépouillés, blessés, mutilés. Accusés à Rome, blâmés par saint Pierre Damien lui-même, poursuivis
concile. Ap. Labbe, an. 10)2, t. XII. Stentzel traduit avec raison le lalin Osbor par Augsbourg, I, 250.
\. Qui niinirum nostor est oculus et apostolicje sedis immobile firinamentum. /s/^/s-^ Alex. U, ad Sctv., nrck. Henieiis.
2. Interea crescebat non solum per Italiam, sed et per oinnes Gailias nuinerus fidelium. Simoniaci de die in diem propalabanlur .«ucerdotes. Uomzo, p. 807,
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400 SAINT GRÉdOIRE VII,
avec acharnement par l'épiscopat, menacés de morl par le duc Godefroy de Toscane, ils ne trouvèrent d'appui que dans Hildebrand \ Mais ils n'hésitcrent point à continuer la lutte et ils finirent par l'emporter, grâce au dévouement de l'un d'eux, Pierre, qui subit l'épreuve du feu, en passant à travers deux bûchers enflammés, atinde démontrer la culpabilité de ^évêque^ Le peuple florentin fut convaincu; l'évêque déposé se convertit ; et, par un admirable retour sur lui-même, il se fit moine à Vallombreuse, parmi ceux-là même qui l'avaient poursuivi avec tant d'acharnement, tandis que l'héroïque Pierre devenait évêque d'Albano et cardinal, sous le nom immortalisé de saint Pierre Ignée. On ne saurait donc s'étonner de la faveur particulière que le pape Alexandre II témoigna toujours aux moines. Le généreux pontife, tandis que ses propres droits étaient contestés à Rome, défendait liéroïquement les privilèges de Gorbie contre l'évêque d'Amiens, ceux de Saint- Denis contre l'évêque de Paris ^, ceux de Saint- Michel de Gluse contre l'évêque de Turin*,
1. Au concile de Rome, 10G3. Pars maxima Episcoporum Pctro favebat,et omnes pêne monachis erant adversi : scd arcliidiaconuslldeprandus monachorum in omnibus auditor et defensor fnctus est. VU. S. Joann. Giialb., c. 61, in Act. SS. 0. B., t. IX.