Quales vassali accipiunt
«ombre sera dépassé s'il arrive plus de pèlerins ou de voyageurs que d'ordinaire, car il ne veut pas qu'on relranclie rien de la portion d'aucun indigent ^ Ce n'est pas tout: le généreux neveu de Cliarlemagne fait noter, par écrit, tout ce qu'on devra donner aux pauvres en boissons, légumes, fromages, vêtements, argent; il déclare que le cinquième de la dîme des troupeaux et des fermages aura la même destination, et il termine son règlement charitable en adjurant les religieux chargés des fonctions à' hospitaliers de se montrer moins parcimonieux que lui-même ^
A Saint-Gyprien de Poiliers, quand un religieux mourait, l'aumônier prenait sa portion, ou livrée^ pendant trente jours, pour la distribuer aux pauvres. Cet aumônier « faisait, chaque jour, au son de la « cloche j l'aumône à toute personne allant et venant, « entretenait cinq lits, en son logis, pour les pauvres « malades, et il avait charge de payer une femme « pournourrir,blanchiretalimenter]esdilspauvres; « le lundi de la Cène, treize d'entre eux rece- « vaient, chacun, deux pains pesant deux livres et <( demie, deux harengs, deux plats de fèves valant
i. D'AcHERv, Spiclleg., t. 1, p. 486 : notœ ad Gdibert. Novig. Opéra, p. 582.
2. Obsccramus igitur omnes, quibus ordinandi fiierit officium in hoc monaslcrio, ut, inlargiiatc ac distributione, Dci polius allcndanl volunialem, quam noslrai parcitatis exciiipkim, quoniam unusquisque est prose redditurus rationem. Ibid., (tb. I de Mltaciilis S. Adalardi, ap. Cihot, Ilisl. de la Sauve-Majeure, t. I, p. 402.
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c( quatre deniers; puis, à autres six-vingts pauvres « on donnait un pain pesant une livre, un plaide « fèves et un hareng pour chacune» A Yilich, près Bonn, sur le Iliiin, l'abbesse, sainte Adélaïde de IiUxembourg% avait établi que quinze pauvres seraient nourris et habillés à perpétuité avecle produit annuel d'un des manoirs du monastère, lequel, à cette fin, serait considéré comme appartenant au Seigneur. De plus, la nourriture de quinze autres indigenisdevaitêtre, pendant touteTannée, prélevée sur les provisions de la communauté qui payait n cbacunde ces pensionnaires 15 solsle jour de Noël, et 12 sols à chaque fête d'apôtre '.
L'un des caractères principaux de l'aumône mosont nastique consistait dans 1 assimilation des pauvres
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aux aux moines eux-mêmes. Ainsi, dans les monas-
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lères d Italie, trois pauvres s asseyaient, chaque jour, à la table de l'abbé, et recevaient la même pitance que les religieux*. A Marmoutier, en Touraine, régnait le même usage demeuré en vigueur jusqu'à la fin du douzième siècle ; les trois hôtes
1. Redet, Rapport sur les titres de S. Cyprien, ap. Bulletin de hr Société des antiquaires de VOuest, 1842.