Ap. BoLL., AcT. SS., 127 jun
2. Diu procurator asinorum, postca vaccaruni fuit. VU. S. Joan. Gualb.y c. 15.
3. Il ne mourut qu'en 1089 : In causa S. Pétri fervcntissiinus magnum mœrorcm catliolicis reliquit. Bernold, ap. Pertz, V, 449.
4. C'est-à-dire le patriaiciie d'Arpiila et l'archevôque de Passau. Bek- TiioLo, ann. 1079, ap. Pehtz, V, 31 8. Cf. Iko. Flavi:^., p. 22 1-2-22.
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Frédéric, frère du duc de Lorraine, Didier, des princes de Bénevent, et Alfano, des princes de Salerne. Le premier, Frédéric, avait renoncé à la dignité de chancelier de l'Eglise romaine, au retour de la légation de Constantinople, pour se faire moine au Mont-Gassin dont il devint l'abbé, avant d'èlre élu pape sous le nom d'Etienne X; c'est lui qui, selon l'opinion commune, créa Hildebrand archidiacre de l'Eglise romaine.
Le second auxiliaire de Hildebrand, Didier, succéda à Etienne comme abbé du Mont-Cassin, et à Grégoire YII comme pape, sous le nom de Victor III. Dès le lendemain de son élection, Grégoire, tout malade et épuisé qu'il était par la crise de la veille*, écrivait à Didier, le conjurant de faire prier tous ses moines pour lui, et de venir sur-lechamp le trouver. Pendant tout le cours de son pontificat, le pape eut en lui le plus dévoué des amis et des ministres ; aussi le jugea-t-il digne de figurer parmi les quatre moines désignés comme candidats à sa succession.
Le troisième lieutenant de Grégoire était Alfano, remarquable surtout par son zèle en fait d'études et que sa tendresse pour Didier avait engagé dans la vie monastique. Alfano était sorti de Salerne où régnaient ses parents, caché sous la coule de sou
1. In Iccto jacoiis valtlo fatig-atus satis dictarc ncquco.... et itaque royo ut suf'fragancos lïatres et lilios, quos iii Clirii?to uutris, ad cxoranduni pro me provocos. Ejnsi. I. 1.
ami\ qui Tavait ensuite emmené au Mont-Cassin où tous deux s'étaient faits moines, à la grande joie de l'abbé Frédéric. La destinée d'AH'ano fut moins brillante que celle de ses deux amis ; toutefois il ne resta pas longtemps dans le cloître : le prince de Salerne l'en retira, pour le faire archevêque de cette ville, qu'il gouverna pendant vingt-sept ans avec beaucoup d'éclat, tout en continuant à se livrer avec ardeur à ses travaux littéraires et théologiques, à l'étude de la musique, de la poésie, etc. La célèbre école de médecine de Salerne l'eut pour principal fondateur ; mais il resta toujours moine par son dévouement à la règle et à la sainte cause de la liberté de l'Édise".
On a vu par quels accents poétiques et passionnés k ^ Udo^- m ' t> Ali'ano célébrait la grandeur du cardinal Ilildebrand; celui-ci, devenu pape, le compta toujours parmi ses plus inébranlables auxiliaires. Ce fut à Salerne et auprès de lui que Grégoire, obligé de quitter Rome, trouva un asile et rendit le dernier soupir. Alfano mourut quelques mois après Grégoire, et il voulut être enterré auprès de son ami, l'immortel exilé \
1. Cuculla sua iiidutuin noclu de civilalc duccns. Léo Obtiens., Chron. Ccisslii., III, c. 7.
1. Fervcnlissimum inonachum acerrimumque ecclesiasticce libertatis propugnatorem.
■ 3. Madill., Annal., 1. LXVI, c. Iô5. Les auteurs de la chronique du Monl-Cassin ne lari.ssent pas en éloges sur la science d'AHanu (Prc>log.): Yiro nostroruni teinporura sapientissimo... Yir in Scripturis
Auxiliaires Le Moiit-Cassin fournit encore à Grégoire d'au-
par 1res auxiliaires : d'abord Etienne, cardinal de
Moni-cassin. Saint-Chrisof^onc, trois fois légat en France \ et
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si lié, de tout temps, avec Grégoire, que saint Pierre Damien leur écrivait à tous deux en même temps, en les qualifiant l'un et l'autre de boucliers inexpugnables du saint-siége^; puis Amat, moine du Mont-Cassin, avant d'être archevêque de Bordeaux et associé, comme légat en France, aux glorieux travaux de Hugues de Die^; Albéric, cardinaldiacre, qui confondit l'hérésiarque Bérenger au concile de Rome, en 1079, et qui écrivit, outre beaucoup d'autres ouvrages, un traité pour défendre, contre l'empereur Henri IV, la libre élection des papes*. Enfin Bremon d'Asti, l'un des nombreux moines qui réfutèrent Bérenger, créé évêque de Segni par Grégoire VH, et que nous retrouverons plus tard à la tête des défenseurs du Saint-Siège*.
sacris eruditissimus... Lib. III, c. 55. Giesebrecht, De lilt. stud. ap. Halos, a réuni des détails précieux sur Alfano. Cf. Act. S. S. 0. B., t. IX, p. 590, et ZiEGELBALEii, pors 11, c. 5.
1. Sous Nicolas II, Alexandre II et Grégoire VII. V. Mabillox, Annal., 1. LX, n» ^5; 1. LXI, c. 15, 6-2, 81 ; et 1. LXII, c. 106.
2. Inexpugnahilibus romanœ ccclesiœ clypeis Domno Suo Ilildebrando et dulcissimo patri Stéphane, Petrus, etc. L. II. Epist., 6.