Ordeu. Vit., 1. XII, p. 864et875o
2. Ermengarde était fille de Foulques d'Anjou et de sa première femme, par conséquent lanle consanguine de Matliilde qui était lille de Foulques V, fils de Foulques IV et deBertrade. Le H. Robert d'Arbrissel mourut entre les bras d'Agnès, prieure d'Orsan en Berry. Nobilis monaclia, quœ illi valde oppido cara liabebatur, co quod ipsa consilio ejus, fallaces seculi divitias, quœ sibi inultum blandicbantur, reliquerat, et pro Christo delegerat. Baldricus, Vita B. Pwbcrlî, ap. AcT. SS. BoLLAND., t. II, fcbr., p. 012. Elle avait quitté son mari Alard, seigneur d'Orsan, qui vivait encore lorsque Robert mourut. Ibid. 015.
LES PRÉDÉCESSEURS DE CALIXTE 11. (ilij
dépendance de Cluny\ La lille du Conquérant avait déjà donné à la grande abbaye l'un de ses fils, afin, disait-elle, qu'on ne pût lui reprocher de n'avoir mis au monde des enfanls que pour le siècle^; et ce fils, depuis abbé et évoque, fut toujours un moine exemplaire.
Les races souveraines se croyaient ol)ligées de fournir au cloître leur contingent, tout comme la noblesse ordinaire et les classes inférieures. Le mari d'Ermengarde, Alain Fergent, duc de Bretagne, qui avait conduit la fleur de la chevalerie à la croisade, qui s'était signalé par ses soins pour l'administration de la justice dans son duché'', s'était longtemps montré hostile à l'abbaye de Redon, et il s'était attiré par là les anathèmes de l'abbé Hervé; en 1112, touché de repentir, il voulut se faire moine à Redon même, et il y vécut pendant sept années dans l'humilité* la plus profonde.
Le gendre d'Alain, Baudouin Vil, comte de Flandre et neveu du pape Galixte 11^ Baudouin Vil, dans tout l'orgueil de la jeunesse et de la puissance, s'était brouillé avec le roi d'Angleterre, duc