Ibid
5. Hugues de Sainte-Marie était moine de Fleury, et mourut en 1100. Outre la chronique très-estimée qui s'arrête à Charles le Chauve, et qu'ontpubliéeDuchesnc et D. Bouquet, il a laissé un traité intitulé : De regia poteslale et sacerdotali dlgnilate (publié par Iîa- LLZE, Misccll., t. lY), où se trouvent la plupart des théories modernes sur la soumission due aux rois, même païens, sur l'obéissance absolue due à la souveraineté, etc. Naturellement, Hugues se montre favorable aux investitures.
4. Né en IOjO, mort en 1112, Sigebert de Gembloux a laissé une réputation de science et de piété. On lui atlribue la lettre du clergé de Liège à Pascal II, en faveur du schisme et de Pcmpereur. Dans sa chroniijue, il dit que les décrets de (Irégoire VII contre les simoniaques et les concubinaires sont contraires aux scnliments des samts Pères (V. ad ann.l07i^. Aussi les savants auteurs de ï Histoire lit téraivc de France n'ont-ils pas hésité à le qualifier de « bon citoyen dévoué à ^on prince légitime. » UiU. lilt,, t. IX, p. 550.
C'hi LES PRÉDÉCESSEURS JJE CALIXTE II.
abbé de Nogcnt, qui ne fut pas seulement le digne successeur de saint Godefroy sur le siège abbatial de Nogent\ mais qui, de plus, nous a laissé le récit le plus animé de la première croisade, et, dans ses propres mémoires, un tableau inappréciable de la vie domestique et religieuse de son temps.
Mais de toutes les sciences, celle qui s'enseignait et se pratiquait le mieux dans les écoles des monastères, c'était celle du salut. Voilà pourquoi l'on ne cessait d'y aller chercher des évêques exemplaires, comme Richard de Narbonne à Saint-Yictor de Marseille % le grand et intrépide Conon de Palestrine à Arouaise, Raoul de Cantorbéry à Saint-Martin de Séez% Serlon de Séez à Saint-EvrouP ; voilà pourquoi tant d'autres et des plus illustres prélats, tels que Marbodc, éveque de Rennes% et Guillaume de Champeaux^ tenaient à finir leur vie sous le froc
1. Elu en 1104, mort en 1123, Guibcrt de Nogent esr. Tauleur de la chronique intitulée : Gesla Dei per Fiancos, et des trois livres De Vil a sua, édités par d'Acliery en 1G51.