‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 162 sur 267 · Plebeio habitu. Ibid · texte numérisé non relu

Plebeio habitu. Ibid

2. Agens vices domini Paschalis papse vincti Jesu Chiisti. Ej^ist. ad Hich. Alban.; Papyr. Masse, in not. ad Ivon. Carnot. Ejnst., ap. Baron., 1. c.

3. Epist. ad Rich. Alhan., 1. c, — Nous avons pensé que celte lettre du cardinal Richard, évêque d'Albano, écrite immédiatement après la captivité du pape, n'était qu'une circulaire; mais il faut observer que bien probablement Richard n'était pas dans son diocèse : depuis longtemps il exerçait les fonctions de légat en France, et on l'y retrouve ensuite après la délivrance de Pascal.

4. Voici comment M. de Saint-Marc, gallican conséquent du dernier siècle, qualifie la conduite du roi : « Henri, plus fier et plus impétueux encore que son père, ne voyant alors, j'oserai même dire ne

Los cardinaux, les évoques, les clercs et les laïques arrêtés en même temps que le pontife, suivaient dépouillés de leurs vêtements les plus indispensables, et attachés, comme leur maître, par des cordes. On enferma Pascal, avec six cardinaux, lo i.ape

est enferme

<lans le château de Trabico. Défense fut faite à dans ic château aucun Italien de lui parler : il était gardé et servi par des seigneurs allemands \

Cependant, le cardinal Jean, évêque de Tu-

de Trabico.

devant voir dans le pape el son conseil que des sujets séditieux, qui s'étaient joués de leur souverain, fît arrêter Pascal et ceux des cardinaux qui ne surent pas s'évader promptement.... La conduite d'Henri trouve sa justification dans la politique la plus saine et la raison la plus épurée. » Ilisl. d'ilal. Paris, 17G0, avec approbation et privilège du roi, p. ^91 et 972. — L'abbé Sug«r, dont la politique n'était pas aussi épurée, quoiqu'il écrivit étant premier ministre d'un roi de France, dit : Imperator pessimse conscientiœ et facinoris facti perterritus cruciatu, urbem quantocius e.xivit, prœdam a Cliristiano Christianisinauditam, dcminum videlicet papametc. adducens. De Vil. Lud. Grossi, p. 290.

i. Advocans milites pontificem sacris vestibus cxui jussit : quod cum factum esset, vinctum secum pertraxere.... Et in Sabinos ad Lucanum pontem iter au entes, ulteriores Romanse urbis partes aggressi sunt. Trahebantur interea clericorum laicorumque plurimi vincti funibus. Lalinorum nullus audebat cum eodem pontifice colloqui. Chron. Cassin.. 1. iv, c 42. — Cardinales ipsos turpiter exuens, inhoneste tractavit, et quod dictu nefas est, ipsum etiam dominum papam tam pluviali, quam mitra, cum qusecumqus defert insignia apostolatus.... superbe spoliavit. Sugeb, Le. — Clericos vero, archipresbyteros.... exspoliavit, planatas et thymianiata auferendo; et proprias vestes, ex quibus vestiti erant, minime dimittebat, nec etiam subtalaria atque femoralia eis habere permittebat. Pand. Pisan., Vil. Pasc. II. — Comment ne pas involontairement se rappeler les traitejnents subis, sept cents ans plus tard, par Pie YI, Pie Vil, et les cardinaux noirs, à Savone et à Fontainebleau ?

sculum, redoublait d'efforts pour soutenir le courage des Romains et les porter à profiter de la retraite de l'empereur. Mais, sans le secours des anciens auxiliaires de l'Église, de Mathilde et des Normands, que pouvait-on espérer? Mathilde ne bougeait point, et les Normands se trouvaient hors (l'état de remplir leurs obligations de vassaux de Saint-Pierre. En apprenant l'arrivée de Henri aux portes de Rome, le pape avait écrit à ses vaillants auxiliaires pour les engager à persévérer dans leur fidélité envers ^Église^ Mais, avant d'avoir reçu cette lettre qui l'eût fait voler au secours de son suzerain, le duc d'Apulie et de Calabre, le fils de Robert Guiscard, venait de mourir ^ Pour comble de malheur, Rohémond, prince de Tarente, avait aussi cessé de vivre'', et la Sicile se trouvait dans les mains d'un mineur, le jeune Roger, le fils du grand comte et que sa mère gouvernait. Sans chefs qui pût les mener au combat, les Normands étaient donc réduits à l'impuissance, et ils avaient tout lieu de craindre que leurs conquêtes italiennes ne leur échapassent. Les Lombards, qu'ils avaient remplacés en Apulie, comptaient, en effet, sur une revanche prochaine*. Les troupes de Roger

1. Pontifex hortatorias litleras illico disseminans, ISorthmaniios et Longobardos monebat in Romanse Ecclesire fide ac devotione persistere. Ibid., c. 38,

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