‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 3)Chapitre 187 sur 267 · G décembre 1 ni · texte numérisé non relu

G décembre 1 ni

5. On remarque, dans les Actes de ce concile, cet aveu curieux : Cum vidèrent multos laicos non solum Ecclesiis nil conferre, imo quod nequius est, quœ a lidelibus et Deum linientibus collata sunt, violenter, si liceat, auferre. D'Acueuy, Spicileg., t. bs p. G34, in-fol.

liuii des communes bourgeoises dans les principales villes épiscopales de la province de Reims agitait cruellement ces contrées ^ L'évêquc de ï.aon venait d'être massacré et sa cathédrale brûlée' par les bourgeois exaspérés par la suppression de leur nouvelle commune. Le saint évéque d'Amiens, Godefroy, qu'on a vu présider à la condamnation de l'empereur au concile de Vienne, avait concédé une commune à sa ville épiscopale; mais désespéré des désoi'dres et des sacrilèges qui en résultaient', il renvoya son anneau et ses sandales au métropolitain de Reims, et, retournant à la vie religieuse qu'il avait quittée à regret, alla se réfugier à Gluny d'abord, puis à la grande Chartreuse. Un seigneur aussi sanguinaire que perfide, Thomas Thomas uo Marie de Marie, fils d'Enguerrand de Coucy, s'était mêlé à excommunié toutes ces discordes, tantôt pour protéger les assas- des prérogatives sins, tantôt pour brûler, dans Amiens, une église ciievluier. toute remplie d'innocents, et toujours pour opprimer la justice, les pauvres, les monastères. Le légat Gonon frappa ce félon du glaive de saint Pierre, l'excommunia et le déclara déchu du droit de porter le bouclier de la chevalerie, « attendu qu'il était un

1. Nous reviendrons plus loin sur la nature de cette révolution communale dans ses rapports avec l'Église.

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