Laven, en Carinthie
• 10. S. Pierre d'Erfurt.
11, Camberg, en 1079, par le comte Burkhard de Rolhenburg.
Nous rappellerons ici quelques fondations importantes, qui furent contemporaines de saint Grégoire VII ou produites par son influence, mais antérieures à la naissance de l'ordre de Cîtcaux :
En Flandre : Altenburg ^1084), par saint Arnould de Pamèle, évêque ;
En France: î^ogent, près Coucy (1077); Ancliin, près Cambrai { 1079), et Riheniont, près Lnon 1083), toutes deux fondées par Anselme, comte de Ribémont; Saint-Jean des Vignes, à Soissons, par Hugues, seigneur de Château-Thierry (1076). Cette illustre comnmnauté arriva jusqu'au dix-huitième siècle sans avoir eu besoin de réforme. (Voy.///s/. littér., I, p. '2î.)Ellesertaujourd'huidc magasin militaire au génie, qui a détruit l'église et le cloître, et n'a conservé, en les mutilant, que la magnifique façade et les deux tours; Mauriac, en Limousin, fondé par Archambaud, vicomte de Comborn (1080); la Saulve Majeure, au diocèse de Bordeaux, par S. Gérard (1080); Andernes, en Pontliieu (1084); Cazal-Benoit, fondé par le seigneur d'Issoudun (1094) ; Mayniac, en Limousin, fondé par Archambaud III, vicomte de Comborn, pour expier le meurtre de douze moines de Tulle (1085).
En Italie: Sasso-Vivo, en Ombrie (1085); elle fut la mère de vingt abbayes et de soixante-douze prieurés, avant d'être ruinée par la Commende.
En Allemagne : Adraont (107G), en Styrie, fondé par Gebliard, archevêque de Saltzbourg, l'ami de Grégoire VII; le monastère servit de refuge à Thiemon, le successeur de Gebhard ; Lambach, en Autriche, par le comte Eckbert de Lambach, une des victimes d'Henri IV, et par son fils Adalberon, évêque de Wurtzbourg (1080), lequel s'y réfugia après avoir été déposé par le tyran; Scheuern, en Bavière, par la maison de WiUelspach (1077); Môlk, sur le Danube, où des moines remplacèrent les chanoines en 1089 et qui a été depuis célèbre par sa bibliothèque et par sa magnificence; Remharstbrûnn (1085), en Thuringe, parle landgrave Louis, pour servir de sépulture à sa race et pour expier ses péchés (V. HiU. de sainte Elisabeth) ; Bursfeld, par le duc Henri et sa femme Gertrude, destiné, comme Chezal-Benoît fondé la même année, à devenir, au quinzième siècle, le chef-lieu d'une réforme célèbre, qui embrassa cent quinze monastères ; enfin Laach, près Andernach, fondé par le comte palatin Henri et achevé par son fils, Sigetroi de Brybant ; l'église de cette dernière abbaye, quoique vouée (en 185r>) aux usages les plus profanes par le propriétaire, offre encore un modèle accompli d'architecture romane; la situation en est délicieuse, au bord d'un lac d'où le monastère tire son nom. Gothvcih, Admont et Molk subsistent encore, grâce à la mort prématurée de Joseph II,, et Scheuern, ([u'un roi de Bavière avait fait détruire, vient d'être rétabli par son fils.