Super iniquos zelavi, pacem peccatorum videns. Ps. lxxii
MOINES d'oCC. VII. 7
« Dieu; nous nous glorifions dans les tribula- « lions : on peut nous calonmnier, nous proscrire, « nous exiler, nous égorger; mais nous courber « ou nous vaincre, jamais! Notre plus grande joie, « c'est la gloire de nos pères, qui, en résistant aux « ordres des princes, ont gagné Télernité bienheu- « reuse*. »
Ainsi parlait un prince catholique, par la bouche d'un évoque orthodoxe, et de pareils écrits rendent raison de bien des batailles. Répandus dans l'Allemagne, ils ranimaient le zèle du parti pontifical, qui, malgré ses pertes récentes, comptait encore de nombreux adhérents, surtout parmi la haute noblesse du midi de l'Allemagne. Si les Saxons, épuisés par tant de luttes, se résignaient à subir, à Texception du seul Werner, évêque exilé de Merseburg, le joug de l'Empereur, en revanche les Bavarois, sous le duc Welf, continuaient à lui opposer une résistance énergique. Le légat Altmann, de Passau, (qui mourut peu après) laissait, après lui% les catholi(iues des bords du Danube sous la tutelle d'un chef vigoureux, le nouvel archevêque de Salzbourg, le moine Thiémon, qui sut endurer, comme
i. Qutc nos vcrba in memoria adamantina scribentes.... omnem simil itudinem extoUentem se adversus vcritalem Dei contemnimus; et gloriantes in tribulationibus, calumniari, proscribi et exterminari» denique occidi fossumus • flecti vel vinci non possmnus. Et cum magno tripudio illud.... de patribus nostris cxultamiis, qui, conlemnentes jussa principuin, meruerunt prœmia œterna. Dodechix. 1. c.