Ep. 154, 100, 183, 221, ^42, 1\7y, c:c
Franchise
d'Yves (Je Cliartics
dans ses relations
avec
le souveraiii
pontilc.
Quoiqu'il fût le plus ferme appui des papes légitimes,et, parmi les cveques de France, le plus dévoué au saint-siége, on remarque, dans toute sa correspondance avec les souverains pontifes, une énergique franchise et la liberté la plus complète. Il ne leur épargnait ni les conseils ni les remontrances. Il recommandait, par exemple, au pape Pascal de dominer par la vertu aussi bien que par Tautorité^ « Ma conscience, lui écrivait-il, me dit que « je suis le vrai fils sorti des entrailles mêmes de « l'Eglise romaine; ses scandales me brûlent; ses « tribulations sont les miennes, et les mauvaises « langues qui la déchirent me brisent le cœur \ » Il s'armait de cet amour filial pour reprocher au pape sa tolérance à l'égard de certains légats à esprit superficiel'; pour blâmer les appels trop fréquents'; pour réclamer contre la crédulité avec laquelle on accueillait à Rome les calomniateurs du clergé, et contre la protection qu'on y accordait à des rebelles^; pour critiquer avec sévérité la vénalité des
1. Paschali, summo pontifici, Ivo liumilis Carnotensis minister, sicut auctoritate ita prceeminere virtute. Ep.^ 109.
2. Quoniam uterinum filium Romanrc Ecclesi;\;, lestante conscientia mea me esse cognosco, cum scandalizatur non possiim non uri, cum tribulatur, tribulor, cum detractorum livido dente laceratur, disrumpor. Ep. 89.