‹ Les Moines d'occident depuis Benoit jusqu' à saint Bernard (volume 4)Chapitre 28 sur 174 · Anastase, Liber Pontif., c · texte numérisé non relu

Anastase, Liber Pontif., c

2. Mox effera gens Longo])ardorum de vagina su.io habitationis educta in nostram cervicem grassata est, atque humanum geniis... succisum aniit... Depopulatœ url)cs... deslructa monasteria virorum ac feminariim... occupaverunt bcstiœ loca quas prius multitudo liominum tenebat... S. Giœgou. Magn., Biah, m, 58. Epist. m, 29

rcr le divin pinceau de Raphaël \ D'aulivs, chassés de leur premier asile et errants dans les diverses contrées de l'Italie, allèrent porter la semence de la vie religieuse dans des contrées où, sans cet orage, elle n'eût peut-être jamais pénétré.

Les Lombards gravirent enfin le Mont-Cassin , pillèrent et incendièrent ce sanctuaire déjà fameux, comme l'avait prédit, quarante ans auparavant, saint Benoît: mais, comme il l'avait prédit aussi % ils ne purent détruire que ce qui n'avait pas vie et ne prirent pas un seul des moines. Quoique l'attaque des Lombards eût lieu de nuit, et pendant le sommeil des religieux, ceux-ci purent tous s'enfuir, n'emportant avec eux pour toute fortune que le livre de la Règle écrite par leur fondateur, avec la mesure devin et le poids de la livre de pain qu'il

1 . Je crois pouvoir rapporter à cette date les deux martyrs bénédictins, nommés Jean et Benoît, ainsi que le constate l'inscription de la fresque où ils sont représentés, dans l'église des bénédictins de San Seveio à Pérouse, et dont nous avons déjà parlé (page 15, en note). Ces deux martyrs inconnus, et dont on ne trouve aucune mention dans Baronius, Bucelin, Mabillon. etc., sont assis sur les nuages, en compagnie de saint Benoît, de saint Placide, le premier martyr bénédictin, de saint Maur et de saint Bomuald. Ces six saints assis forment ainsi une sorte de cour autour des trois personnes de la T. -S. Trinité, qui occupent le centre de la fresque. Cette œuvre, dont les figures assises doivent compter parmi les plus admirables productions du pinceau de Baphacl, a été parfaitement gravée par M. Keller, de Dusseldorf, le même auquel nous devons la seule gravure de la Dispute du Saint-Sacrement qui soit digne du chef-d'œuvre de Raphaël.

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