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2. In Mart., Ampliss. Coll., I, 004 : Denuntiamus vobis in noniine Homini ut non cito moveamini a vestro sensu, tam dictis pseudofratrum nostrorum.... quibus ex ore domini papse efficaciter respondemus, quia etsi nobis parochiali jure commissus non fuerit, aucloritatc taincn Spiritus sancti et SS. l'atruni, pro tanto scelere merito ovconimunicare debuimus.
JiOO LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE II.
à s'élever contre l'oppression où gémissait l'Eglise*. « Si le zèle de la maison de Dieu, lui disail-il, ou « si Tamour de l'Eglise, la vraie maison de Dieu, « dévore la moelle de vos os, ne dissimulez plus, « par excès de patience, la désolation et la cruelle c( profanation de l'héritage de Dieu. Voici que, par « la miséricorde divine, une grande porte s'ouvre, « pour que la vérité trop longtemps silencieuse se « fasse jour, pour que notre liberté trop longtemps (( supprimée relève la tête : voici que la sainte « Eglise romaine élève la voix pour elle-même et « pour nous. La France se joint à nous; la Saxe, « vous avez pu l'entendre, proclame la vérité à grands « cris^ : qui pourrait donc rester insensible quand « toute la puissance de l'Eglise n'est employée qu'au « profit des gens de cour et de palais ; quand les « synodes diocésains, les conciles annuels et tous « les degrés de l'administration ecclésiastique sont « transformés en tribunaux royaux pour remplir « les bourses des créatures du prince^ ; quand deux
1. Ad defensionem vel saltem ad liberam deplorationem luijus qucm videtis gravissimi Ecclesia> casiis.
2. Iterum, venerande frater, iterum idem dicimus, si zelus..., si amor Ecclesiœ..., vos rnedullitus comedit, ne.... ulterius dissimulotis. Ecce magnum nobis ostium apertum est — ut libertas diu sup pressa cerviccm erigat.... Jungit se nobis Francia, libero, sicut audistis, orc, veritatem Saxonia prolitetur.
5. Quia omnis Ecclesiastici vigoris auctoritas aulicisetpalatinis in quîcstum versa est. Synodales episcoporum.... omnes denique Kcclosiastici ordinis administrationes in rogalcm curiam translatrc sunt,uf illomui marsnpiis inscrvianl.
LES PRÉDÉCESSEURS DE C.VLIXTE II. 501 « sièges épiscopaux sont livrés àdes fermiers royaux « qui, étrangers à toute pensée de gain des âmes, « ne songent qu'à remplir la gueule insatiable du « fisc impérial*? C'est à nous, colonnes de l'Église « de Dieu, nous, obligés de gouverner la barque de « Pierre à travers les flots orageux du siècle, de « tenir le gouvernail de manière qu'elle n'aille « pas, par suite de notre torpeur, se briser sur le roc (( d'une tyrannie impie % et que nous ne méritions « pas la honte d'être comptés parmi ceux que le « prophète appelle des chiens muets, qui ne savent « plus aboyer. Quant à moi, très-cher frère, je vous « promets, avec la grâce de Dieu, que ni la tribula- « tion, ni l'angoisse, ni la mort, ne me détacheront K de cette libre confession de la vérité que j'ai em- « brassée. Notre devoir, vous le savez, est d'affronter « la mort pour la cause de Jésus, afin que la vie « de Jésus soit un jour manifestée dans notre chair (( morlelle\ »
L'épître se terminait par l'annonce des décrets rendus par le légat Conon. Otton, qui était le proche parent du légat \ ne fut pas sourd à cet appel '
1. Qiiibus regales villici prœsident.... dum tantum lerrcnis luciis regalis fisci os insaliabile repleatur.
2. Ne nobis segniter torpentibus.... impise tyrannidis scopulis allisa convellatur.
3. Ex bac qua coîpimus veritatis libéra profcssione nec tribulatio, nec anguslia, Dec inors,nec vita separabit. Cod.Epist. Udalr., n» 277, écrit entre les conciles de Beauvais et de Reims.