De 8GG à
G. 11 vivait à Home sous Jean VIII et du temps de Charlemagne. 7. I'aum Vaknefriiii Diaco.vi, de Geslis Loncjnbardorum, libri VI> np. MoRAT., t. I, p;irs II.
évoque d'Oslie, premier auteur de la fameuse chronique du Mont-Cassin ; et enfin Pierre Diacre, le continuateur de Léon, qui acheva cette œuvre importante, placée par tous les savants au premier rang des monuments historiques du moyen âge^ Un autre moine du Mont-Cassin, Amat% a retracé la merveilleuse histoire des conquêtes de la chevalerie normande dans les Deux-Siciles, histoire reproduite et complétée par le moine sicilien Geoffroy Malaterra''.
Quant à l'Allemagne, grâce à ses Bénédictins, elle semble, dès ces temps reculés, avoir mérité la couronne de l'érudition historique qu'elle a si glorieusement conquise de nos jours \ Eginard,
1. Léon, dit Marsicanus, à cause de la province dont il était originaire, et (VOstle, à cause de son évèclié, mourut en 11 J 2 : chargé par l'abbé Oderisio d'écrire l'histoire de l'abbaye, il en composa les deux premiers livres et les trente-cinq premiers chapitres du troisième, qui conduisent le lecteur jusqu'en 1086. Pierre Diacre, Romain issu des comtes de Tusculum, et bibliothécaire de l'abbaye, a composé les derniers chapitres du troisième livre et le quatrième en entier; il s'arrêta en 1158, et mourut en 1140, à trente-trois ans. Il ne mérite pas la même confiance que Léon, au dire de Mabillon. Muratori a donné la meilleure édition de cette chronique, avec les notes de l'abbé Angelo de Noce, au tome IV de sa collection,
2.M.Champollion-Figeacapubliéen 1853, pour la Société de l'Histoire de France, une version, en français du treizième siècle, de cette importante histoire, qu'on croyait perdue. C'est la source la plus ancienne que l'on puisse consulter pour les origines de la puissance normande en Italie. Dans ses prolégomènes le savant éditeur a parfaitement établi que le véritable auteur de cette histoire était Amat, moine du Mont-Cassin, et depuis évêque de Nusco, mort en 1095.